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3 septembre 2022 6 03 /09 /septembre /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2229) : VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2022

Vendredi 2 Septembre 2022 –  Emmanuel Macron réunit un Conseil de défense sur la crise énergétique :

Emmanuel Macron réunit vendredi matin un Conseil de défense pour faire le point sur l'approvisionnement en gaz et en électricité et pour examiner les scénarios afin d'éviter la pénurie et réaliser des économies. Prévu à 10H00 à l'Elysée, ce conseil rassemble "les ministres compétents" sur ce dossier comme la Première ministre Elisabeth Borne, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal et les ministres chargés de la Transition énergétique Christophe Béchu et Agnès Pannier-Runacher, ainsi que des experts.

Ce CDSN a "pour objectif de faire le point sur la situation de notre approvisionnement en gaz et en électricité pour se préparer à tous les cas de figure cet automne et cet hiver", a expliqué la présidence. Il se penchera aussi sur "la solidarité énergétique européenne".

Les flux de gaz en provenance de Russie se sont taris et les Européens se préparent à un possible arrêt total, en rétorsion aux sanctions prises contre Moscou depuis l'invasion de l'Ukraine le 24 février. Le géant Gazprom a ainsi annoncé cette semaine la fin de ses livraisons à Engie.

La situation est également tendue du côté de l'électricité, en raison de l'indisponibilité d'une partie du parc nucléaire, notamment pour des problèmes de corrosion. Elisabeth Borne a ainsi mis la pression sur EDF en lui demandant jeudi de tenir son calendrier de maintenance des réacteurs pour éviter à la France de devoir redémarrer une centrale à charbon.

"Cela fait des mois qu’on se prépare pour éviter des coupures. Si on baisse notre consommation de gaz de 10% il n'y aura pas de restrictions. C’est atteignable", a ajouté la Première ministre sur France Inter. "Si on ne fait pas ces économies, si l’hiver est froid, il pourra y avoir des restrictions mais elles ne concerneront pas les ménages", a-t-elle ajouté, en précisant qu'elle présenterait "fin septembre-début octobre" les scénarios envisagés.

De son côté, Emmanuelle Wargon, la présidente de la Commission de régulation de l’énergie, s'est déclaré jeudi "confiante" sur la "possibilité de passer l'hiver sans gaz russe", qui ne représente plus que 9% de l'approvisionnement en France.

Elle a précisé sur LCI que "les 100% de remplissage de nos stocks de gaz" seront effectifs "avant le 1er novembre, date fixée par le gouvernement".

Initialement réservé aux sujets de défense et de sécurité, les conseils de défense ont été utilisés à de nombreuses reprises par Emmanuel Macron pour gérer la crise du Covid-19, provoquant des critiques des oppositions politiques sur l'exercice solitaire du pouvoir.

"Un conseil de défense énergie, pour moi c'est le secret", a critiqué mardi le patron des Verts Julien Bayou. "Ne voyez pas ça comme une enceinte secrète, c'est vraiment un travail collégial, collectif", a assuré le porte-parole du gouvernement Olivier Véran.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2229) : VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2022

Vendredi 2 Septembre 2022 –  Expulsion d'Iquioussen : un mandat d'arrêt européen délivré contre l'imam :

Un mandat d'arrêt européen a été délivré par un juge d'instruction de Valenciennes (Nord) contre le prédicateur Hassan Iquioussen, considéré comme en fuite après la validation de son arrêté d'expulsion, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier. Révélé par BFMTV, ce mandat d'arrêt européen a été lancé pour "soustraction à l'exécution d'une décision d'éloignement" (article L824-9 du code des étrangers), ont précisé à l'AFP des sources proches du dossier.

 

Personne au domicile du prédicateur de nationalité marocaine

Le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative française, avait donné mardi dernier son feu vert à l'expulsion vers le Maroc d'un prédicateur réputé proche des Frères musulmans, conformément à la demande du ministre de l'Intérieur, qui lui reproche des "propos antisémites" notamment. Vivant dans le nord de la France, à Lourches, l'imam Hassan Iquioussen tenait, selon les éléments recueillis par la préfecture du Nord dont l'AFP a eu connaissance, des discours "haineux envers les valeurs de la République dont la laïcité" et à développer "des thèses antisémites". Il lui est reproché aussi d'inciter "à une forme de séparatisme" et d'alimenter "des thèses complotistes autour de l'islamophobie".

