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22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2160) : MARDI 21 JUIN 2022

Mardi 21 Juin 2022 – PS, EELV et PCF refusent la proposition de Mélenchon d'un groupe Nupes unique à l'Assemblée :

Le Parti socialiste, EELV et le PCF ont déclaré lundi à l'AFP refuser la proposition de Jean-Luc Mélenchon de former un groupe Nupes unique à l'Assemblée nationale, rappelant que l'accord de coalition signé début mai prévoyait des groupes distincts. "Il n'a jamais été question d'un groupe unique. Il y aura un groupe socialiste à l'Assemblée nationale", a déclaré Pierre Jouvet, porte-parole du PS, qui a négocié l'accord avec LFI. "Le contrat de coalition était très clair, il prévoyait que chaque parti ait son groupe et qu'ensuite il y ait un intergroupe", a-t-il rappelé. "Pas question de se fondre dans un groupe unique", a pour sa part réagi le porte-parole d'EELV Alain Coulombel.

"On a un contrat avec la Nupes et je pense que c'est pareil pour PCF et PS: il était convenu que chacun ait son propre groupe. Cette proposition est inappropriée par rapport à l'engagement mutuel. On est mis devant le fait accompli", a-t-il dénoncé. "Avoir un groupe propre est un des éléments de l'accord, nous avons toujours été clairs à ce sujet", a précisé à l'AFP Igor Zamichiei, numéro 2 du PCF, parti d'accord en revanche avec le principe d'un intergroupe.

Jean-Luc Mélenchon a proposé lundi que la Nouvelle union populaire écologique et sociale se constitue "comme un seul groupe" à l'Assemblée nationale, inquiet que l'obtention de 89 députés par le RN remette en cause son "statut" de première opposition à Emmanuel Macron.

 

"L'opposition s'appellerait Nupes"

"Dès lors qu'il y a un seul groupe, sans aucune discussion possible, l'opposition s'appellerait Nupes", a-t-il expliqué devant le siège de La France insoumise à Paris, affirmant qu'il s'agissait d'une "proposition, pas d'une injonction : "Naturellement, je m'en remettrai à ce que décideront les groupes".

Valérie Rabault, cheffe de file des socialistes à l'Assemblée nationale lors de la précédente législature, s'est également opposée à la proposition, tout comme à la proposition d'Eric Coquerel (LFI) d'une motion de censure début juillet contre le gouvernement d'Elisabeth Borne. D'après l'élue du Tarn-et-Garonne interrogée par l'AFP, la "seule solution" pour les macronistes privés de majorité absolue est de "négocier texte par texte, ce qui est très bien".

Sur la présidence de la commission des Finances, qui revient de droit à l'opposition et pour laquelle le chef du PS Olivier Faure reconnaît à LFI une "primauté", Mme Rabault, qui a été rapporteure générale du budget dans le passé, ne "s'interdit rien" quant à une éventuelle candidature à cette fonction.

Mardi après-midi doivent se réunir les députés socialistes, au nombre de 34 à 35 selon elle. "Je souhaite réunir les élus dans l'accord Nupes et les élus hors accord Nupes. La réunion vise à voir si un centre de gravité est possible", en fonction de quoi elle pourrait se représenter pour le diriger, a-t-elle précisé. Un vote interne est prévu jeudi.

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2160) : MARDI 21 JUIN 2022

Mardi 21 Juin 2022 – Christian Jacob sur Macron : «LR n’a pas vocation à être une béquille ou une roue de secours» :

Le président des LR est revenu, mardi 21 juin sur France Inter, sur les résultats du second tour des législatives, les appels du pied d’Emmanuel Macron envers les LR, et a redit que son parti sera dans une opposition au pouvoir Macroniste.

