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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2173) : MARDI 5 JUILLET 2022

Mardi 5  Juillet 2022 – Poutine ordonne de continuer la guerre, Zelensky anticipe «des efforts surhumains»... le point sur la guerre en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné lundi à ses forces de poursuivre leur offensive dans l'est de l'Ukraine, au lendemain de la prise de Lyssytchansk, son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky mettant en garde que repousser l'envahisseur demanderait du "temps et des efforts surhumains".

"Nous devons briser" l'ennemi, a lancé M. Zelensky dans son allocution quotidienne lundi soir, "c'est une mission difficile, qui nécessite du temps et des efforts surhumains. Mais nous n'avons pas d'autre choix".

Il s'était exprimé un peu plus tôt par vidéoconférence à l'ouverture d'une conférence internationale à Lugano, en Suisse, pour préparer la reconstruction du pays. Ce sera "la tâche commune de tout le monde démocratique", a-t-il souligné. Kiev a évalué le coût de ce chantier à 750 milliards de dollars.

Lors de son allocution du soir, M. Zelensky a aussi expliqué avoir besoin de ces "fonds colossaux" pour aider la population, reconstruire les villes et infrastructures détruites par la guerre, mais aussi "préparer les écoles et universités pour une nouvelle année scolaire" et "se préparer pour l’hiver".

Son Premier ministre Denys Chmygal, qui avait pu faire le déplacement à Lugano, a exposé un plan "estimé à 750 milliards de dollars". La conférence doit s'achever mardi, alors que l'issue de la guerre déclenchée le 24 février par l'invasion russe de l'Ukraine reste incertaine.

A Moscou, lors d'un entretien avec son ministre de la Défense Sergueï Choïgou, le président russe a quant à lui donné l'ordre à ses troupes de "mener à bien leur mission" en application des "plans déjà approuvés".

Dimanche soir, l'état-major de l'armée ukrainienne avait annoncé le retrait de ses unités engagées à Lyssytchansk, le dernier bastion de Kiev dans la région de Lougansk (est), que Moscou dit désormais contrôler totalement. Pour les forces ukrainiennes, l'urgence est désormais de contenir la progression russe vers l'ouest et deux villes majeures de la région voisine de Donetsk: Sloviansk et Kramatorsk.

 

Deux enfants ont péri

Après la prise de Lyssytchansk, pièce maîtresse du plan de conquête du Donbass, un bassin industriel en partie contrôlé par des séparatistes prorusses depuis 2014, "l'effort principal de l'ennemi (...) vise à un débordement progressif" des militaires ukrainiens sur cet axe, a déclaré lundi l'état-major ukrainien.

Dans la soirée, l'armée ukrainienne a fait état de tentatives d'assaut russes repoussées dans les régions de Kharkiv (nord-est) et de Donetsk. Par contre, près de Sloviansk, "l'ennemi lance des assauts dans la direction de la localité de Mazanivka et y réussit partiellement", selon la même source.

Selon le gouverneur de la région de Donetsk, Pavlo Kirilenko, 10 personnes, dont deux enfants, ont péri dimanche dans des frappes russes à Sloviansk et dans ses environs. La ligne de front se rapprochant de cette cité, les autorités ukrainiennes appellent sa population à partir.

Les rues de Sloviansk étaient presque désertes lundi matin, selon des journalistes de l'AFP sur place. Sur le marché du centre-ville ravagé par un incendie provoqué par une frappe russe, quelques vendeurs proposaient des produits de première nécessité tandis que d’autres déblayaient des débris calcinés.

Des vendeurs et des habitants faisaient part de leur inquiétude pour les jours et semaines à venir, tandis que les déflagrations des bombardements étaient audibles. "Je crois que ce qui nous attend va être encore pire, j'ai déjà pensé à partir", a dit Andriï Gerassimenko, 38 ans, en ramassant les débris du marché. "Rien de bien ne va se passer, le mieux c'est de partir", a renchéri Viktoria Koloty, une femme de 33 ans qui a confié avoir déjà fait partir ses enfants.

A Siversk, entre Lyssytchansk et Sloviansk, les militaires ukrainiens semblent vouloir tenir une ligne de défense entre cette ville et Bakhmout, plus au sud. Ses habitants interrogés par l'AFP évoquent des bombardements de plus en plus intenses ces derniers jours.

"L'ennemi a intensifié ses bombardements sur nos positions dans la direction de Bakhmout", a confirmé l'état-major de l'armée ukrainienne.

L'armée russe a de son côté annoncé avoir détruit "sept postes de commandement" ukrainiens au cours des dernières 24 heures, "dont celui de la 25e brigade aéroportée dans la région de Siversk".

Le ministère russe de la Défense s'en est ensuite pris à de présumé "néo-nazis ukrainiens" qui, à Belopolïé, dans la région de Soumy (nord-est), "ont miné des ponts sur la rivière Kryga, qu'ils ont l'intention de faire sauter" pour en accuser la Russie.