Après la décision du Conseil d'Etat, la police s'était rendue mercredi au domicile du prédicateur de nationalité marocaine, à Lourches près de Valenciennes (Nord) afin de l'interpeller pour l'expulser vers le Maroc. Mais, ils ne l'ont pas trouvé, selon une source proche du dossier qui a évoqué la possibilité qu'il soit en Belgique. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait annoncé le 28 juillet l'expulsion de cet homme, né en France mais de nationalité marocaine. Une expulsion suspendue le 5 août par le tribunal administratif de Paris, qui a estimé qu'elle porterait une "atteinte disproportionnée" à sa "vie privée et familiale". Le ministère de l'Intérieur avait fait appel de cette décision.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2229) : VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2022

Vendredi 2 Septembre 2022 –  Aéroport de Roissy : un millier de bagages égarés n'ont toujours pas été restitués :

Il y a toujours "environ un millier de bagages" égarés le 1er juillet à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle (CDG) qui n'ont pas pu être remis à leur propriétaire, a reconnu vendredi le PDG du Groupe ADP Augustin de Romanet, qui a réitéré ses excuses. "Aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, nous avons environ un millier de bagages qui n'ont pas pu être restitués à leur propriétaire", a indiqué le patron des aéroports parisiens sur BFM Business.

"Ce sont des bagages dont on a perdu les étiquettes donc c'est un travail presque d'archéologue pour les compagnies aériennes qui en ont la responsabilité de les retrouver", a-t-il ajouté. Le 1er juillet, une grève des salariés d'ADP avait engendré trois heures d'arrêt sur les trieurs à bagages dont le groupe a la responsabilité et qui gèrent quelque 220.000 bagages tous les jours.

 

Un total de 35.000 bagages se sont retrouvés égarés

Selon le ministre français délégué aux Transports, Clément Beaune , un total de 35.000 bagages se sont retrouvés "égarés" à l'occasion de cette grève. "Pour moi, c'est la seule épine de l'été", a insisté M. de Romanet, rappelant qu'il avait eu l'occasion de s'en excuser. Début juillet, Augustin de Romanet avait qualifié l'épisode de "catastrophique" pour l'image de l'aéroport.

En dehors de cet accroc, "nos aéroports ont été fluides malgré un trafic qui a été extrêmement important", a-t-il souligné, assurant que par rapport aux autres grands hubs européens (Londres, Francfort, Amsterdam), Paris avait plutôt bien tiré son épingle du jeu.

"A Orly, nous avons retrouvé le trafic de 2019. A Charles de Gaulle, ce n'est pas le cas car l'Asie demeure fermée, nous sommes à peu près à 80%", a rappelé le patron du groupe, prévoyant un retour aux niveaux de 2019 pour 2024.

 

 

 

 

 

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Vendredi 2 Septembre 2022 –  La Californie, en proie à une chaleur intense, touchée par un incendie d'ampleur :

Des centaines de pompiers étaient mobilisés jeudi pour lutter contre un incendie le long d'une importante autoroute en Californie, frappée par une vague de chaleur redoutable. Des avions bombardiers d'eau sont mobilisés pour tenter de contrôler un feu qui s'est déclenché mercredi et qui a déjà touché plus de 2.100 hectares de l'arrière-pays de Los Angeles. Sept pompiers ont été brièvement hospitalisés pour des légères blessures liées à la chaleur, ont annoncé des responsables des pompiers.

La Californie fait face, comme certaines régions du Nevada et de l'Arizona, à une nouvelle journée de températures extrêmes. Un dôme de chaleur s'est installé sur la région, poussant le mercure à grimper jusqu'à 43°C jeudi dans la région de l'incendie. Cette météo étouffante devrait se maintenir jusqu'à la semaine prochaine, avec des pics de température jusqu'à 46°C. L'incendie en bord d'autoroute, baptisé "Route Fire", est "un signal d'alarme" sur le risque incendie actuel, a déclaré Robert Garcia, le responsable des pompiers pour les forêts de la région de Los Angeles.

Les conditions actuelles pourraient conduire à des incendies "très rapides" avec un "comportement explosif", a-t-il dit. "Les prochains jours vont être très difficiles", a prévenu M. Garcia devant la presse. Le "Route Fire", qui a bloqué quelques heures durant le principal axe routier reliant Los Angeles à San Francisco, est en partie maîtrisé, ont fait savoir les pompiers, mais encore beaucoup reste à faire pour parvenir à son extinction. "Une chaleur intense, une faible humidité et un terrain accidenté vont compliquer le travail des pompiers", ont précisé les autorités dans un point de situation. Elles estiment que cela va favoriser de grand panaches de fumée, l'avancée du feu vers le haut des reliefs et le déclenchement d'autres feu annexes à proximité.

