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11 juillet 2022 1 11 /07 /juillet /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2178) : DIMANCHE 10 JUILLET 2022

Dimanche 10  Juillet 2022 –  Au moins 15 morts dans une frappe sur un immeuble, les récoltes de blé commencent... Le point sur la guerre en Ukraine

Les forces russes continuaient dimanche de pilonner l'est de l'Ukraine, faisant au moins 15 morts dans une frappe qui a éventré un immeuble d'habitation à Tchassiv Iar, selon les autorités ukrainiennes. La frappe s'est produite dans la nuit dans cette petite ville de quelque 12.000 habitants. Selon les secours, 24 personnes se trouvent encore sous les décombres, dont un enfant, tandis que cinq autres ont été sauvées des gravas. L'immeuble de quatre étages a été touché par un missile russe Ouragan, a précisé sur Telegram Pavlo Kyrylenko, gouverneur de la région de Donetsk que l'armée russe cherche à conquérir. Des journalistes de l'AFP arrivés sur place après la frappe ont vu l'immeuble partiellement effondré, des secouristes et une pelleteuse s'attelant à déblayer les lieux.

"J'étais dans la chambre à coucher, je suis sortie et tout a commencé à trembler, à s'effondrer. Ce qui m'a sauvée, c'est l'onde de l'explosion qui m'a propulsée, en sang, dans les toilettes", a témoigné une habitante interrogée par l'AFP, refusant de donner son nom. Selon M. Kyrylenko, au moins 591 civils ont été tués et 1.548 autres blessés à ce jour dans la région de Donetsk depuis le début de l'invasion russe le 24 février. Vendredi, il avait déclaré que Moscou préparait "de nouvelles actions" dans l'Est.

 

"Objectifs civils" délibérément visés

L'armée russe, qui a annoncé début juillet avoir pris le contrôle de la région de Lougansk, vise maintenant celle de Donetsk pour occuper l'ensemble du bassin minier du Donbass. Celui-ci est partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes soutenus par Moscou après l'annexion russe de la péninsule ukrainienne de Crimée. "Les frappes brutales de l'artillerie russe ne s'arrêtent pas un jour, Sloviansk, Bakhmout, Avdiivka...", a condamné samedi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky, réclamant de nouveau des armes "modernes et puissantes" pour se défendre.

M. Zelensky a accusé Moscou de frapper "délibérément, intentionnellement, de simples maisons, des objectifs civils, des gens. Il y a des victimes, morts, blessés". De son côté, le ministère russe de la Défense a accusé samedi soir dans un communiqué les Ukrainiens d'installer des hommes et des armements dans des écoles et bâtiments civils dans plusieurs localités du territoire de Donetsk et de Kharkiv. Plusieurs responsables ukrainiens ont également accusé les forces russes de provoquer avec leurs tirs des incendies dans les champs pour détruire les récoltes.

 

Récolte de blé

Dans le même temps, les autorités installées par la Russie à Kharkiv ont indiqué que "la campagne de récolte (de blé, ndlr) avait commencé dans les territoires libérés de la région", selon l'agence russe Ria Novosti. L'Ukraine accuse depuis des semaines la Russie de voler ses récoltes de blé dans les régions occupées pour le revendre illégalement sur le marché international.

L'état-major de l'armée ukrainienne a rapporté dimanche, comme la veille, de nombreux bombardements russes mais quasiment pas d'assauts terrestres des forces de Moscou. Kiev a assuré pour sa part avoir visé deux "points de commandement" et dépôts russes dans la région de Tchornobaïvka (sud). Les forces ukrainiennes ont aussi revendiqué une frappe sur une base russe dans la région occupée de Kherson (sud), sans plus de détails.

A Kharkiv (nord-est), deuxième ville du pays, le gouverneur Oleg Synegoubov a fait état sur Telegram de nouveaux tirs de missile qui ont touché un "établissement d'enseignement" et une maison, faisant un blessé. D'autres frappes russes sont rapportées notamment près de Siversk et Sloviansk (est) ainsi que dans la région de Mykolaïv (sud). "Des armes terrestres de haute précision ont frappé un point de déploiement temporaire de l'unité d'artillerie des Forces armées ukrainiennes et un dépôt de munitions sur le territoire de l'usine de céramique de la ville de Sloviansk", a affirmé l'armée russe. "Jusqu'à 100 personnes" ont été tuées et "plus de 1.000 obus d'artillerie pour les obusiers M777 de fabrication américaine et environ 700 roquettes pour Grad MLRS" ont été détruits, a-t-elle ajouté.