Christian Jacob a débuté l’entretien en critiquant vertement le président de la République, à la suite des résultats des législatives  : « On est dans un contexte que nous n’avons jamais connu. La responsabilité entière est celle du président de la République car je considère que c’est un quinquennat pour rien. » Il a ajouté que Macron « a instrumentalisé Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et il se retrouve face à cette difficulté. C’est au président de trouver les réponses, c’est lui qui a mis le pays dans cette situation et qui porte cette responsabilité. »

Alors que Jean-François Copé (LR) a prôné un rapprochement avec Ensemble, le patron des LR a mis fin à toute tergiversations : « Nous sommes dans l’opposition car dans ce quinquennat, où il a été incapable de porter aucune réforme, où il y a une gabegie sur les dépenses publiques ; nous l’avons fait pendant cinq ans en mettant des propositions sur la table. » Il a également fustigé ce choix : « La réponse ne sera pas dans les combines et les magouilles. La dernière fois, le président l’a fait en allant cherchant des âmes fragiles pour entrer dans son gouvernement. Résultat : il a la pire gestion des dépenses publiques, pire qu’Hollande ! »

Christian Jacob a affirmé que « ce n’est pas la ligne qu’ [il] défendrai[t] [car] ceux qui nous ont fait confiance ne nous ont pas élu pour être avec Emmanuel Macron. » Pour lui, le président doit accepter les propositions des LR s’il veut un vote commun : « Les textes viennent les uns après les autres et nous serons toujours force de propositions, charge au gouvernement de les accepter ou pas. On ne va pas dire quelque chose lors de la campagne et changer aujourd’hui. »

 

« Le président a instrumentalisé les extrêmes» analyse Christian Jacob

Les critiques se sont poursuivies : « Qui nous a conduit dans cette situation ? C’est lui. On n’a pas vocation à être une béquille ou une roue de secours. » Sur la convocation de tous les chefs de parti ce jour, le président des LR s’est montré catégorique : « C’est lui qui a quelque chose à me dire, c’est lui qui nous a convoqué. J’ose espérer que c’est qu’il a quelque chose à dire. Si un de ses projets est le nôtre, on ne va pas voter contre, à condition qu’il soit le nôtre. »

« Qui n’a eu qu’une idée de nous détruire en permanence et fait monter les extrêmes ? C’est le président de la République. Il fallait qu’il y pense avant » a raillé Christian Jacob. Au sujet d’Elisabeth Borne, toujours Première ministre, il a déclaré : « Ce qui aurait été cohérent c’est qu’après les législatives, elle dépose sa démission auprès du président. C’est à lui de décider. »

Si les Macronistes ont été pris à partie, il est resté lucide sur l’élection des LR (62 députés) : « C’est le choix des électeurs. Le président a instrumentalisé les extrêmes et nous avons été pris dans cet étau. Quand on perd une élection, c’est que l’on n’a pas été bon […] Collectivement, on n’a pas su trouver l’espace. » Quant aux extrêmes, le chef des LR n’a pas retenu ses coups : « Ce qu’il s’est passé, sont les transferts des électeurs de l’extrême-gauche vers l’extrême-droite et inversement. C’est le même programme économique. Il n’a rien de sérieux, mais a séduit au moment où il a été présenté. Dire la retraite à 60 ans tout en augmentant les pensions , c’est se moquer du monde. »

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2160) : MARDI 21 JUIN 2022

Mardi 21 Juin 2022 – Elisabeth Borne a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée :

 La Première ministre française Elisabeth Borne a remis sa démission au président Emmanuel Macron, qui l'a refusée "afin que le gouvernement puisse demeurer à la tâche et agir en ces jours", a annoncé la présidence mardi.

A l'issue des législatives de dimanche, M. Macron se retrouve privé de majorité absolue à l'Assemblée nationale . Dans ce contexte, le chef de l'Etat va mener "les consultations politiques nécessaires (...) afin d'identifier les solutions constructives envisageables au service des Français", a précisé la présidence, avant une série de rendez-vous avec les chefs de parti mardi et mercredi à l'Elysée.

Elisabeth Borne va par ailleurs réunir l'ensemble du gouvernement à Matignon mardi en début d'après-midi, a annoncé son entourage à l'AFP, dans un contexte difficile pour l'exécutif qui a perdu sa majorité absolue à l'Assemblée lors des élections législatives.