 

Manque d'électricité

La vague de chaleur qui touche l'Ouest des Etats-Unis a aussi provoqué des perturbations sur le réseau électrique californien. Son régulateur, California ISO, demande aux ménages de limiter leur consommation de 16H00 à 21H00 afin d'éviter une saturation. Parmi les mesures recommandées, figure l'arrêt du rechargement des véhicules électriques à ces heures, dans un Etat qui a annoncé quelques jours auparavant bannir la vente de voitures neuves à essence d'ici 2035. La réduction de la demande qui résulterait de ces gestes "peut aider à la stabilisation du réseau électrique aux périodes de forte demande et (ainsi) éviter des mesures d'urgence qui incluent des coupures" temporaires, a écrit California ISO dans son message d'alerte.

En pleine journée, l'ensemble des panneaux solaires fournissent un tiers de l'électricité en Californie. Mais, à la tombée du soleil, l'offre d'énergie photovoltaïque s'interrompt brutalement, laissant les autres sources d'électricité prendre le relais - ce qui pose problème en début de soirée, quand la chaleur de la journée n'est pas encore retombée, poussant la demande via la climatisation. Mercredi, le gouverneur démocrate Gavin Newsom a levé temporairement des restrictions afin que des centrales électriques fonctionnant aux énergies fossiles puissent produire davantage.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2229) : VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2022

Vendredi 2 Septembre 2022 –  Birmanie: trois ans de prison supplémentaires pour Aung San Suu Kyi :

La junte birmane continue de charger Aung San Suu Kyi: l'ex-dirigeante a été condamnée vendredi à une peine de trois ans de prison supplémentaires pour fraude électorale, au cours d'un procès fleuve, dénoncé comme politique par la communauté internationale. Cette énième sentence est assortie de travaux forcés, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, selon laquelle la prix Nobel de la paix, âgée de 77 ans, est apparue en bonne santé au tribunal. Elle doit désormais purger 20 années de détention, mais elle risque en tout plus de 120 ans, pour les multiples infractions dont la junte l'accuse.

Le tribunal l'a reconnue coupable de fraude lors des législatives de novembre 2020 que son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a largement remportées. Ce scrutin a servi de justification pour les généraux lors du coup d'Etat du 1er février 2021, l'armée assurant avoir découvert plus de 11 millions d'irrégularités. Des observateurs internationaux avaient qualifié le vote de "représentatif" de la volonté du peuple birman. Arrêtée au moment du putsch, qui a mis fin à une décennie de transition démocratique en Birmanie, Aung San Suu Kyi a été placée à l'isolement dans une prison de Naypyidaw fin juin. C'est dans cet établissement pénitentiaire de la capitale que se poursuit son procès, qui a débuté il y a plus d'un an, à huis clos, ses avocats ayant interdiction de parler à la presse et aux organisations internationales. Elle a été condamnée mi-août à six ans de prison en vertu de la loi anti-corruption.

 

"Indulgents"

Suu Kyi avait été auparavant reconnue coupable d'importation et possession illégale de talkies-walkies, violation des restrictions liées au coronavirus, incitation aux troubles publics, et d'avoir perçu des pots-de-vin. De nombreuses voix dénoncent un acharnement judiciaire qui serait motivé par des considérations politiques: mettre en touche de manière définitive la fille du héros de l'indépendance et grande gagnante des élections de 2015 et de 2020. Plusieurs de ses proches ont été condamnés à de lourdes peines: 75 ans de prison pour un ancien ministre, 20 ans pour un de ses collaborateurs. Un ancien député de son parti condamné à mort, Phyo Zeya Thaw, a été exécuté fin juillet.

La junte se défend de ces accusations, et promet même d'ouvrir des négociations avec Aung San Suu Kyi une fois son procès terminé. "Bien que nous aurions pu prendre des actions plus sévères, nous sommes indulgents avec elle", a déclaré le chef de la junte Min Aung Hlaing, lors d'un entretien en août avec l'émissaire des Nations unies, dans des propos relayés par un journal d'Etat.

 

Elections?

Son gouvernement "a entamé des démarches judiciaires en accord avec la loi", a-t-il insisté, prenant en exemple l'ancien Premier ministre malaisien Najib Razak et l'ex-Président sud-coréenne Park Geun-hye, condamnés dans leurs pays respectifs. Aung San Suu Kyi reste une figure populaire en Birmanie, même si son image internationale a été écornée par son incapacité à défendre la minorité musulmane des Rohingyas, victimes d'exactions de l'armée en 2016 et 2017 - un "génocide" selon Washington.

Les envoyés spéciaux de l'ONU et de l'Asean n'ont pas été autorisés à la voir lors de leurs dernière visite, comme un symbole de l'échec des efforts diplomatiques entrepris depuis plusieurs mois, qui n'ont pas sorti la Birmanie du chaos. L'armée espère organiser des élections à l'été 2023, dès que le pays sera "en paix et stable", selon Min Aung Hlaing, qui a aussi annoncé une "réforme" du système électoral. Les Etats-Unis ont déjà appelé la communauté internationale à ne pas soutenir ce projet, un "simulacre" électoral, selon le secrétaire d'Etat Antony Blinken. Le putsch a fait plonger le pays dans le chaos. Près de 2.100 civils ont été tués par les forces de sécurité et plus de 15.000 arrêtés, d'après une ONG locale.