En Russie, un drone d'origine inconnue est tombé sur une habitation civile à Taganrog (sud-ouest), près de la frontière ukrainienne, sans faire de victime mais incendiant la maison, selon les médias locaux.

 

- Milliards de dollars -

A Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine (nord-est), trois civils sont morts dans des bombardements survenus lundi avant l'aube, selon les autorités locales.

A Boutcha, cité-martyre de la banlieue de Kiev, même si certains se sont remis à planter des fleurs au pied des immeubles ou à s'affairer dans leur potager, la population n'ose pas encore penser à la reconstruction, quand l'issue de la guerre reste si incertaine. Ici, les stigmates des combats sont encore visibles partout : vitres brisées, impacts de balles, murs éventrés. "On va se coucher sans savoir si on se réveillera demain", soupire Vera Semeniouk, 65 ans. "Tout le monde est revenu, commence à réparer les maisons, beaucoup posent de nouvelles fenêtres. Ce serait terrible si ça recommençait et qu'il fallait à nouveau tout quitter".

 

Dans ce contexte, la conférence de Lugano doit tenter de dessiner les contours de la future reconstruction de l'Ukraine.

La "tâche est vraiment colossale", ne serait-ce que dans les territoires libérés, a reconnu dimanche Volodymyr Zelensky. Les organisateurs de la conférence espéraient sa présence physique mais il a participé, comme il en a désormais l'habitude, par visioconférence à cette réunion rassemblant les responsables des alliés de l'Ukraine, des institutions internationales mais aussi le secteur privé.

La conférence, planifiée bien avant la guerre, devait initialement se concentrer sur les réformes en Ukraine, et notamment la lutte contre la corruption.

Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal et le président du Parlement, Rouslan Stefantchouk, sont arrivés à Lugano dès dimanche. Ils ont rencontré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, afin de poser les bases d'un "Plan Marshall" pour l'Ukraine.

L'urgence est d'aider la population touchée par la guerre avant, dans un deuxième temps, de financer des milliers de projets de reconstruction et, à long terme, de préparer une Ukraine européenne, verte et numérique, a expliqué M. Chmygal.

Robert Mardini, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge, a jugé sur la chaîne publique suisse RTS qu'il était vital de donner dès maintenant "une perspective positive" aux Ukrainiens.

La Banque européenne d'investissement (BEI) doit proposer la création d'un nouveau fonds pour l'Ukraine, qui pourrait atteindre 100 milliards d'euros, selon des sources informées. Et pour M. Chmygal, les avoirs russes gelés dans les pays occidentaux sont à eux seuls évalués à 300 à 500 milliards de dollars.

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2173) : MARDI 5 JUILLET 2022
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Mardi 5  Juillet 2022 – Un lycée technique bombardé à Kharkiv :

Les forces russes continuaient mardi d'avancer dans le Donbass, bassin de l'est de l'Ukraine qu'elles veulent finir de conquérir comme ordonné par Vladimir Poutine, alors que l'Otan a lancé la ratification des adhésions de la Suède et de la Finlande.

A Lugano (Suisse), l'Ukraine et ses alliés se sont accordés sur les principes qui devront guider la reconstruction du pays, notamment la lutte contre la corruption et la poursuite des réformes.

Après la chute dimanche de Lyssytchansk, pièce maîtresse du plan de conquête du Donbass, les forces russes tentent maintenant de progresser vers l'ouest et de prendre le reste de ce bassin industriel qui était déjà en partie contrôlé par des séparatistes prorusses depuis 2014. Lundi, le président russe Vladimir Poutine avait donné l'ordre à ses troupes de "mener à bien leur mission" dans l'est du pays en application des "plans déjà approuvés".

Lyssychantsk était le dernier bastion important tenu par Kiev dans la province de Lougansk, l'une des deux formant le Donbass avec celle de Donetsk. Alors que Moscou dit contrôler totalement la province, la présidence ukrainienne affirme en tenir toujours "une petite partie" et assure que "les combats se poursuivent sur (ses) frontières administratives".

Mardi matin, les troupes russes progressaient vers l'ouest en direction de Sloviansk et Kramatorsk, les deux plus grandes villes de la province de Donetsk, encore sous contrôle ukrainien. Elles se trouvaient à une dizaine de kilomètres de la ville de Siversk, qu'elles pilonnent depuis plusieurs jours.

A une quarantaine de kilomètres de là, à Sloviansk, où les autorités ukrainiennes ont appelé la population à partir, la situation était calme en milieu de matinée, ont constaté des journalistes de l’AFP. Des échanges d’artillerie étaient entendus à proximité, et des minibus de la Croix Rouge ukrainienne partaient vers l'est et Siversk pour évacuer des civils.

L'armée russe a affirmé dans la matinée avoir bombardé deux postes de commandement ukrainiens à Donetsk. Selon la présidence ukrainienne mardi, "au moins deux civils ont été tués et six blessés" par des bombardements russes dans la province.