L'"ambassadeur" à Moscou de la République séparatiste de Lougansk, Rodion Mirotchnik, a déclaré dimanche matin sur Telegram que, dans la région de Donetsk, une offensive avait été "lancée contre Siversk depuis le nord" et que la localité de Grygorivka avait été "capturée après des combats". "Nos troupes continuent de mener des opérations militaires pour libérer Serebrianka", autre localité de la région, a-t-il ajouté.

 

Turbines pour Nord Stream

Du côté de l'économie, le Canada a décidé samedi, malgré les sanctions visant Moscou, de restituer à l'Allemagne des turbines destinées au gazoduc russe Nord Stream, actuellement en maintenance dans des ateliers de Siemens, près de Montréal. Kiev avait pourtant appelé à ne pas se "soumettre au chantage du Kremlin". Le groupe gazier russe Gazprom avait invoqué ces travaux pour justifier mi-juin une réduction de ses livraisons à l'Allemagne via Nord Stream.

"Le Canada accordera à Siemens Canada un permis révocable et d'une durée limitée pour permettre le retour en Allemagne des turbines Nordstream 1 réparées, ce qui soutiendra la capacité de l'Europe à accéder à une énergie fiable et abordable", a déclaré le ministre des Ressources naturelles, Jonathan Wilkinson. Le ministre a accusé le président russe Vladimir Poutine de vouloir "semer la division parmi les alliés".

Parallèlement, le Canada a annoncé samedi son intention d'étendre ses sanctions économiques contre la Russie à la fabrication industrielle. "Les nouvelles sanctions s'appliqueront au transport terrestre et par pipeline ainsi qu'à la fabrication de métaux et d'équipements de transport, informatiques, électroniques et électriques, ainsi que de machines", a indiqué la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2178) : DIMANCHE 10 JUILLET 2022

Dimanche 10  Juillet 2022 –  L'incendie des Cévennes fixé, maintien d'un important dispositif de surveillance

"A ce stade, le feu est fixé. Cela veut dire qu'on considère qu'il ne peut plus progresser. On a donc dépassé la phase critique", a annoncé samedi lors d'un point presse le lieutenant-colonel Eric Agrinier, chargé de communication des pompiers du Gard.

L'incendie qui a ravagé 650 hectares depuis jeudi dans les Cévennes "ne peut plus progresser", mais il reste placé sous la haute surveillance de 520 pompiers pour un travail de longue haleine de traitement des lisières, afin d'écarter tout risque de reprise. "A ce stade, le feu est fixé. Cela veut dire qu'on considère qu'il ne peut plus progresser. On a donc dépassé la phase critique", a annoncé samedi lors d'un point presse le lieutenant-colonel Eric Agrinier, chargé de communication des pompiers du Gard. "Mais pour l'instant, on maintient le dispositif. Nous devons poursuivre le travail de traitement de plusieurs kilomètres de lisières, mètre après mètre, en profondeur, et continuer un travail de surveillance, pour éviter tout risque de reprise", a ajouté l'officier en évoquant une météo à risque.

Durant la nuit, les pompiers ont ainsi déjà dû traiter deux reprises de l'incendie . Evoquant la règle des "trois trente" cruciale pour qualifier la dangerosité d'un incendie, le colonel Agrinier a ainsi souligné que pour ce feu de Bessèges et Bordezac, dans le nord du Gard, "le vent est à plus de 30 km/h, la température à plus de 30 degrés et le pourcentage d'humidité dans l'air particulièrement faible, jusqu'à 13% dans l'après-midi sur la zone", pour une hydrométrie qu'on considère préoccupante sous les 30%.

 

520 pompiers et 150 véhicules sont maintenus sur la zone de ce "méga-feu"

Au total, ce sont 520 pompiers et 150 véhicules qui sont maintenus "pour la journée et probablement une partie de la nuit" sur la zone de ce "méga-feu", selon le terme employé par les secours mobilisés sur le site. Parti du hameau de Bordezac vers 17h00 jeudi, ce sinistre a mobilisé jusqu'à 950 hommes, mais n'a fait aucune victime. Les pompiers disposent toujours sur place d'un soutien aérien, pour notamment "traiter les points chauds inaccessibles avec des frappes chirurgicales d'hélicoptères", a indiqué le lieutenant-colonel Agrinier. "Nous étudions aussi actuellement la possibilité de transporter des tuyaux dans ces endroits inaccessibles, par hélicoptères, pour ensuite traiter au plus prés les lisères avec des hommes sur le terrain", a-t-il ajouté.