 

 

 

 

 

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Vendredi 2 Septembre 2022 –  Centrale nucléaire Zaporijjia : son «intégrité physique» a été «violée», selon l'AIEA :

L'"intégrité physique" de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia occupée par les Russes "a été violée à plusieurs reprises", a dénoncé jeudi, après l'avoir inspectée, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, tandis que le président Volodymyr Zelensky reprochait à l'AIEA d'avoir occulté la question de la "démilitarisation" de ce site.

"Nous n'avons pas d’éléments pour évaluer cela", mais "c'est quelque chose qui ne peut pas continuer à se produire", a ajouté Rafael Grossi, qui est aussi à la tête d'une mission d'experts dont, a-t-il souligné, plusieurs demeureront jusqu'à "dimanche ou lundi" sur place.

"Nous avons beaucoup de travail ici", dans ces installations que les Russes et les Ukrainiens s'accusent mutuellement d'avoir bombardées à de nombreuses reprises , faisant craindre une catastrophe nucléaire, a-t-il encore dit devant des médias à Novooleksandrivka, une localité de la région de Zaporijjia contrôlée par Kiev, à son retour de la centrale, la plus grande d'Europe.

Selon l'agence de presse russe Interfax, quatre des neuf véhicules composant le convoi par lequel l'équipe de l'AIEA était arrivée jeudi après-midi à la centrale étaient repartis en début de soirée. L'Agence internationale de l'énergie atomique compte aussi ensuite "établir une présence continue" à cet endroit, a répété son patron.

"Nous avons pu visiter tout le site. J'étais dans les unités (de réacteurs, ndlr), j'ai vu le système d'urgence et d'autres pièces, les salles de contrôle", a-t-il énuméré, tout en louant le personnel ukrainien toujours présent à la centrale tombée en mars aux mains des soldats russes.

 

Zelensky veut démilitariser la zone

Dans son message quotidien du soir, le chef de l'Etat ukrainien a néanmoins estimé que l'AIEA aurait dû aller plus loin et insister sur la nécessité, selon lui, de "démilitariser" cette zone.

"La principale chose qui devrait se produire est la démilitarisation du territoire de la centrale (...) Et il est regrettable que nous n'ayons pas encore entendu les messages appropriés de l'AIEA", a ainsi lâché M. Zelensky.

Et ce "bien que nous en ayons parlé avec M. Grossi pendant notre réunion (mardi) à Kiev. C'était la clé, la clé ! Le point de sécurité de nos accords : la démilitarisation et le contrôle total par nos travailleurs du nucléaire" de ce complexe, a-t-il martelé.

Dans la capitale ukrainienne, le directeur général du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a de son côté appelé à interrompre toutes les opérations militaires autour de ces installations, prévenant qu'une attaque serait "catastrophique".

"La moindre erreur de calcul pourrait provoquer des ravages que nous regretterions pendant des décennies", a mis en garde Robert Mardini. Un des deux réacteurs en fonctionnement de la centrale a à cet égard été arrêté en raison de frappes russes, a regretté jeudi l'opérateur ukrainien Energoatom. Le même jour, les autorités ukrainiennes ont assuré que la Russie effectuait des tirs d'artillerie sur Energodar, la ville où se trouve le complexe atomique de Zaporijjia, et sur la route que devaient emprunter les inspecteurs de l'AIEA pour s'y rendre.

De leur côté, les Russes ont affirmé que les Ukrainiens y avaient envoyé "deux groupes de saboteurs" dans la nuit. Les commandos "ont débarqué à bord de sept embarcations (...) à trois kilomètres au nord-est de la centrale nucléaire de Zaporijjia et ont tenté de la prendre", selon le ministère russe de la Défense. Il a précisé que l'armée russe avait pris "des mesures pour anéantir l'ennemi, en faisant notamment usage de l'aviation".

La centrale est située le long du Dniepr, un fleuve dont la rive gauche est occupée, dans ce secteur, par les Russes. Ces déclarations étaient invérifiables de source indépendante.

 

Emmanuel Macron a prôné la poursuite du dialogue avec la Russie

Dans son compte-rendu du soir, l'état-major de l'armée ukrainienne a mentionné des "bombardements massifs" dans les environs de Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, située dans le nord-est, de Zaporijjia, dans le sud, ainsi que de Kramatorsk, Bakhmout et Sloviansk, dans l'est.

Elle n'a, en revanche, fourni aucune information sur la contre-offensive ukrainienne déclenchée lundi dans certaines zones méridionales, en particulier autour de Kherson, l'une des rares grandes cités conquises par la Russie.