 

"Voie européenne"

Les forces russes ont également affirmé mardi matin avoir bombardé au cours des dernières 24 heures quatre dépôts de munitions et d’artillerie dans la région de Kharkiv (nord-est), où les Ukrainiens ont dit lundi soir avoir repoussé des tentatives d'assaut russes.

Dans le sud, Moscou a également affirmé avoir abattu "un avion Su-25 et trois drones des forces ukrainiennes dans la région de Kherson", des affirmations impossibles à vérifier de source indépendante. Un responsable russe issu des puissants services de sécurité (FSB) a pris la tête mardi du gouvernement de la zone occupée dans cette région par les forces russes, a annoncé l'administration locale.

La Russie a par ailleurs déclaré mardi enquêter sur des tortures qu'auraient subies selon elle des soldats russes capturés par les forces ukrainiennes et été libérés lors d'un échange de prisonniers avec l'Ukraine.

Certains des Russes libérés ont fait état de "nombreux faits des violences qu'ils avaient subies" lors de leur détention, selon un communiqué du Comité d'enquête chargé des enquêtes pénales en Russie, qui fait état de coups, de torture à l'électricité ou encore de privation d'eau ou de nourriture.

L'Ukraine et la Russie, qui ont procédé à plusieurs échanges de prisonniers, s'accusent mutuellement de mauvais traitements ou de tortures sur des prisonniers.

C'est dans ce contexte que se poursuivait la conférence internationale organisée lundi et mardi à Lugano pour tenter de dessiner les contours de la future reconstruction de l'Ukraine, dont Kiev évalue le coût à 750 milliards de dollars.

L'Ukraine a besoin de ces "fonds colossaux" pour aider la population, reconstruire les villes et infrastructures détruites par la guerre, mais aussi "préparer les écoles et universités pour une nouvelle année scolaire" et "se préparer pour l’hiver", a souligné lundi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

La déclaration adoptée mardi à Lugano indique que les signataires "s'engagent pleinement à soutenir l'Ukraine tout au long de son parcours". Le document souligne que "le processus de relance doit contribuer à accélérer, approfondir, élargir et réaliser les efforts de réforme et la résilience de l'Ukraine conformément à la voie européenne de l'Ukraine".

 

"Prêts à aller vite"

"Le processus de rétablissement doit être transparent et responsable devant le peuple ukrainien", indique-t-il alors que la perspective de l'afflux de milliards de dollars d'aide a ravivé les inquiétudes sur la corruption, endémique dans le pays.

Dans son rapport 2021 sur la corruption, l'ONG Transparency International classe l'Ukraine 122e sur 180, la Russie 136e.

Le texte insiste pour que le processus de relance soit "inclusif et garantisse l'égalité des sexes, et il a appelé à la reconstruction de l'Ukraine de manière" durable.

"Quand nous disons que nous sommes prêts à aller vite, nous voulons vraiment dire vite", a assuré de son côté le Premier ministre ukrainien, Denys Chmygal.

La conférence, qui rassemble des responsables des alliés de l'Ukraine, des institutions internationales mais aussi le secteur privé, avait été planifiée bien avant la guerre déclenchée le 24 février par l'invasion russe, et devait initialement se concentrer sur les réformes en Ukraine et notamment la lutte contre la corruption.

La Banque européenne d'investissement (BEI) doit proposer la création d'un nouveau fonds pour l'Ukraine, qui pourrait atteindre 100 milliards d'euros, selon des sources informées. Et pour M. Chmygal, les avoirs russes gelés dans les pays occidentaux sont à eux seuls évalués à 300 à 500 milliards de dollars.

A Bruxelles, les trente pays membres de l'Otan ont lancé mardi le processus de ratification pour les adhésions de la Suède et de la Finlande, une décision historique pour les deux pays nordiques dictée par la guerre en Ukraine.

"A 32, nous serons encore plus fort (...) au moment où nous faisons face à la plus grave crise sécuritaire depuis des décennies", a souligné le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, avant que les ambassadeurs des pays de l'Alliance ne paraphent ces protocoles lors d'une cérémonie au siège de l'Otan.

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2173) : MARDI 5 JUILLET 2022

Mardi 5  Juillet 2022 – Touchée par la crise ukrainienne, la Tunisie cherche l'autosuffisance en blé dur :

Durement touchée par la flambée des prix des céréales provoquée par la guerre en Ukraine, la Tunisie, qui importe 66% de sa consommation de céréales et notamment de la région de la mer Noire , veut réduire sa dépendance. Si elle continuera à importer du blé tendre pour son pain, elle vise l'autosuffisance en blé dur, ingrédient essentiel de l'alimentation dans les pays du Maghreb pour les mets à base de couscous et de pâtes, dont les Tunisiens sont les seconds consommateurs mondiaux derrière les Italiens, avec 17 kg de pâtes par habitant et par an. Mais les agriculteurs des plaines ensoleillées de Cebalet Ben Ammar, au nord de la capitale Tunis, sont pénalisés par du matériel délabré et un manque d'aide financière du gouvernement.