Outre cet incendie, le département du Gard, frappé quotidiennement par de nombreux départs de feu --plus de 30 vendredi, 28 jeudi--, reste placé sous haute surveillance. Au-delà de l'incendie de Bordezac, un autre feu également déclenché jeudi a par exemple ravagé 230 hectares vers la commune de Générac, dans le sud du département. Cette même commune avait été touchée par un grave incendie en août 2019, qui avait brûlé 800 hectares et provoqué la mort du pilote d'un avion bombardier d'eau dans un accident.

Désormais fixé, cet incendie des Cévennes est heureusement loin des quelque 5.000 hectares dévorés par le feu en 1985 à quelques kilomètres de là, vers la commune de Portes. Cette année, les plus gros incendies en France ont touché le camp militaire de Canjuers (Var) fin juin, avec 1.800 hectares brûlés, et les Pyrénées Orientales, également fin juin, avec 1.250 hectares partis en fumée. Globalement, la direction générale de la sécurité civile a recommandé une grande prudence jusqu'à dimanche sur toute "la zone méditerranéenne", "en raison d'un très fort danger d'incendies".

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2178) : DIMANCHE 10 JUILLET 2022

Dimanche 10  Juillet 2022 –  Neuf candidats en campagne pour succéder à Boris Johnson

Très ouverte, la compétition qui va s'ouvrir pour la tête du parti conservateur - et donc pour Downing Street, les Tories étant majoritaires à la Chambre des Communes - annonce un été particulièrement animé, avec son lot de révélations et de coups bas.

Neuf députés conservateurs sont désormais lancés dimanche au Royaume-Uni pour succéder au Premier ministre Boris Johnson , dans une campagne où nombre de candidats s'attachent à marquer leur différence par rapport à l'ex-ministre des Finances Rishi Sunak sur les questions fiscales.

Dernière à se lancer dimanche matin, la secrétaire d'Etat au commerce international Penny Mordaunt, 49 ans. Cette ancienne réserviste de la Marine, qui a été la première femme à occuper le poste de ministre de la Défense en 2019, a insisté sur la nécessité que le débat public "tourne un peu moins autour du leader", pour se concentrer sur le "navire". Une volonté affichée de s'extraire de l'interminable succession de scandales qui ont émaillé le mandat de Boris Johnson, jusqu'à ne lui laisser d'autre choix que de démissionner jeudi, après une avalanche de démissions dans son gouvernement. Très ouverte, la compétition qui va s'ouvrir pour la tête du parti conservateur - et donc pour Downing Street, les Tories étant majoritaires à la Chambre des Communes - annonce un été particulièrement animé, avec son lot de révélations et de coups bas.

Samedi soir, les anciens ministres Jeremy Hunt et Sajid Javid ont à leur tour annoncé leurs candidatures dans les colonnes du journal conservateur Sunday Telegraph. L'un et l'autre ont insisté sur leurs projets de diminution des impôts, se démarquant de la ligne de Rishi Sunak qui veut attendre un assainissement des finances publiques avant d'envisager de s'engager sur une telle voie, dans un Royaume-Uni en proie à une inflation inédite depuis 40 ans. "Sans baisses d'impôts nous n'aurons pas de croissance", a déclaré sur la BBC dimanche Sajid Javid, qui en annonçant sa démission mardi du gouvernement a lancé l'hémorragie - une soixantaine de départs en tout - qui s'est avérée fatale à Boris Johnson. Sajid Javid, 52 ans, avait été suivi neuf minutes après par le ministre des Finances Rishi Sunak, mais a assuré que les deux hommes ne s'étaient pas concertés.

 

Un favori renonce

Très populaire pour les multiples mesures de soutien économique déployées au plus fort de la pandémie, Rishi Sunak s'est un temps trouvé affaibli par la révélation du recours de sa richissime épouse à un avantageux dispositif fiscal. Premier poids lourd à s'être lancé, il semble avoir réussi à rebondir et bénéficie de nombreux soutiens de députés. Mais il risque de subir les foudres du camp Johnson qui le soupçonne de trahison. Rishi Sunak n'avait apparemment pas prévenu le Premier ministre avant de quitter le gouvernement. Autre candidat sérieux, Nadhim Zahawi, qui en tant que secrétaire d'Etat avait piloté le programme de vaccination anti-Covid britannique, avant de passer la semaine dernière du ministère de l'Education à celui des Finances, voit son début de campagne plombé par la révélation dans la presse d'une enquête fiscale le visant. Il a assuré que tous ses intérêts financiers ont été dûment déclaré.