L'armée russe avait assuré mercredi y avoir repoussé les deux jours précédents les attaques des Ukrainiens, leur infligeant de lourdes pertes.

Dans un rapport paru jeudi, l'ONG Human Rights Watch a affirmé que les troupes russes transféraient de force des civils ukrainiens, y compris ceux fuyant les hostilités, vers des régions sous leur contrôle, depuis le début de l'invasion.

A Paris, Emmanuel Macron a prôné la poursuite du dialogue avec la Russie, jugeant qu'il fallait "assumer de pouvoir toujours continuer à parler à tout le monde", "surtout ceux avec qui nous ne sommes pas d'accord". Le président français est l'un des rares dirigeants européens à s'être entretenus avec le président Vladimir Poutine après le déclenchement le 24 février de l'attaque russe contre l'Ukraine, une stratégie qui a été critiquée. Mais M. Macron a dans le même temps estimé que "la division de l'Europe" était "un des buts de guerre de la Russie".

 

 

 

 

 

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Vendredi 2 Septembre 2022 –  Covid-19: la décrue ralentit en France avant une probable 8e vague :

La décrue de la septième vague de Covid-19 se poursuit en France mais à un rythme de plus en plus ralenti, selon le bilan hebdomadaire de Santé publique France, qui insiste sur la vaccination et les gestes barrières en cette période de rentrée. Du 22 au 28 août, "à la veille de la rentrée scolaire, la circulation du SARS-CoV-2 a continué de diminuer pour la septième semaine consécutive dans la quasi-totalité des régions", écrit l'agence sanitaire. Avec 181 cas pour 100.000 habitants, le taux d'incidence n'avait plus été aussi bas depuis novembre 2021 et l'arrivée du variant Omicron, relève-t-elle. Mais le nombre de cas positifs stagne depuis deux semaines au-dessus de 17.000 par jour (en moyenne sur sept jours), contre plus de 130.000 au pic atteint mi-juillet, selon les données quotidiennes de Santé publique France.

Autre bémol: une légère hausse du taux d'incidence chez les moins de 10 ans. Pour les enfants, si l'on compare la situation à celle de la même période de l'année précédente, "le niveau d'incidence est deux fois plus faible", a cependant noté lors d'un point de presse Didier Che, directeur adjoint à la direction des maladies infectieuses de SPF, précisant que "le dépistage est beaucoup plus faible, et donc le taux de positivité beaucoup plus élevé". Les admissions à l'hôpital continuent aussi de diminuer, mouvement amorcé il y a environ un mois et demi, mais le rythme baisse significativement depuis quelques jours.

En soins critiques, la diminution des nouvelles entrées la semaine passée a aussi été "moins marquée que les semaines précédentes (285, soit -9% contre -24%)", a précisé Santé publique France. "Dans le contexte d'une circulation toujours active du SARS-CoV-2 et compte tenu de la dynamique épidémique chez les plus jeunes et de la reprise de nombreuses activités sociales liées à la fin des congés estivaux", SPF insiste sur "le respect des mesures combinées": vaccination, isolement en cas de test positif, masque en présence de personnes vulnérables ou de promiscuité dans les espaces fermés, etc. Chez les plus âgés, seuls 32,6% des 60-79 ans et 46,2% des 80 ans et plus, ainsi que 50,8% des résidents en Ehpad ont ainsi reçu une deuxième dose de rappel vaccinal. Or une huitième vague de l'épidémie est annoncée depuis plusieurs semaines par les autorités sanitaires. "Ce qu'on ne sait pas, c'est quelle sera son ampleur", mais "ça va redémarrer et il y aura une campagne de vaccination qui va reprendre à l'automne", a déclaré la semaine dernière le ministre de la Santé François Braun.

 

 

 

 

 

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Vendredi 2 Septembre 2022 –  Ségolène Royal fait polémique en remettant en cause les crimes de guerre en Ukraine :

Une remise en cause inattendue de ce côté-là de l'échiquier politique. L'ex-ministre socialiste Ségolène Royale, invitée de BFMTV jeudi soir, a dénoncé haut et clair la «propagande de guerre par la peur» menée par Kiev. «Ne serait-ce que le premier événement, la maternité bombardée», explicite l'ancienne candidate à la présidentielle.

Le 9 mars à Marioupol, des frappes sur une maternité à Marioupol, dans le sud de l'Ukraine, avaient suscité l'émotion internationale. Sur l'un des clichés des photographes de l'agence américaine Associated Press, on voyait une femme enceinte grièvement blessée, gisant sur un brancard. Ni elle ni son bébé n'ont survécu. Ségolène Royale y voit pour sa part une instrumentalisation de l'opinion publique. «Le nom des victimes est resté inconnu, alors qu'à l'heure des téléphones portables, on les aurait eus», fait-elle valoir.