« J'adorerais acheter une nouvelle moissonneuse-batteuse, mais je ne pourrais le faire qu'avec l'aide du gouvernement », confie l'agriculteur Mondher Mathali, 65 ans, se plaignant que sa machine, un modèle de 1976, gaspille près d'un tiers de la récolte. L'homme, qui peine à trouver ou acheter des pièces de rechange, dit vivre dans la hantise d'une panne mécanique majeure qui se traduirait par la perte de la totalité de sa récolte. Remplacer sa moissonneuse-batteuse, même sur le marché de l'occasion, coûterait quelque 150.000 euros, une somme inaccessible pour de nombreux petits agriculteurs tunisiens. « Si l'Etat nous soutenait, notre production et même la qualité augmenteraient de peut-être 50%, voire 90% », selon M. Mathali. « Mais notre situation s'aggrave et l'Etat ne nous aide pas », regrette-t-il.

« La Tunisie compte environ 3.000 moissonneuses-batteuses, dont 80% sont vieilles et très gaspilleuses, ce qui représente un important manque à gagner », a reconnu Faten Khamassi, cheffe du cabinet du ministre de l'Agriculture. La flambée des cours des céréales sur les marchés internationaux a mis en évidence la question de la production de blé qui doit être une priorité. Entre 2012 et 2016, le pays importait environ 33% de son blé dur, 71% de son orge et 85% de son blé tendre, selon un rapport de la FAO. Outre cette dépendance aux importations, la production locale a aussi pâti d'une décennie d'instabilité politique avec de nombreux changements de gouvernement depuis la révolution de 2011. « De temps à autre, il y a un nouveau ministre de l'Agriculture. Il prend son poste et la politique change (...) Il n'y a pas de continuité », explique à l'AFP Saïda Beldi, une technicienne agricole employée par l'Etat.

 

Une crainte que les investisseurs étrangers puissent opter pour d'autres cultures plus lucratives.

Depuis avril, le gouvernement a dévoilé une série de mesures pour améliorer la situation, dans l'espoir d'atteindre la pleine autosuffisance en blé dur d'ici 2023 . Objectif: passer de 560.000 à 800.000 hectares semés en blé dur. L'office gouvernemental des céréales a augmenté le prix par tonne versé aux agriculteurs, pour les encourager à produire davantage. Le ministère de l'Agriculture espère également augmenter de 30% la superficie des terres agricoles consacrées au blé tendre la saison prochaine. Il veut aider les agriculteurs à se procurer de meilleures semences, à obtenir une assistance technique et des prêts garantis par l'Etat. Il prévoit aussi d'aider les coopératives agricoles pour acheter des moissonneuses-batteuses à usage collectif, indique Mme Khamassi. En dépit des défis, « il est certainement possible de parvenir à l'autosuffisance en blé dur », assure-t-elle.

Dans le cadre de ses efforts pour développer le secteur, le ministère de l'Agriculture a aussi annoncé en juin que les investisseurs étrangers seraient autorisés à détenir entièrement des entreprises agricoles sans être obligés d'avoir un partenaire tunisien. Mme Khamassi affirme que cet assouplissement devrait attirer les investissements étrangers et créer des emplois dans le secteur. Mais l'économiste Fadhel Kaboub avertit que cette mesure pourrait rendre la Tunisie encore plus dépendante des importations de blé. Il craint que les investisseurs étrangers puissent opter pour d'autres cultures plus lucratives.

 

 

 

 

 

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Mardi 5  Juillet 2022 – Syrie : 35 mineurs et 16 mères rapatriés en France :

"La France a procédé ce jour au retour sur le territoire national de 35 enfants mineurs français qui se trouvaient dans les camps du Nord-Est de la Syrie. Cette opération inclut également le retour de 16 mères en provenance de ces mêmes camps", selon le communiqué, qui précise que les mères ont été remises aux autorités judiciaires et les enfants aux services d'aide à l'enfance.

Ces 35 enfants s'ajoutent aux 126 enfants dont les parents avaient rejoint des territoires repris à l'Etat islamique déjà rapatriés en France depuis 2016. Avant ce dernier rapatriement, il restait près de 200 mineurs et 80 mères dans des camps du Nord-Est syrien contrôlés par les Kurdes, où les conditions de vie sont "épouvantables" selon l'Onu.

Le 14 décembre 2021, une Française âgée de 28 ans, diabétique, était morte, laissant orpheline une fillette de six ans. Fin avril, la Défenseure des droits, Claire Hédon avait exhorté le gouvernement à procéder au rapatriement "dans les plus brefs délais", de tous les enfants français retenus dans les camps du Nord-Est de la Syrie.

Dans un communiqué publié mardi, le "Collectif des familles unies", qui regroupe des familles de Français partis en zone irako-syrienne, a dit "espérer" que ce dernier rapatriement "signe la fin de cette abjecte politique du +cas par cas+ qui revient à trier des enfants, à séparer les fratries et à arracher des enfants à leurs mères".