Les autres concurrents, dont les chances de succès apparaissent bien moindres, sont le ministre des Transports Grant Shapps, le président de la commission des Affaires étrangères Tom Tugendhat, ainsi que l'attorney general - chargée de conseiller juridiquement le gouvernement - Suella Braverman, et l'ex-secrétaire d'Etat à l'Egalité Kemi Badenoch. Le parti attend encore l'entrée dans la course de la ministre des Affaires étrangères Liz Truss, dont les intentions ne semblent guère faire de doute, tandis qu'un autre favori, son collègue de la Défense Ben Wallace, a annoncé samedi qu'il renonçait.

Au total, les instances du parti anticipent une quinzaine de candidatures, un afflux qui laisse augurer un relèvement des seuils en terme de parrainages ou de nombre de votes dans la première partie du processus. Mais le trésorier du Comité 1922, chargé de l'organisation interne du parti, s'est dit "confiant" dimanche sur la radio LBC que les deux finalistes soient connus d'ici au 20 juillet. Malgré ce calendrier serré, l'objectif évoqué est de faire en sorte que le vote final, ouvert uniquement aux adhérents du parti conservateur, permette de désigner le vainqueur d'ici au début du mois de septembre.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2178) : DIMANCHE 10 JUILLET 2022

Dimanche 10  Juillet 2022 –  Ce que l’on sait sur le suspect arrêté pour l’assassinat de Shinzo Abe :

Le suspect arrêté pour l'assassinat vendredi de l'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe est un homme de 41 ans nommé Tetsuya Yamagami, qui a avoué avoir tiré sur l'ex-dirigeant avec une arme de fabrication artisanale, a déclaré la police. Voici ce que l'on sait pour l'heure.

 

Qui est Tetsuya Yamagami?

Le suspect a déclaré à la police avoir servi dans la Force d'autodéfense maritime, la marine japonaise, pendant trois ans à partir de 2002. Plus récemment, il a travaillé dans une usine de l'ouest du Japon pendant environ un an et demi, mais a démissionné en mai dernier selon des médias locaux. "Son attitude au travail n'avait pas posé de problème. Je suis surpris et choqué", a déclaré son ancien supérieur au quotidien Mainichi.

Selon la police, M. Yamagami a parlé aux enquêteurs de manière "détachée" après l'attaque. D'anciens camarades de collège interrogés par la chaîne de télévision publique NHK l'ont décrit comme calme mais pas solitaire, doué pour le sport comme pour les études.

Sur les images de l'attaque, Yamagami est vêtu d'un pantalon cargo marron et d'un polo gris. Sa bouche et son nez sont cachés par un masque chirurgical blanc. Il porte des lunettes à monture étroite et une longue frange recouvre son front. Il portait un sac en bandoulière dont il a apparemment tiré l'arme avant de la laisser tomber sur le sol lorsqu'il a été appréhendé.

 

Quelles étaient ses motivations?

"Le suspect a déclaré qu'il en voulait à une certaine organisation et qu'il avait commis le crime parce qu'il pensait que l'ancien Premier ministre Abe avait un lien avec celle-ci", a déclaré la police vendredi. Elle n'a pas donné le nom de l'organisation en question, mais les médias japonais ont affirmé qu'il s'agissait d'un groupe religieux, en citant des sources proches de l'enquête.

La NHK et le Mainichi ont déclaré que la famille de Yamagami avait connu des difficultés en raison des dons de sa mère à l'organisation. Selon l'agence Kyodo, qui cite des sources proches de l'enquête, le suspect avait d'abord prévu de s'en prendre au dirigeant de l'organisation en question, mais a ensuite décidé d'attaquer M. Abe, dont il pensait qu'il avait promu l'organisation au Japon.

 

Comment s'est déroulée l'attaque?

Selon les policiers, Tetsuya Yamagami a appris sur internet la visite à Nara de Shinzo Abe. Il se serait rendu en train à la gare devant laquelle l'ancien Premier ministre prononçait un discours.

Tetuya Yamagami a déclaré qu'il avait utilisé une arme artisanale pour commettre l'attaque, et les images de la scène montrent un dispositif grossier, en forme de boîte, avec deux canons, recouvert de ruban adhésif noir. La police a fouillé son domicile et a confisqué "plusieurs objets artisanaux ressemblant à des armes à feu". Il est soupçonné d'avoir fabriqué au moins une de ces armes il y a plusieurs mois, selon l'agence Jiji, qui a également rapporté que le suspect avait participé à des exercices de tir à balles réelles dans la marine.

 

 

 

 

 

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Dimanche 10  Juillet 2022 –  Sri Lanka : le président va démissionner, son palais envahi :

"Pour assurer une transition pacifique, le président a dit qu'il allait démissionner le 13 juillet", a déclaré à la télévision le président du parlement, Mahinda Abeywardana.