Parmi les membres du gouvernement attendus rue de Varenne figureront bien la ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires Amélie de Montchalin, la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon, et la secrétaire d'Etat à la Mer Justine Bénin, toutes trois battues dimanche au second tour et qui devront donc démissionner, a précisé l'entourage de Mme Borne.

 

 

 

 

 

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Mardi 21 Juin 2022 – LFI veut «discuter» d'un groupe Nupes, malgré le refus de ses partenaires :

La France insoumise veut "discuter" de la proposition de Jean-Luc Mélenchon de créer un groupe unique Nupes à l'Assemblée nationale avec ses partenaires socialistes, communistes et écologistes, malgré leurs réponses négatives, ont indiqué ses responsables mardi. "Jean-Luc Mélenchon ne fait pas une injonction, il fait une proposition", a fait valoir le numéro deux de LFI Adrien Quatennens sur Cnews. Il a souligné que LFI comptait "discuter" avec les membres de l'alliance de gauche Nupes, et a de nouveau justifié la proposition par le fait que la situation politique est "très instable, inédite", avec également un RN fort de 89 députés.

 

"Il n'y a aucune difficulté, il n'y a aucune crise, la Nupes va continuer"

Pour le nouveau député LFI des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard, "si cette proposition finalement est acceptée par tout le monde, c'est très bien; si ça n'est pas le cas, on trouvera une autre manière de s'organiser", a-t-il avancé sur BFMTV. "On va discuter", "les convaincre, et si ce n'est pas le cas, ça finira sur un intergroupe", a également estimé le député LFI de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel sur franceinfo, précisant que LFI devrait rencontrer ses partenaires ce mardi. "Il n'y a aucune difficulté, il n'y a aucune crise, la Nupes va continuer, elle va s'enrichir, elle va se poursuivre, elle va se renforcer et demain elle sera l'opposition et demain peut-être l'alternative à la politique d'Emmanuel Macron dans ce pays", a fait valoir Manuel Bompard.

Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a raconté sur franceinfo avoir eu Adrien Quatennens qui lui a dit que LFI allait faire cette proposition: "je lui ai dit qu'il pouvait le proposer mais que la réponse serait négative". Olivier Faure a rappelé qu'il y a "un accord que nous avons tous signé" qui "précise qu’il y aura des groupes autonomes et un intergroupe qui coordonnera nos activités, nos prises de positions", et dont le fonctionnement reste à "définir". Le patron du PS a assuré néanmoins qu'au sein de la Nupes, "tout va bien, nous nous entendons parfaitement. Nous avons de bonnes raisons de continuer ensemble car cette aventure a permis de réveiller l’espoir à gauche. Je souhaite que nous puissions continuer à incarner ensemble une alternative".

Au PCF, le secrétaire national Fabien Roussel a affirmé sur RTL que son parti aurait "un groupe" à l'Assemblée nationale, comptant sur le renfort de députés ultramarins pour le constituer (il faut 15 députés, et 12 communistes ont été élus dimanche). "Nous allons nous réunir demain avec les députés ultramarins qui souhaitent pouvoir rejoindre notre groupe avec André Chassaigne, qui, je le souhaite, le présidera", a-t-il précisé.

 

 

 

 

 

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Mardi 21 Juin 2022 – Pour Fabien Roussel, «c’est important qu’il y ait quatre groupes de gauche à l’Assemblée Nationale» :

Invité sur RTL, mardi 21 juin, le député du Nord a fait part de ses analyses sur la convocation des chefs de partis ce jour par le président, le programme social et économique de la NUPES, mais aussi de ses questionnements quant à une motion de censure visant Elisabeth Borne.