Et la socialiste de déplorer la communication du chef d'État ukrainien sur l'événement : «M. Zelensky a fait le tour des parlements européens» alors qu'«il a été incapable de donner le nom de cette femme». «Et c'est là que le processus de paix s'est interrompu», accuse-t-elle. L'ancienne candidate à la présidentielle de 2007 condamne également les réactions au massacre de Boutcha, théâtre du plus vaste massacre de civils encore documenté depuis le début du conflit. «Les récits de viols d'enfants pendant sept heures sous les yeux des parents. C'est monstrueux de propager des choses comme ça juste pour interrompre les processus de paix», pointe-t-elle sur le plateau de BFMTV.

 

Considère-t-elle ces événements comme des fake news (fausses informations) ?

«Je pense qu'il y a une propagande de guerre», rétorque Ségolène Royale. «Quand Zelensky dit : nos soldats sont torturés, ça remobilise des troupes, ça empêche les processus de paix, et je pense qu'il y a eu suffisamment de victimes pour interdire et empêcher, sous l'égide des Nations unies et des associations de journalistes, de véhiculer des horreurs (...) qui font la propagande de Zelensky».

 

«Philippot “de gauche”»

La séquence de Ségolène Royal sur BFMTV a fait vivement réagir sur les réseaux sociaux, notamment dans son propre camp politique. «Les crimes de guerre sont documentés, le nier est une insulte aux assassinés, aux violées, aux torturés ! Dire le contraire est de la propagande !», a réagi sur Twitter Olivier Faure, premier secrétaire du PS.

«Naufrage. Total», a commenté de son côté l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, qualifiant l'ex-ambassadrice des Pôles de «Philippot “de gauche”». «Je ne savais pas qu'on pouvait se vautrer aussi profondément dans l'immonde», a abondé l'eurodéputée Nathalie Loiseau. «Son négationnisme est révoltant».

 

De multiples rapports

Ce que Ségolène Royal qualifie de «propagande» a fait pourtant l'objet, depuis plusieurs mois, d'enquêtes minutieuses de la part d'ONG et instances internationales. Dès début mars, la Cour pénale internationale ouvrait, avec une rapidité inédite dans un conflit encore en cours, une enquête pour documenter les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis en Ukraine. Depuis lors, les rapports pleuvent.

À commencer par Boutcha. Dès le départ de forces occupantes russes en avril, une délégation d'enquêteurs des droits humains de l'ONU était dépêchée dans la ville du nord-ouest de Kiev, pour expertiser les cadavres retrouvés dans les fosses communes et jonchant les trottoirs. Au bout de quelques jours, les Nations unies confirmaient l'«exécution sommaire» d'au moins 50 civils.

De son côté, Human Rights Watch (HRW) dépêchait ses propres chercheurs sur place, du 4 au 11 avril. L'ONG parvenait à documenter avec précision 16 homicides de civils commis par des soldats russes, dont neuf exécutions et sept meurtres commis «de manière indiscriminée». Son rapport d'enquête concluait à une «litanie de crimes de guerre apparents» commis par les Russes «entre le 4 et le 31 mars 2022». Des gendarmes français du GIGN ont aussi été envoyés sur place, pour expertiser les corps.

Le 16 mars à Marioupol, au sud du pays, le bombardement d'un théâtre où s'étaient réfugiés des centaines de civils et siglé du mot «enfant» en grandes lettres, a été «clairement» identifié comme crime de guerre par Amnesty International. L'organisation n'hésite pas, toutefois, à remettre en cause la partie ukrainienne, son dernier rapport accusant Kiev d'installer des infrastructures militaires dans des zones habitées, en violation du droit international humanitaire. Un rapport qui avait déclenché l'ire du président Zelensky, sans ébranler Amnesty.

À Kharkiv, dans le Donbass, HRW affirme que l'armée russe a utilisé des armes à sous-munitions, dont l'emploi est condamné par le droit international humanitaire pour leurs frappes aux multiples victimes collatérales. Selon un nouveau rapport le 22 juillet, les forces russes auraient également torturé, détenu illégalement et fait disparaître de force des civils dans les zones occupées de Kherson et de Zaporijjia. Au total, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme recensait début août 12.867 victimes civiles depuis le début de la guerre en Ukraine.

Par le passé, l'ancienne candidate socialiste avait déjà témoigné de sa réserve concernant l'engagement de l'Occident dans le conflit en Ukraine. Le 23 février, veille de l'invasion russe, elle défendait sur le plateau de LCI la solution d'une «médiation», s'alignant sur les positions de Jean-Luc Mélenchon, alors candidat LFI à la présidentielle.