Le président du Sri Lanka Gotabaya Rajapaksa a accepté samedi de démissionner la semaine prochaine, quelques heures après avoir été contraint de fuir sa résidence envahie par la foule, après des manifestations monstres à Colombo provoquées par la crise catastrophique frappant le pays. "Pour assurer une transition pacifique, le président a dit qu'il allait démissionner le 13 juillet", a déclaré à la télévision le président du parlement, Mahinda Abeywardana.

Deux proches du président avaient sans attendre démissionné: le chef du service de presse Sudewa Hettiarachchi et le ministre des Médias Bandula Gunawardana, qui a également laissé son poste à la tête du parti présidentiel. De son côté, le Premier ministre Ranil Wickremesinghe a tenté d'ouvrir la voie à un gouvernement d'union nationale, en convoquant en urgence une réunion de crise du gouvernement avec les partis d'opposition auquel il a proposé sa démission. Mais cela n'a pas suffi à calmer la colère des manifestants qui dans la soirée ont assiégé sa résidence, en son absence, et y ont mis le feu, sans faire de blessés.

Un peu plus tôt, le président Rajapaksa, sur la sellette depuis des mois, avait eu juste le temps de fuir quelques minutes avant que plusieurs centaines de manifestants ne pénètrent dans le palais présidentiel, un bâtiment symbole normalement réservé aux réceptions mais où il avait déménagé en avril après l'assaut de son domicile privé. "Le président a été escorté en lieu sûr", a indiqué une source de la Défense à l'AFP. Les soldats gardant la résidence officielle ont tiré en l'air pour dissuader les manifestants d'approcher du palais jusqu'à ce qu'il soit évacué. Selon cette source, le président a embarqué à bord d'un navire militaire faisant route vers les eaux territoriales au sud de l'île.

 

Dans la piscine présidentielle

Autrefois pays à revenu intermédiaire avec un niveau de vie envié par l'Inde,le Sri Lanka a été laminé par la perte des recettes touristiques consécutives à un attentat djihadiste en 2019 et à la pandémie de Covid-19. La crise, sans précédent depuis l'indépendance en 1948 de cette île de 22 millions d'habitants, a été aggravée, selon des économistes, par une série de mauvaises décisions politiques, dont le clan présidentiel au pouvoir depuis 2005 est accusé par la population.

Les chaînes de télévision locales ont montré des images de centaines de personnes escaladant les grilles de son palais. Des manifestants ont ensuite diffusé en direct sur les réseaux sociaux des vidéos de la foule déambulant à l'intérieur, certains s'égayant dans la piscine présidentielle ou dans les chambres à coucher. "C'est la chambre de Gotabaya, voici les sous-vêtements qu'il a laissés", s'extasiait un jeune homme, brandissant un slip noir sur une vidéo en direct, repartagée sur les réseaux sociaux. "Il a aussi abandonné ses chaussures!". Les protestataires ont également investi les bureaux de la présidence à proximité devant lesquels des manifestants campaient depuis trois mois.

Les manifestations pour exiger la démission de M. Rajapaksa ont rassemblé samedi des centaines de milliers de personnes, des manifestants ayant même forcé les autorités ferroviaires à les acheminer en trains, alors que le pays n'a presque plus une goutte d'essence. Trois personnes ont été blessées par balles quand les forces de l'ordre ont tenté de disperser la foule massée dans le quartier administratif de la capitale, à grand renfort de gaz lacrymogènes.

 

"Pas le Sri Lanka dont je rêvais"

Inflation galopante, pénuries, le Sri Lanka manque de tout: essence, électricité, nourriture, médicaments. Le pays négocie un plan de sauvetage avec le Fonds monétaire international (FMI), susceptible d'imposer des hausses d'impôts. Les Nations unies estiment qu'environ 80% de la population est contrainte de sauter des repas. "Ma femme et moi, on mange une fois par jour depuis deux mois pour être sûr que notre enfant fasse trois repas", confiait à l'AFP Janith Malinga, dans les rangs d'une autre manifestation contre le pouvoir à Fort Galle, dans le sud-ouest, où des épreuves de cricket se poursuivent sans encombre, avec l'Australie en vedette.

"C'est le bazar complet, et ce n'est pas le Sri Lanka dont je rêvais", ajoute ce manifestant. Selon les autorités, quelque 20.000 soldats et policiers avaient été dépêchés à Colombo pour protéger le président. En mai, neuf personnes avaient été tuées et plusieurs centaines blessées lors de manifestations.