Fabien Roussel est revenu, ce jour, sur RTL sur la convocation des chefs de chaque parti par Emmanuel Macron après les résultats du second tour des législatives : « Je suis reçu en tant que chef de parti - il y a encore le Parti communiste dans ce pays, heureusement – et c’est une bonne chose qu’il puisse écouter chacun d’entre nous. »

Il a également fait une mise au point suite à la demande de la France Insoumise de ne constituer qu’un seul groupe NUPES à l’Assemblée Nationale : « Nous avons passé un accord électoral en vue des législatives, ce qui nous a permis de plus que doubler le nombre de députés de gauche et écologistes. Pour autant, cet accord prévoit aussi des mesures communes que nous allons défendre et des différences sur certains sujets. Cette différence est une richesse, il n’y a pas un groupe unique. »

Le député a ajouté que « c’est important qu’il y ait quatre groupes de gauche à l’Assemblée Nationale » et que « les Français attendent des mesures fortes pour les salaires, les retraites. » Pour lui, il y a « beaucoup de colère contre le président de la République, qui attend […] Est-ce qu’au mois de juillet, on met à l’ordre du jour une hausse de 15% du SMIC et de l’ensemble des salaires, le blocage des prix ? »

 

« Je ne comprends pas cette motion de censure » dit l'élu communiste

Fabien Roussel a mis en avant le fait qu’« aujourd’hui, les Français veulent que leur salaire et leur pouvoir d’achat augmentent, que les prix alimentaires et à la pompe baissent », fustigeant au passage la politique du gouvernement à cet égard : « Si le gouvernement continue dans sa politique des petits chèques, on va droit dans le mur. Les employeurs vont vraiment avoir du mal à trouver des salariés si l’on n’augmente pas fortement les salaires et que l’on ne revalorise pas le travail. »

Il a toutefois tempéré ses propos : « Je lui dirai qu’il ne faut pas avoir peur du blocage des institutions parce qu’il n’a pas de majorité. Je propose d’augmenter le SMIC tout de suite, il y aura la majorité des députés de gauche qui la soutiendront […] Nous demandons que le président entende ce qui se dit dans le pays […] Il faut que ça bouge tout de suite. Le président n’a pas eu la majorité, c’est la première fois que cela arrive depuis 25 ans. »

Au sujet de la motion de censure instiguée par LFI et visant la Première ministre Elisabeth Borne , le communiste s’est montré plus conciliant : « Je n’ai pas été consulté. Nous avons un groupe et nous allons nous réunir demain avec les députés ultramarins et c’est la possibilité pour eux d’être dans un groupe où ils ont toute leur place. Comme à chaque fois, nous déciderons collectivement de nous associer ou pas. » Il a ensuite poursuivi : « Je ne comprends pas cette motion de censure car il y a un discours de politique générale soumis à un vote de l’Assemblée et si dans le discours il n’y a rien, nous voterons contre. »

Le député du Nord attendra donc le discours de politique générale : « Je dis qu’Elisabeth Borne doit présenter une copie qui soit en phase avec ce que les Français attendent. Il y a beaucoup d’attente et de colère. Si elle reste sur les discours de la présidentielle ou des législatives, elle sera battue. Mais elle a la possibilité de changer, ce n’est pas bloqué. J’attends de voir le discours de politique général avant de dire que ce n’est pas bon. »

 

 

 

 

 

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Mardi 21 Juin 2022 – Jean-Marie Le Pen «très heureux» du succès de sa fille aux législatives :

 L'ancien chef du Front national, devenu Rassemblement national, Jean-Marie Le Pen s'est dit «très heureux» lundi du succès de sa fille Marine aux législatives, un résultat qui doit conduire le RN «jusqu'au gouvernement». «J'ai été très heureux de ce succès du Rassemblement national mais qui doit être interprété non pas comme une fin mais comme un commencement» et «conduire jusqu'au gouvernement de la France», a affirmé à l'AFP le co-fondateur du FN, 94 ans.

Sans scrutin proportionnel ni alliances, Marine Le Pen a multiplié par presque trois, avec 89 députés élus dimanche, le nombre de sièges à l'Assemblée obtenus son père en 1986 (32 du Front national et trois du petit mouvement conservateur CNIP). Le RN «a la possibilité de jouer un rôle d'arbitre et va incliner forcément le gouvernement vers la droite. Faute de quoi, il faudra procéder à de nouvelles élections», a estimé Jean-Marie Le Pen. «Si le gouvernement n'a pas de majorité, il faudra qu'il retourne devant les électeurs».