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2173) : MARDI 5 JUILLET 2022

Mardi 5  Juillet 2022 – A peine à la tête d'Israël, Lapid se rend à Paris pour discuter Liban et Iran :

Pour son premier déplacement à l'étranger depuis son accession au poste de Premier ministre d'Israël, le centriste Yaïr Lapid se rend mardi à Paris pour demander au président Emmanuel Macron « d'intervenir » afin de sauver les pourparlers gaziers entre le Liban et l'Etat hébreu.

M.Lapid a été nommé vendredi Premier ministre israélien dans le cadre d'un accord de partage de pouvoir avec Naftali Bennett prévoyant notamment une rotation au titre de Premier ministre en cas de dissolution de la Knesset, le Parlement. Ces dernières semaines, leur coalition avait perdu sa majorité, catalysant la dissolution du Parlement, la convocation d'élections en novembre, et donc l'accession aux plus hautes marches du pouvoir de Yaïr Lapid. Ce dernier doit assurer l'intérim jusqu'à la formation du prochain gouvernement. Dès le lendemain de son arrivée au pouvoir, Israël a été confronté à trois drones du mouvement chiite libanais Hezbollah, allié de l'Iran, ennemi juré de l'Etat hébreu. Les drones avaient été abattus alors qu'ils se dirigeaient vers le champ gazier de Karish, dans la zone maritime « israélienne », en Méditerranée orientale.

« Le Hezbollah poursuit sur la voie du terrorisme et sape la capacité du Liban à parvenir à un accord sur la frontière maritime », a commenté ce week-end M. Lapid, qui a maintenu la visite en France initialement prévue pour son prédécesseur Naftali Bennett. Cette visite intervient avant celle, la semaine prochaine en Israël, en Cisjordanie occupée et en Arabie saoudite du président américain Joe Biden, dans le cadre de sa première tournée au Moyen-Orient depuis son arrivée à la Maison-Blanche. Le Liban et Israël, deux pays voisins officiellement toujours en état de guerre, avaient entamé en octobre 2020 des négociations inédites sous l'égide de Washington pour délimiter leur frontière maritime, afin de lever les obstacles à la prospection d'hydrocarbures.

 

Les responsables israéliens craignent de voir l'Iran se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran nie.

Mais les pourparlers avaient été suspendus en mai 2021 en raison de différends concernant la surface de la zone contestée, concernant notamment le champ gazier de Karish. « Nous connaissons l'importance de la position de la France sur les questions liées au Liban et nous allons demander à la France d'intervenir pour maintenir les négociations que nous voulons mener jusqu'au bout sur les questions gazières », a déclaré un haut responsable israélien à un petit groupe de reporters, dont l'AFP, voyageant mardi avec M. Lapid. Israël a signé mi-juin un accord pour livrer du gaz naturel à l'Egypte, qui prévoit le liquéfier pour l'expédier en Europe.

Le Vieux continent cherche en effet à diversifier ses approvisionnements énergétiques après la décision de la Russie de couper ses livraisons de gaz à des pays européens. Et dans ce contexte, l'Etat hébreu dit vouloir s'assurer d'une paix gazière en Méditerranée orientale, où la découverte et l'exploitation de gisements gaziers au cours de la dernière décennie a attisé les contentieux frontaliers. « La question du Liban est essentielle et M. Lapid reviendra sur la position israélienne selon laquelle le Hezbollah est avant tout une menace pour l'avenir du Liban », a ajouté ce haut responsable israélien requérant l'anonymat. Outre le Hezbollah, l'Iran devrait être au menu des échanges Macron-Lapid, l'Etat hébreu tentant de convaincre les puissances occidentales de ne pas renouveler l'accord encadrant le programme nucléaire iranien (JCPOA) en échanges de la levée de sanctions.

Les responsables israéliens craignent de voir l'Iran se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran nie. Ils redoutent aussi que la levée de sanctions ne permette à la République islamique de regarnir ses coffres pour accroître son aide à ses alliés aux frontières d'Israël comme le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien. Comme Premier ministre, Naftali Bennett avait prôné la "doctrine de la pieuvre" face à l'Iran, disant vouloir miner directement Téhéran plutôt qu'uniquement ses « tentacules » dans la région. En lui succédant, M. Lapid s'est engagé à « tout faire en son pouvoir » pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire ou de « s'enraciner aux frontières » d'Israël.

 

 

 

 

 

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Mardi 5  Juillet 2022 – André Santini : une enquête ouverte après deux plaintes pour agression sexuelle :

Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête après les plaintes de deux hommes contre le maire d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) André Santini (UDI) pour agression sexuelle et harcèlement sexuel et moral, des accusations que l'élu de droite conteste. Les deux plaintes ont été déposées vendredi par deux employés de la mairie, un ancien chef de cabinet de M. Santini et un ancien huissier. Agés de 24 et 31 ans, ils accusent l'élu, bientôt 82 ans, de faits allégués couvrant plusieurs années jusqu'en mai dernier. L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a précisé mardi le parquet, sollicité par l'AFP, qui n'a pas "qualifié les faits à ce stade".