 

 

 

 

 

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Dimanche 10  Juillet 2022 –  Un soldat américain mort le 6 juin 1944 inhumé au cimetière de Colleville-sur-Mer :

Un sous-lieutenant de l'armée de l'air américaine, mort le 6 juin 1944, a été inhumé samedi matin au cimetière militaire de Colleville-sur-Mer (Calvados), ce samedi 9 juillet 2022. William J. McGowan, originaire du Minnesota, est mort à 23 ans lors du débarquement allié en Normandie alors qu'il était en mission près de Saint-Lô. Identifié en 2019, il a été inhumé "avec tous les honneurs militaires à la demande d'un membre de sa famille", indique l'American Battle Monuments Commission (ABMC), organisme public américain qui gère le site, dans un communiqué.

"C'est un événement rare car les identifications des militaires de la seconde guerre mondiale ne sont pas si courantes", a déclaré Scott Desjardins, administrateur du cimetière américain aux plus de 9.300 croix blanches sur un gazon vert qui surplombe Omaha beach. Une centaine de personnes ont assisté à la cérémonie, très émouvante, qui s'est déroulé sous un grand soleil, a constaté une photographe de l'AFP. Paul Stouffer, neveu du militaire inhumé, a prononcé l'éloge funèbre. Des salves ont été tirées en son honneur et la sonnerie aux morts américaine a retenti.

 

"Le temps ne ternira pas la gloire de leurs actions"

"Il est extrêmement émouvant de pouvoir honorer le service, les actions et le sacrifice d'un militaire de la 'Greatest Generation' près de 80 ans après sa mort, devant sa famille. Cela fait partie de la mission de l'American Battle Monuments Commission et cela fait écho à la promesse du général John J. Pershing selon laquelle 'le temps ne ternira pas la gloire de leurs actions'", a ajouté M. Desjardins, cité dans le communiqué. Sa famille avait eu le choix de rapatrier sa dépouille aux États-Unis ou de l'enterrer au cimetière américain de Colleville. L'inhumation avait du être repoussée en raison de la pandémie de Covid-19.

 

 

 

 

 

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Dimanche 10  Juillet 2022 –  Gaz et électricité: Borne n'exclut pas des aides ciblées après la fin du bouclier tarifaire :

"On ne va pas exposer les Français les plus modestes à des hausses inconsidérées du prix de l'énergie", a assuré la cheffe du gouvernement devant la presse, réunie en marge des Rencontres économiques d'Aix.

Le bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie pourrait être remplacé par des aides plus ciblées à destination des Français modestes l'an prochain, a indiqué samedi la Première ministre Elisabeth Borne , à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). "On ne va pas exposer les Français les plus modestes à des hausses inconsidérées du prix de l'énergie", a assuré la cheffe du gouvernement devant la presse, réunie en marge des Rencontres économiques d'Aix.

"S'il n'y avait pas de bouclier" sur le prix du gaz ni de plafonnement sur les prix de l'électricité, "l'électricité serait un tiers plus chère, et le gaz 45 à 50%" plus cher, a-t-elle pointé. "On n’imagine pas demander aux Français, à commencer par les Français modestes, de payer leur gaz 45% plus cher ou leur électricité un tiers plus chère". Pour autant, vu le coût du bouclier tarifaire pour l'Etat, "il faut passer de mécanismes généraux à des mécanismes plus ciblés", a jugé Elisabeth Borne. "Le travail est en cours", a-t-elle ajouté.

 

Une taxe sur d'éventuels "surprofits" ?

Jeudi, le gouvernement a déjà annoncé qu'une aide ciblée sur les personnes qui prennent leur voiture pour aller travailler prendrait le relais en octobre de la remise générale de 18 centimes sur le prix du litre de carburant, qui va diminuer progressivement puis s'éteindre définitivement en décembre. Interrogée sur l'opportunité de mettre en place une taxe sur d'éventuels "surprofits" que réaliseraient les énergéticiens à la faveur de la forte hausse des prix de l'énergie, Mme Borne s'est montrée plus évasive.

"Sur le principe évidemment, s’il y a des gens qui tirent des surprofits de la crise, on souhaiterait que ça puisse bénéficier à tout le monde et alléger les charges que la crise peut générer", a-t-elle affirmé. "Après, c’est pas complètement simple", a-t-elle immédiatement nuancé. "Beaucoup de nos voisins ont mis en place des mécanismes pour taxer ces surprofits", mais "on n'est pas dans la même situation" en France, a-t-elle ajouté.