Cette percée historique s'explique, selon Jean-Marie Le Pen, par «l'accumulation des graves difficultés que commence à connaître le pays et qui vont se développer». Mais la «dédiabolisation» du parti, qu'il a toujours contestée, est «peut être un des éléments» d'explication de ce score inégalé, «mais ce n'est pas essentiel, (...) c'est l'opinion qui s'est modifiée», a-t-il ajouté.

«Il n'y a rien de changé» au RN par rapport au FN, «les principes et les éléments de programme sont les mêmes que ceux que je défendais», a souligné l'ancien patron du FN, parti d'extrême droite fondé il y a 50 ans. Comme lui, sa fille Marine Le Pen défend le principe, qu'elle veut inscrire dans la Constitution, de «priorité nationale» en matière d'emploi et de logement, même si elle a adouci son image pendant la campagne présidentielle.

 

 

 

 

 

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Mardi 21 Juin 2022 – La médaille du Nobel russe vendue plus de 100 millions de dollars, pour les enfants ukrainien :

Dmitri Mouratov, rédacteur en chef russe du journal d'investigation indépendant Novaïa Gazeta, a vendu lundi aux enchères sa médaille de prix Nobel de la paix 103,5 millions de dollars, au profit des enfants déplacés par le conflit en Ukraine. Le montant de cette vente à New York, décrochée par un enchérisseur au téléphone dont l'identité n'a pas été dévoilée, sera reversée au programme de l'UNICEF consacré aux enfants ukrainiens déplacés par la guerre, selon Heritage Auctions, qui s'est chargé de la vente.

Lorsque l'offre finale est tombée, augmentée de dizaines de millions de dollars par rapport à la précédente, la salle a été prise de stupéfaction, y compris M. Mouratov lui-même. "Je suis comme vous à cet égard", a-t-il déclaré à l'AFP, s'exprimant par l'intermédiaire d'un traducteur après la vente. A propos de son choix de l'UNICEF comme bénéficiaire des fonds, il a répondu: "Il est essentiel pour nous que cette organisation n'appartienne à aucun gouvernement. Elle peut travailler au-dessus des gouvernements. Il n'y a pas de frontières pour elle".

M. Mouratov avait remporté le prestigieux prix en 2021, aux côtés de la journaliste philippine Maria Ressa, le comité les honorant "pour leurs efforts visant à préserver la liberté d'expression". Le journal Novaïa Gazeta a annoncé fin mars suspendre ses publications en ligne et au format papier en Russie jusqu'à la fin de l'intervention en Ukraine, en plein durcissement du Kremlin contre les voix dissonantes.

Dmitri Mouratov faisait partie d'un groupe de journalistes qui ont fondé Novaïa Gazeta en 1993 après la chute de l'Union soviétique. Avant la suspension de ses opérations, le journal était le dernier à exprimer des critiques envers le président russe Vladimir Poutine. Novaïa Gazeta est notamment connu pour ses enquêtes sur la corruption et les atteintes aux droits humains en Tchétchénie.

 

Anna Politkovskaïa

Cet engagement a coûté la vie à six de ses collaborateurs depuis les années 1990, dont la célèbre journaliste Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006. Dmitri Mouratov a dédié son prix Nobel à leur mémoire. "Ce journal est dangereux pour la vie des gens", confiait-il en 2021 à l'AFP. Dans une vidéo publiée par Heritage Auctions, le journaliste déclare que gagner le prix Nobel "vous donne une opportunité d'être entendu".

"Le message le plus important aujourd'hui, c'est que les gens comprennent qu'un conflit se passe et que nous devons aider les gens qui souffrent le plus", a-t-il ajouté, désignant en particulier "les enfants dans les familles réfugiées". Début avril, Dmitri Mouratov avait été attaqué dans un train en Russie par un inconnu qui l'avait aspergé d'un mélange rouge de peinture à l'huile et d'acétone, provoquant des brûlures aux yeux.