André Santini , pilier historique de la droite en Ile-de-France, conteste les faits, selon son avocat Me Marc Bellanger, qui précisait vendredi n'avoir pas encore eu connaissance du détail des accusations. Recontacté mardi par l'AFP, Me Bellanger n'a pas souhaité faire de commentaire, n'étant "pas informé" du début des investigations.

"La rapidité avec laquelle l'enquête a été ouverte est à la mesure de la gravité des faits dénoncés mais aussi de l'intensité des éléments probatoires. Chacun peut mesurer le courage dont les deux plaignants font preuve", a réagi pour sa part l'avocate des deux plaignants, Me Christelle Mazza.

Ancien secrétaire d'Etat à la fonction publique (2007-2009) et ex-député, André Santini (1988-2017) est maire UDI d'Issy-les-Moulineaux, une ville de près de 70.000 habitants du sud-ouest parisien, depuis 1980.

 

Système de prédation

Il est également vice-président du Grand Paris et patron du Syndicat des eaux d'Ile-de-France depuis 1983.

Le premier plaignant, un ancien huissier de 24 ans, affirme avoir été victime entre 2020 et 2022 d'"attouchements" et dénonce une "organisation du travail extrêmement oppressante et déstabilisante" à la mairie, selon sa plainte consultée par l'AFP. Il affirme que M. Santini a mis en place un "véritable système de prédation". En avril 2022, "c'est parti en vrille", explique-t-il: l'élu a "tenté de l'embrasser" à deux reprises et "d'approcher sa main vers son sexe" après un déjeuner. Le deuxième, ancien huissier (2011-2020) et ex-chef de cabinet (2020-2022), âgé de 31 ans, accuse notamment le maire d'avoir "sauté" sur lui dans un ascenseur et d'avoir tenté de l'"embrasser en le caressant".

Il assure aussi que M. Santini procédait "régulièrement" à "des attouchements sur la jambe, le bas des fesses et le bas du sexe". Seul avec lui dans le bureau, il lui "caressait sa jambe pour remonter vers le bas de son dos ou son sexe", selon la plainte, "ces agissements avaient toujours lieu en huis-clos". "Je connais M. Santini depuis dix-sept ans, on n'a jamais eu aucune plainte déposée contre lui sur les comportements qu'on lui impute", avait indiqué vendredi à l'AFP son avocat Me Bellanger.

"Je pense qu'il s'agit d'une campagne de vengeance de ces agents vis-à-vis du maire, avec qui il y a un contentieux. Ils ne sont pas contents de leur situation administrative et ont déposé plainte", avait-il ajouté. Les deux plaignants ont été écartés par le maire en mai, officiellement pour "rupture des liens de confiance nécessaires à notre collaboration".

 

 

 

 

 

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Mardi 5  Juillet 2022 – Sacha Houlié, jeune homme pressé dans le bain d'un nouveau texte Covid :

Fraîchement élu à la présidence de la commission des Lois à 33 ans, le député Renaissance (LREM) Sacha Houlié (photo) se retrouve sur le devant de la scène avec le projet de loi de « sécurité sanitaire », lui volontiers défenseur des libertés publiques.

Sa commission, l'une des plus prestigieuses de l'Assemblée nationale, doit s'emparer mardi à 15H30 de ce premier texte de la législature, attendu dans l'hémicycle à compter du 11 juillet avec des mesures limitées comme le pass sanitaire aux frontières, face au regain de l'épidémie de Covid-19. Les oppositions entendent se saisir de ce court projet de loi pour contester plus largement la politique sanitaire du gouvernement. Sacha Houlié n'a pas perdu de temps pour étrenner ses nouvelles fonctions, après avoir salué dans son élection « un message pour tous les jeunes de notre pays », « quelles que soient vos origines »: « la politique c'est aussi pour vous ». Sans sortir du cadre, ce jeune macroniste issu du PS, avocat de profession, a parfois fait entendre une voix dissonante du reste de la majorité au plus fort de l'épidémie de Covid lors de la précédente législature.

Il avait notamment voté contre l'application pour smartphone StopCovid, un outil qu'il jugeait « dangereux » pour les « libertés fondamentales ». A la tête de la commission des Lois, il endosse un rôle bien différent d'équilibriste, plus encore dans une Assemblée où son camp est loin de la majorité absolue. Il est « jeune et brillant, sans aucun doute » et « ambitieux aussi », raconte Philippe Gosselin (LR), un des piliers de la commission. « Son autonomie se retrouvera-t-elle? Je l'espère. Personne n'acceptera de marcher au pas », prévient l'élu de droite. « Ca vaut ce que ça vaut, mais il a su montrer une petite différence. C'est le moins pire des macronistes », juge aussi l'insoumis Ugo Bernalicis, qui y voit « plutôt un bon signe ». Malgré des débuts chahutés, le poste avait réussi à celle qui l'a précédé, Yaël Braun-Pivet, désormais présidente de l'Assemblée nationale et première femme au Perchoir.

 

Invité à Bercy avec d'autres signataires par le ministre, il se lancera dans l'aventure des Jeunes avec Macron qu'il cofondera la même année.