«Quand Jacques Chirac refuse la demande de Bush d'aller à la guerre en Irak en 2003, il se fait insulter, vilipender», rappelait-elle, pointant notamment les Anglo-saxons. «Encore eux, voyez, l'historie se répète, puisque c'est le leader américain et le leader anglais qui sont aujourd'hui les va-t-en-guerre». Et de rappeler la découverte du mensonge américain sur les supposées preuves d'armes chimiques pour justifier la guerre en Irak. De là ont découlé des «dégâts considérables», pointait-elle, affirmant qu'avec Vladimir Poutine aussi, «les États-Unis d'Amérique cherchent le confit».

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2229) : VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2022

Vendredi 2 Septembre 2022 –  Bruno Retailleau annonce sa candidature à la tête de LR :

Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a sans surprise annoncé vendredi sa candidature à la tête des Républicains, en soulignant dans Le Figaro sa "faculté à fédérer" sur une ligne "populaire et patriote". "Je serai candidat à la présidence des Républicains" car en l'absence de Laurent Wauquiez "beaucoup m'ont demandé de me présenter", affirme le sénateur de Vendée dont la candidature semblait imminente depuis quelques jours. "Avec les militants, je veux bâtir ce grand parti de droite, populaire et patriote, qui manque aujourd’hui à la France", ajoute-t-il.

Assurant avoir "toujours cherché à rassembler", il précise n'être "candidat contre personne", notamment pas Éric Ciotti et Aurélien Pradié qui ont "toute légitimité à se présenter". Tous trois participeront au campus des jeunes LR, ce week-end à Angers. Mais "cette élection ne doit pas se transformer en un face-à-face entre deux camps qui joueraient la surenchère" car "dans notre état de faiblesse, un choc frontal pourrait nous briser", avertit-il.

 

"La capacité d'un chef ne se mesure pas seulement à son autorité, mais aussi à sa faculté à fédérer"

"La capacité d'un chef ne se mesure pas seulement à son autorité, mais aussi à sa faculté à fédérer", ajoute Bruno Retailleau qui a engrangé des soutiens ces derniers jours: Gérard Larcher, François-Xavier Bellamy et Othman Nasrou (qui ont tous deux renoncé à se présenter), et même le sénateur Stéphane Le Rudulier, pourtant ancien porte-parole d'Eric Ciotti lors de la primaire.

Sur ses axes de réflexion, il évoque un "changement complet" du système éducatif et plaide pour "plus de sécurité, moins d’impôts et d'immigration" avec sur ce dernier point un référendum "pour que le peuple français se réapproprie cette question existentielle". Bruno Retailleau laisse entendre qu'il gardera la tête du groupe au Sénat s'il est élu président de LR le 3 décembre, un cumul "pas seulement compatible mais souhaitable" alors que "le Parlement revient au centre du débat public": c'est selon lui "un gage de cohérence et de clarté".

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2229) : VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2022

Vendredi 2 Septembre 2022 –  Deliveroo condamné à verser 9,7 millions d'euros pour travail dissimulé :

Addition salée pour la plateforme de distribution de repas: reconnu une nouvelle fois coupable d'avoir recouru au travail dissimulé, Deliveroo a été condamné à verser une somme conséquente de 9,7 millions d'euros à l'Urssaf, pour s'être soustrait au paiement de contributions sociales. Deliveroo France devra "verser à l’Urssaf Ile-de-France la somme de 6.431.276 euros au titre des cotisations et contributions sociales, outre la somme de 2.489.570 euros au titre des majorations de redressement complémentaire pour infraction de travail dissimulé, et la somme de 756.033 euros au titre des majorations de retard provisoires", selon un jugement du tribunal de Paris rendu jeudi et consulté vendredi par l’AFP. Les juges ont estimé que les demandes de l'organisme de recouvrement étaient "parfaitement justifiées".

La plateforme britannique a pour sa part dénoncé une procédure "ni régulière ni équitable" et annoncé son intention de faire appel. L'Urssaf lui reprochait d'avoir dissimulé 2.286 emplois de livreurs en Ile-de-France entre le 1er avril 2015 et le 30 septembre 2016 et, en conséquence, de ne pas avoir versé à l'administration les cotisations sociales afférentes.

 

"La livraison relève indissociablement de son activité"

"La SAS Deliveroo qui se définit comme une plateforme de mise en relation, ne se borne pas à mettre en relation des clients finaux et des restaurants partenaires (...) mais exécute elle-même la livraison des repas préparés par le truchement de livreurs, de sorte que la livraison relève indissociablement de son activité", précise le tribunal dans sa décision. Les juges relèvent qu'une partie du matériel des livreurs était fourni par Deliveroo, que la plateforme leur rappelait régulièrement leurs obligations et fixait unilatéralement la rémunération ou encore que les livreurs encouraient des sanctions pouvant aller jusqu'à la résiliation de leur contrat commercial.