 

 

 

 

 

 

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Mardi 21 Juin 2022 – Bombardements russes, Kiev frappe ses plateformes de forage... le point sur la guerre en Ukraine

L'Ukraine a accusé lundi la Russie d'intensifier encore ses bombardements meurtriers dans l'Est, où ses troupes résistent avec acharnement, et selon Moscou, a frappé en retour des plateformes de forage en mer Noire au large de la Crimée (sud), annexée en 2014. Le rédacteur en chef russe du journal d'investigation indépendant Novaïa Gazeta Dmitri Mouratov a vendu lundi aux enchères sa médaille de prix Nobel de la paix à New York pour 103,5 millions de dollars au profit du programme de l'Unicef consacré aux enfants ukrainiens déplacés par la guerre.

Il faut que "les gens comprennent qu'un conflit se passe et que nous devons aider les gens qui souffrent le plus", a-t-il déclaré. Dans l'est de l'Ukraine, plusieurs villes se préparent à une avancée des troupes russes. "Le front s'est rapproché ces dernières semaines, jusqu'à 15-20 kilomètres", expliquait à l'AFP Vadym Lyakh, maire de Sloviansk, dans l'oblast de Donetsk, qui espère que "les nouvelles armes dont notre armée a besoin arriveront bientôt". Sur la place du village, le bruit lointain de l'artillerie était déjà audible, selon des journalistes de l'AFP sur place. "Jusque-là, tout va bien ici, mais c'est très dur psychologiquement quand on voit à la télévision ce qui se passe dans d'autres villes", a ajouté Svitlana, 48 ans, bouchère au marché de Kramatorsk, une autre ville qui pourrait bientôt devenir un point chaud des combats avec l'avancée des troupes de Moscou depuis le nord.

 

Plus de bombes

La présidence ukrainienne a indiqué lundi que les bombardements russes augmentaient dans la région de Kharkiv (nord-est), la deuxième ville du pays, qui a résisté à la pression des forces russes depuis le début de l'offensive le 24 février. Dans la région de Donetsk (est), l'intensité des bombardements "s'accroît tout au long de la ligne de front", a ajouté la présidence, signalant un mort et sept blessés dont un enfant.  A Severodonetsk, "les Russes contrôlent la plupart des quartiers résidentiels" , mais "plus du tiers de la ville reste contrôlé par nos forces armées", selon le chef de l'administration locale, Oleksandr Striouk.

Les combats font rage autour de cette agglomération clé pour contrôler l'ensemble du Donbass, bassin industriel de l'Est ukrainien partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses soutenus par Moscou. Serguiï Gaïdaï, le gouverneur régional, a confirmé la chute du village de Metolkine, en périphérie sud-est de Severodonetsk, annoncée la veille par le Kremelin. Dans un premier commentaire du Kremlin sur les deux Américains capturés en Ukraine alors qu'ils combattaient avec les forces armées de Kiev, le porte-parole Dmitri Peskov a déclaré lundi que les deux hommes doivent "être tenus responsables des crimes qu'ils ont commis", sans donner de précisions sur ces crimes.

Les Russes ont accusé les Ukrainiens d'avoir frappé lundi matin trois plateformes de forage de leur complexe gazier et pétrolier au large de la Crimée, faisant trois blessés et sept portés disparus selon le gouverneur installé par Moscou après l'annexion en 2014 de la péninsule, Sergueï Aksionov. Selon lui, 94 personnes ont été évacuées. L'armée ukrainienne a déjà frappé à plusieurs reprises, avec des missiles de croisière tirés depuis la côte, des navires russes en mer Noire, notamment le croiseur Moskva (Moscou), navire amiral de la flotte russe de la mer Noire, coulé mi-avril. La Russie garde cependant le contrôle de cette zone de la mer Noire, et son blocus a pour conséquence d'empêcher l'exportation par cargos de millions de tonnes de céréales dont l'Ukraine est un des principaux producteurs mondiaux.