Réélu en juin dans la Vienne, Sacha Houlié est un appui de la « jambe gauche » de la majorité, sérieusement affaiblie après les défaites des ténors Christophe Castaner et Richard Ferrand. Il vient de la « bande de Poitiers », anciens Jeunes avec Macron (JAM) élus à l'Assemblée avec la vague de 2017. Certains comme Pierre Person sont partis déçus, d'autres ont changé de bord comme Aurélien Taché (groupe écologiste). Sacha Houlié continue lui d'agir plus prudemment de l'intérieur. Ce fils d'une institutrice et d'un ouvrier délégué syndical dit lui-même qu'il est issu d'un milieu « modeste, plutôt de gauche ». Sa « tête de premier de la classe » et ses lunettes rondes lui valent d'être surnommé Harry Potter, reconnaît-il volontiers.

Formé à la Faculté de droit de Poitiers, où il commence à militer au sein des Jeunesses Socialistes (MJS), il s'est spécialisé dans le droit des affaires et a exercé la profession d'avocat durant quatre ans dans un cabinet parisien dédié au droit de la construction, quasiment jusqu'à son élection en 2017. La loi Macron pour la croissance fut pour lui une « révélation » en 2015 et il signa une tribune en faveur de ce texte dans Le Monde avec d'autres jeunes avocats. Invité à Bercy avec d'autres signataires par le ministre, il se lancera dans l'aventure des Jeunes avec Macron qu'il cofondera la même année. Son mentor lui demandera en octobre 2016 de devenir Délégué national de son nouveau mouvement.

Au Palais Bourbon, le jeune homme pressé est propulsé vice-président de l'institution, durant six mois en 2017. Dans l'hémicycle, celui qui se définit comme « avant tout un militant » apparaît comme l'un des « marcheurs » les plus politiques et se fait régulièrement épingler par les oppositions pour son assurance. Ce fervent supporter de l'OM s'était illustré en mai 2020 en prônant davantage de souplesse à l'égard des supporters et des groupes ultras, dans un rapport co-écrit avec l'ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet (PCF) dont il a su se faire apprécier.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2173) : MARDI 5 JUILLET 2022

Mardi 5  Juillet 2022 – La finance française «encore loin» des objectifs climatiques :

Banquiers et assureurs français sont « encore loin d'aligner leurs portefeuilles avec les objectifs de l'Accord de Paris » sur le climat, pointe mardi l'ONG Reclaim Finance, qui a passé au crible plus de cinquante acteurs.

En France, seulement neuf grandes institutions financières ont annoncé des « mesures fortes » contre l'expansion pétro-gazière et treize ont planifié la fin de leurs soutiens au pétrole et au gaz non conventionnels, estime l'étude. Le chargé de campagne Louis-Maxence Delaporte, cité dans un communiqué, « note toutefois une vraie dynamique de progrès du côté des investisseurs quand c'est la panne sèche du côté de la majorité des grandes banques et assureurs. » Parmi les bons élèves cités figurent Macif, CNP Assurances ou encore Groupama. Crédit Agricole, Société Générale mais aussi Axa voient leur politique jugée « insuffisante » sur l'expansion pétro-gazière.

 

L'Accord de Paris a pour but de limiter la montée des températures à deux degrés Celsius par rapport aux niveaux antérieurs à la révolution industrielle.

Dans cette même catégorie BNP Paribas, Natixis et Scor sont pointés du doigt, accusés de continuer à « financer et assurer directement de nouveaux projets d’énergies fossiles ainsi que les entreprises à la manœuvre, comme Shell qui développe du gaz de schiste en Argentine, par exemple », indique M. Delaporte. L'étude, à laquelle ont participé 16 autres ONG, se base sur trois facteurs: la fin des soutiens à tout nouveau projet pétrolier ou gazier, la fin des soutiens aux entreprises développant de nouveaux projets pétroliers et gaziers, et l’adoption d’un plan de sortie du pétrole et du gaz.

L'Accord de Paris a pour but de limiter la montée des températures à deux degrés Celsius par rapport aux niveaux antérieurs à la révolution industrielle et de continuer les efforts pour limiter cette montée à 1,5 degré . Plus de 500 banques, assurances et gestionnaires d'actifs dont les principaux financiers français se sont par ailleurs engagés à atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, en rejoignant l'alliance « Glasgow Financial Alliance for Net Zero » (Gfanz).

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2173) : MARDI 5 JUILLET 2022

Mardi 5  Juillet 2022 – Covid : plus de 200.000 cas positifs en 24 heures, annonce Braun :

Le nombre de contaminations au Covid-19 "devrait légèrement dépasser les 200.000" sur les dernières 24 heures, a annoncé mardi le nouveau ministre de la Santé François Braun lors d'une audition à l'Assemblée nationale.

La septième vague épidémique "augmente ces derniers jours" et "nous enregistrons de l'ordre de 120.000 cas (par jour) en moyenne cette dernière semaine, avec un nombre de cas qui devrait légèrement dépasser les 200.000 ce soir", a déclaré M. Braun en ouverture d'une discussion sur le projet de loi "de veille et de sécurité sanitaire".