D'une part, "EDF a des difficultés de production aujourd'hui sur son parc nucléaire et on importe massivement" de l'électricité depuis l'étranger, a souligné la Première ministre, écartant de ce fait l'existence de "surprofits" pour l'énergéticien. D'autre part, "on a des compagnies pétrolières qui ont des activités de distribution en France (mais) qui ne dégagent pas de super-profits", a-t-elle noté.

 

 

 

 

 

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Dimanche 10  Juillet 2022 –  En Alaska, Trump pousse la candidature de Sarah Palin, figure de la droite populiste :

Sans surprise, Trump a continué d'entretenir le mystère sur sa candidature en 2024, et à marteler sa théorie complotiste d'une victoire volée par Joe Biden à la dernière présidentielle.

Donald Trump, cherchant à consolider son emprise sur le parti républicain avant les législatives de novembre, est allé faire campagne samedi en Alaska pour Sarah Palin, cette figure du populisme américain qui, selon bien des observateurs, lui a ouvert la voie. Sans surprise, il a continué d'entretenir le mystère sur sa candidature en 2024, et à marteler sa théorie complotiste d'une victoire volée par Joe Biden à la dernière présidentielle.

"L'élection était truquée, volée, et notre pays est désormais systématiquement détruit", a dit à la tribune l'ancien président républicain. "J'ai été candidat deux fois, j'ai gagné deux fois", a-t-il lancé à la foule rassemblée dans un stade d'Anchorage. "Et maintenant... Je pourrais avoir à le refaire." Il était venu soutenir Sarah Palin, l'ancienne gouverneure de l'Etat américain septentrional, l'une des toutes premières figures du mouvement populiste et anti-élites dont Donald Trump s'est fait le champion.

 

"Tiens bon"

Sarah Palin, 58 ans, brigue l'unique siège de l'Alaska à la Chambre des représentants des Etats-Unis, vacant après le décès soudain du républicain Don Young, qui l'occupait depuis 49 ans. Elle a joué un rôlé-clé dans le virage populiste du Parti républicain au cours des dix dernières années, destiné à ravir les suffrages de l'électorat populaire blanc aux démocrates, le parti de l'actuel président Joe Biden.

Cette conservatrice chrétienne s'était brusquement retrouvée sous les projecteurs lorsqu'elle avait été choisie par le candidat républicain à la présidence John McCain comme sa candidate à la vice-présidence lors des élections de 2008.

Son ascension a, selon de nombreux observateurs, ouvert la voie à l'ascension de Donald Trump vers la Maison Blanche, qu'il a conquise huit ans plus tard. Sarah Palin a raconté au public qu'elle l'avait soutenu dès le début de sa campagne en 2016, parce que le milliardaire new-yorkais l'avait lui aussi épaulée auparavant. "Il m'écrivait un mot et me disait: tiens bon!" a-t-elle dit.

 

Trump tente de consolider son emprise sur le Parti républicain

La totalité des 435 membres de la Chambre des représentants américaine doit être renouvelée lors des élections de mi-mandat le 8 novembre prochain. Donald Trump tente de consolider son emprise sur le Parti républicain en soutenant, lors de primaires, les candidats qui lui sont favorables face à ceux de la droite républicaine plus modérée, avec un succès pour l'instant mitigé.

Trump est aussi venu soutenir la candidate Kelly Tshibaka, qui souhaite détrôner Lisa Murkowski, l'une des rares sénatrices républicaines à avoir voté en faveur de la destitution de Donald Trump en janvier 2021, à la suite de l'assaut du Capitole. Dans son discours, le milliardaire a pilonné Lisa Murkowski, souligné la bonne santé de l'économie sous son mandat, s'est félicité des récentes décisions de la Cour suprême et a fustigé l'"échec retentissant" de la présidence de Joe Biden.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2178) : DIMANCHE 10 JUILLET 2022

Dimanche 10  Juillet 2022 –  Marine Le Pen dit «cent fois oui» à la proposition de Gérald Darmanin d'exclure «tout étranger» ayant commis «des actes graves» :

La présidente du groupe RN assure qu'elle apportera son soutien à ce texte s'il arrive devant les députés.

Le Rassemblement national poursuit sa tentative d'incarner une force «constructive». Avec ses 89 députés, Marine Le Pen compte peser de tout son poids en faveur des textes qui iront, selon elle, dans le bon sens. Elle l'a confirmé une fois de plus ce dimanche sur BFMTV en évoquant un cas concret. Si l'Assemblée nationale était amenée à s'exprimer sur la proposition de Gérald Darmanin - faite la veille dans Le Monde -, d'assouplir les conditions d'expulsion d'étrangers condamnés, alors la présidente du groupe dirait «oui», «cent fois oui».