Moscou a soutenu lundi que la hausse du prix des céréales était "la faute des régimes occidentaux, qui agissent comme des provocateurs et des destructeurs", selon la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

Le président ukrainien, dans un discours en vidéoconférence aux membres de l'Union africaine (UA), a lui déploré que "l'Afrique (soit) l'otage de ceux qui ont commencé la guerre", et a indiqué que des "négociations difficiles" étaient en cours pour débloquer les ports ukrainiens, sans progrès pour l'instant. L'Union européenne, par la voix du chef de sa diplomatie, a accusé Moscou de commettre "un véritable crime de guerre" en bloquant ces exportations. "Vingt millions de tonnes de blé restent bloquées en Ukraine. Cela crée la faim voire la famine. Il s'agit d'une tentative délibérée d'utiliser l'alimentation comme une arme de guerre", a dénoncé Josep Borrell.

 

Quitter "le monde russe"

Les 27 pays de l'UE doivent débattre cette semaine de la possibilité d'accorder à l'Ukraine et à la Moldavie le statut de candidat à l'entrée dans l'Union, a indiqué lundi le président du Conseil européen Charles Michel. Cette proposition, conforme à ce que recommande la Commission européenne, sera exprimée à l'occasion du sommet des dirigeants européens, jeudi et vendredi à Bruxelles, qui devront prendre cette décision à l'unanimité. La Rada, le Parlement ukrainien, a ratifié lundi la Convention d'Istanbul, premier traité international à fixer des normes juridiquement contraignantes pour parer les violences sexistes, "un événement historique qui nous amènera au sein de l'UE encore plus vite", selon son premier vice-président, Oleksandr Korniyenko.

"Le président Volodymyr Zelensky et tous les députés qui ont voté en faveur de la ratification ont coupé une énième corde qui avait ancré l'Ukraine au +monde russe+", s'est félicité pour sa part Serguiï Kyslytsya, l'ambassadeur ukrainien à l'ONU. Plus au Nord, la Lituanie, ex-république soviétique membre de l'UE et de l'Otan, qui y positionne des troupes, a quand a elle restreint le transit de fret russe par rail vers l'enclave russe de Kaliningrad. La tension est montée brusquement, le ministère russe des Affaires étrangères déclarant que si le transit "n'est pas rétabli en totalité, alors la Russie se réserve le droit d'agir pour défendre ses intérêts nationaux".

Josep Borrell a déclaré que la Lituanie appliquait les sanctions européennes sur le transit de certains types d'exportations entre la Russie et Kaliningrad, mais n'imposait aucun blocus à l'enclave russe. Moscou n'a pas précisé la nature de sa menace, mais Kaliningrad, ancienne cité prussienne de Königsberg devenue une enclave russe dans l'UE, est une tête de pont stratégique pour Moscou, qui y a installé des missiles balistiques Iskander capables de porter des frappes nucléaires en Europe occidentale et y fait mouiller sa flotte militaire.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2160) : MARDI 21 JUIN 2022

Mardi 21 Juin 2022 – UE: accord des 27 en vue sur la candidature de l'Ukraine :

Un accord des Vingt-Sept sur une candidature de l'Ukraine à l'UE semblait en vue mardi, deux jours avant un sommet européen qui devra prendre cette décision à l'unanimité, ont estimé plusieurs ministres européens lors d'une réunion à Luxembourg.

Un accord des Vingt-Sept sur une candidature de l'Ukraine à l'UE semblait en vue mardi, deux jours avant un sommet européen qui devra prendre cette décision à l'unanimité, ont estimé plusieurs ministres européens lors d'une réunion à Luxembourg. La Commission européenne a rendu un avis positif vendredi sur l'octroi à l'Ukraine et à la Moldavie du statut de candidat à l'Union européenne, lequel ouvrirait la voie à une adhésion à l'issue d'un long processus.

"Il n'y a pas un seul pays auquel la proposition pose problème. Nous allons faire preuve d'une grande unanimité", a assuré le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn. L'UE s'apprête à dire au président russe Vladimir Poutine que "l'Ukraine fait partie de l'Europe", a-t-il ajouté à son arrivée à la réunion. Une telle décision "est importante pour l'Ukraine et la Moldavie", a-t-il souligné.