"L’enquête de l'Urssaf porte sur un modèle ancien qui n’a plus cours aujourd'hui", se défend la plateforme. Désormais, "les livreurs partenaires bénéficient d’un nouveau modèle basé sur un système de 'connexion libre' qui permet aux livreurs partenaires de bénéficier d’encore plus de liberté et de flexibilité", précise la société, qui rappelle sa participation prochaine au dialogue social organisé en France pour les travailleurs des plateformes.

Cette procédure prend sa source dans un contrôle de l'inspection du travail le 30 septembre 2016 au siège de Deliveroo, qui avait débouché le 12 décembre 2017 sur un procès-verbal d'infraction pour travail dissimulé. Le 10 septembre 2019, l'Urssaf Ile-de-France avait ensuite mis en demeure Deliveroo de lui verser l'intégralité des sommes en question. Ce que Deliveroo a contesté, notamment lors d'une audience le 16 novembre 2021.

 

Série de condamnations

"Cette décision est difficile à comprendre et va à l’encontre de l’ensemble des preuves qui établissent que les livreurs partenaires sont bien des prestataires indépendants, de plusieurs décisions préalablement rendues", estime la société. Ces derniers mois, les différentes juridictions, protectrices jusqu'à un premier revirement en 2020, ont pourtant semblé de moins en moins sensibles à cet argument.

En avril, à l'issue d'un procès retentissant, Deliveroo a ainsi été condamné pour la première fois au pénal, à l'amende maximale de 375.000 euros prévue par la loi, par le tribunal judiciaire de Paris pour des faits de travail dissimulé commis entre 2015 et 2017. Fin juin, le Conseil de prud'hommes de Paris a, en première instance, sanctionné pour la première fois des faits commis après 2017, alors que Deliveroo ne cesse de clamer que ses pratiques ont changé depuis cette année charnière. Enfin, le 8 juillet, la cour d'appel de Paris a, à son tour, condamné Deliveroo, après deux arrêts favorables en deuxième instance.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2229) : VENDREDI 2 SEPTEMBRE 2022

Vendredi 2 Septembre 2022 –  Le géant russe Gazprom arrête "complètement" le gazoduc Nord Stream jusqu'à la réparation d'une turbine :

Le géant russe Gazprom a annoncé que le gazoduc Nord Stream, qui devait reprendre du service samedi après une maintenance, sera finalement "complètement" arrêté jusqu'à la réparation d'une turbine de ce pipeline vital pour l'approvisionnement des Européens. Dans un communiqué, Gazprom a indiqué vendredi soir avoir découvert des "fuites d'huile" dans la turbine lors de cette opération de maintenance. "Jusqu'à la réparation (...) le transport du gaz via Nord Stream est complètement suspendu", a indiqué le groupe. Gazprom n'a pas précisé combien de temps pouvait durer cette réparation.

Ce rebondissement va accentuer encore l'angoisse des Européens, qui se démènent pour éviter une crise énergétique cet hiver et accusent Moscou d'user du gaz comme d'une arme pour se venger des sanctions occidentales après l'offensive russe en Ukraine . La Russie devait reprendre samedi ses livraisons de gaz via Nord Stream, après une nouvelle interruption de trois jours pour des opérations de maintenance.

Gazprom a assuré avoir découvert cette "fuite d'huile" lors d'un contrôle technique effectué avec des représentants du groupe allemand Siemens, qui a fabriqué la turbine. Le groupe russe fait état de cette fuite d'huile sur des "câbles reliés à des compteurs de vitesse d'un rotor". Sur Telegram, le groupe a publié une photo montrant des câbles entourés d'un liquide brunâtre. Plus tôt dans la journée, le Kremlin avait affirmé que le fonctionnement du gazoduc Nord Stream était "menacé" par une pénurie de pièces de rechange en raison des sanctions visant Moscou.

 

L'hiver approche

Depuis le début de l'intervention militaire du Kremlin en Ukraine, fin février, la Russie a déjà cessé ses fournitures de gaz, via d'autres pipelines, à plusieurs pays de l'UE, comme la Bulgarie et la Pologne. Et, en juillet, Gazprom avait déjà procédé à dix jours de travaux de maintenance sur le gazoduc Nord Stream qui avait ensuite été remis en marche mais avec une nouvelle baisse des livraisons.

Un responsable allemand avait jugé l'interruption de cette semaine "incompréhensible sur le plan technique", y voyant une manoeuvre politique de la Russie. "Nous ne pouvons plus nous fier à la Russie ou à Gazprom" pour respecter leurs engagements sur les livraisons de gaz, a répété cette semaine le ministre de l'Economie, Robert Habeck.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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