«Je vais être explicite : nous voulons permettre l'expulsion de tout étranger reconnu coupable d'un acte grave par la justice, quelle que soit sa condition de présence sur le territoire national.» Voilà la volonté formulée par le ministre de l'Intérieur, lequel devrait porter une loi consacrée à la sécurité dans les mois à venir. «On signera des deux mains», s'est en réponse félicitée Marine Le Pen. «On va même améliorer son texte, à mon avis, pour lui permettre d'être plus efficace, d'être plus performant», a-t-elle poursuivi, ne voyant «aucune difficulté» à soutenir ce texte. «C'est dans notre projet depuis des années.»

 

«Ajouter du chaos et de la confusion»

Pour la députée du Pas-de-Calais, la démarche de Gérald Darmanin n'est certes pas assez ambitieuse. Mais elle reste «mieux que rien», même s'«il faut plus, beaucoup plus». «De toute façon, à chaque fois qu'on peut cranter vers quelque chose qui est positif, on crante vers quelque chose qui est positif», a-t-elle ajouté.

Par cette approche, la candidate malheureuse de la présidentielle sait qu'elle peut à la fois mettre en difficultés l'exécutif - qui se refuse à «compter» sur les voix du RN pour faire adopter des textes -, et marquer un peu plus sa différence avec l'union de la gauche davantage dans une opposition systématique. «La Nupes en réalité ne défend pas l'intérêt des Français. En fait pour eux c'est secondaire. Ce qu'ils veulent, c'est faire sauter la République, faire sauter les institutions», a ainsi dénoncé Marine Le Pen, évoquant un «agenda idéologique» destiné à «ajouter du chaos et de la confusion».

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2178) : DIMANCHE 10 JUILLET 2022

Dimanche 10  Juillet 2022 –  Le député insoumis Éric Coquerel annonce une mission d'information sur les cabinets de conseil :

Nouvellement élu à la tête de la commission des finances de l'Assemblée, le député insoumis Éric Coquerel a annoncé jeudi le lancement prochain d'une mission d'information sur les cabinets de conseil privé. «Chacun a constaté l'actualité sur Capgemini, McKinsey, etc., qui nous permettra peut-être de nous interroger sur les questions du rapport qualité-prix de ces cabinets de conseil, leur nécessité, leur rôle, pourquoi ils sont là», a déclaré l'élu de Seine-Saint-Denis en commission.

«C'est quelque chose que je souhaiterais inscrire assez vite au calendrier de notre commission», a-t-il ajouté, sans donner plus de détails sur le timing de cette mission d'information.

Une annonce partagée sur Twitter, à laquelle a vivement répondu Éliane Assassi (CRCE), rapporteure de la commission d'enquête du Sénat sur le rôle des cabinets de conseil. Commission qui a rendu en mars un rapport explosif sur le recours aux cabinets de conseil par l'État, celui-ci ayant abouti à la présentation d'une proposition de loi le mois dernier. «J'annonce qu'un travail sérieux et rigoureux a déjà été réalisé au Sénat par une commission d'enquête transpartisane qui a ensuite déposé une proposition de loi qui ne se limite pas à des “polémiques” ! C'est beau le rassemblement !», a tweeté la sénatrice de la Seine-Saint-Denis. Sa collègue de l'Orne, Nathalie Goulet (Union centriste), a également réagi : «Euh c'est un peu bête nous venons de finir un travail exhaustif avec Éliane Assassi, et vous avons déposé une proposition de loi dont le président Gérard Larcher a demandé l'inscription...», a-t-elle écrit sur Twitter.

Invité sur Public Sénat ce jeudi matin, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques Stanislas Guérini a annoncé que le gouvernement allait, «dans les prochaines semaines», présenter «un nouveau cadre pour encadrer le recours des ministères à ces prestations de conseil». Il a promis de reprendre «beaucoup» de mesures de la proposition de loi déposée par les sénateurs Éliane Assassi et Arnaud Bazin (LR).

Vendredi, Éric Coquerel a réagi dans un communiqué aux critiques sur sa proposition. «Je n'ignore évidemment pas les quatre mois de travaux» de la commission d'enquête du Sénat, a écrit le député. Évoquant la loi promise par Stanislas Guérini, l'Insoumis a indiqué : «Selon que cette loi soit votée ou non, je reste persuadé qu'il sera utile d'en mesurer les effets concrètement dans le temps et qu'une mission d'information de la commission des finances aura alors tout son intérêt.» Et Éric Coquerel de présenter cette mission comme «un complément du travail essentiel» de la sénatrice Éliane Assassi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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