Face à un virus qui "circule plus et plus vite, nous devons protéger la population et veiller au retentissement de cette reprise sur le système de santé", a plaidé le ministre devant la commission des Lois, au lendemain de sa nomination dans le gouvernement Borne 2.

Notant l'augmentation des admissions dans les services hospitaliers conventionnels et, dans une moindre mesure, en soins critiques, cet urgentiste a souligné qu'elle était jusqu'alors "très en deçà du pic de janvier" et sans comparaison avec les vagues précédentes, "d'une ampleur encore plus importante". "Pour autant, nous sommes extrêmement attentifs à l'évolution de la situation dans le contexte que nous connaissons sur l'hôpital", a poursuivi M. Braun.

Et "contrairement à ce que d'aucuns prétendent, la stratégie du gouvernement est claire" face à cette vague, a-t-il clamé, appelant à "retrouver tous les bons réflexes".

Outre le port recommandé du masque "dans les lieux bondés, comme ici par exemple, les transports en commun, les transports pour les vacances", le ministre, masqué, a incité au deuxième rappel vaccinal pour les plus fragiles.

"La vaccination contre les formes graves sauve des vies", a insisté M. Braun, disant avoir, comme "médecin urgentiste, vu bien trop de morts évitables". Après un récent rebond, "près de 3 millions de personnes ont reçu une deuxième dose", ce qui est "mieux mais pas encore assez", a-t-il dit.

"Si nous sortons des régimes exceptionnels de crise, nous ne sortons pas pour autant de l'épidémie de Covid et il y a besoin de maintenir certains outils", objets des deux articles "très ciblés" du projet de loi, a défendu le ministre.

Ce texte n'est "pas un projet d'état d'urgence" et "comporte des mesures minimales mais nécessaires nous permettant après le 31 juillet de surveiller l'épidémie pour protéger les Français", a-t-il insisté.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2173) : MARDI 5 JUILLET 2022
LA MARCHE DU MONDE (2173) : MARDI 5 JUILLET 2022
LA MARCHE DU MONDE (2173) : MARDI 5 JUILLET 2022
LA MARCHE DU MONDE (2173) : MARDI 5 JUILLET 2022
LA MARCHE DU MONDE (2173) : MARDI 5 JUILLET 2022

Mardi 5  Juillet 2022 – A Londres, deux militants écologistes se collent à un tableau de la National Gallery :

Deux militants écologistes du mouvement Just Stop Oil ont recouvert lundi un tableau de la National Gallery de Londres d'une image représentant un paysage bucolique massacré par les énergies fossiles, avant de se coller au cadre de l'œuvre.

Les deux membres de l'organisation, qui milite pour l'arrêt immédiat de tout nouveau projet pétrolier ou gazier, ont visé un tableau du peintre britannique John Constable, "La Charrette de foin" (1821), représentant une charrette dans la campagne anglaise franchissant un cours d'eau.

Avant de se coller à son cadre, les deux militants ont recouvert l'œuvre d'une version "réimaginée", avec une route à la place de la rivière et des avions de ligne dans le ciel. "Une scène cauchemardesque qui montre comment le pétrole va détruire nos campagnes", a expliqué Just Stop Oil dans un communiqué.

Citée dans ce texte, Hannah Hunt, 23 ans et étudiante en psychologie à Brighton, a affirmé se mobiliser en raison des "40 nouveaux projets d'énergies fossiles du gouvernement", un chiffre fréquemment cité par les associations environnementales.

"Nous pouvons dire adieu aux +terres vertes et plaisantes d'Angleterre+ vu que la poursuite de l'extraction du pétrole entraînera des pertes de récoltes généralisées, ce qui signifie que nous devrons nous battre pour la nourriture", a affirmé Mme Hunt en référence à un célèbre poème de William Blake.

"Cette peinture fait partie de notre patrimoine mais ce n'est pas plus important que les 3,5 milliards d'hommes, de femmes et d'enfants qui sont déjà en danger en raison de la crise climatique", a affirmé Eben Lazarus, 22 ans et étudiant en musique. Les deux militants n'ont pas été arrêtés, a indiqué à l'AFP la police de Londres.

Just Stop Oil a mené plusieurs actions similaires la semaine dernière avec des militants se collant aux cadres de célèbres tableaux à Londres, à Manchester ou encore à Glasgow.

 

Dimanche, des militants se sont brièvement introduits sur la piste du Grand Prix de Formule 1 de Grande-Bretagne à Silverstone.

Fin juin, un rapport indépendant a pointé les "défaillances majeures" dans la stratégie de Londres pour atteindre ses objectifs climatiques, alors que le pays s'est engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050. Depuis le début de la guerre en Ukraine, le gouvernement a revu sa stratégie énergétique, avec un renforcement du nucléaire, de l'éolien, du solaire, mais aussi des énergies fossiles en mer du Nord, pour accroître la sécurité de son approvisionnement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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