 

"Il y a beaucoup d'obligations qui doivent être remplies"

Son homologue danois, Jeppe Kofod, dont le pays avait émis des réserves sur ces candidatures, a déclaré que Copenhague "soutenait totalement l'octroi de ce statut" aux deux anciennes républiques soviétiques. "Il y a beaucoup d'obligations qui doivent être remplies" par les deux pays en vue d'une adhésion et "nous allons travailler en partenariat" avec eux pour qu'ils y arrivent, a-t-il ajouté. "Un consensus est en train de se dégager", a également estimé le Français Clément Beaune, ministre délégué à l'Europe, soulignant que la discussion sur l'élargissement "ne doit pas remettre en cause la trajectoire européenne des Balkans occidentaux" qui sont toujours dans l'antichambre de l'UE. Les dirigeants des 27 se réuniront jeudi matin avec ceux des Balkans occidentaux avant le Conseil européen. Quatre pays de cette région sont officiellement candidats - Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie, Albanie - et deux autres sont des candidats potentiels - Bosnie et Kosovo. L'Allemagne est particulièrement attachée à une accélération du processus d'adhésion en faveur de ces pays alors que les négociations officielles ne sont toujours pas ouvertes avec Tirana et Skopje.

Aucun des ambassadeurs des Vingt-Sept ne s'est opposé lundi aux candidatures de Kiev et Chisinau, selon plusieurs sources diplomatiques. La discussion a été "très consensuelle", avec un "suivi unanime" des avis de la Commission lors de la réunion des ambassadeurs, a indiqué l'une de ces sources à l'AFP. La Géorgie, qui aspire également à rejoindre l'UE, devra encore mener des réformes avant d'obtenir le statut de candidat, selon l'avis de la Commission. Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé lundi à Tbilissi pour réclamer une adhésion à l'UE.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2160) : MARDI 21 JUIN 2022

Mardi 21 Juin 2022 – Cambodge : la tyrannie sans fin :

Après le cauchemar des Khmers rouges, le pays a été mis en coupe réglée par Hun Sen. Quarante ans de terreur et de corruption.

Un ectoplasme à la voix de crécelle qui n’illumine une pièce que quand il en sort. Un pourri, au sens premier du terme, à savoir altéré par la décomposition. Dans une cantine chic de Phnom Penh, sur les rives paisibles du Tonlé Sap, quand la touffeur du jour laisse place à une fraîcheur vespérale, la parole se libère. Et les quolibets volent bas. Ce soir, ils sont une demi-douzaine d’« Aek Oudom » (« excellences »), l’élite qui a fait main basse sur le Cambodge, à discutailler bruyamment autour de grands crus. Ces messieurs fument un havane de belle circonférence. Les dames se partagent des profiteroles. Dehors ronronne une Rolls-Royce Phantom qui vaut 150 ans de salaire moyen cambodgien. Dans les gargotes des alentours, le petit peuple se régale de soupe de riz accompagnée d’œufs salés et de filets de poisson-chat.

 

Trente-sept années de pouvoir absolu

À la table voisine de la nôtre, la discussion s’enflamme. Ça parle haut, ça s’emballe. Mais tous de s’accorder sur un fait : « Trop, c’est trop. Il est urgent d’agir. » L’objet de leur ire : celui qui ne parle de lui qu’à la troisième personne et se fait appeler « Sa Hauteur » ou, en khmer dans le texte, « Samdech Akka Moha Sena Padei Techo » (« Seigneur exalté, glorieux, suprême et puissant commandant »). À 69 ans, Hun Sen, fils de paysan, apostat khmer rouge puis officier de l’armée populaire vietnamienne, est un des plus vieux tyrans en activité de la planète : trente-sept années de pouvoir absolu aux rênes du Cambodge, dont il est resté le Premier ministre à coups d’urnes bourrées et de pronunciamientos. Avec le Camerounais Paul Biya, quarante ans de pouvoir, ou l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, quarante-deux ans de règne, Hun Sen détient, hors familles royales, le record de longévité à la tête d’un État.

La goutte qui fait déborder le vase ? L’annonce, début 2022, que son fils de 44 ans, le replet et falot Hun Manet, allait lui succéder pour diriger le pays – même s’il se murmure que le patriarche songerait à prolonger son bail jusqu’en 2028. Son parti vient de remporter haut la main les élections municipales, s’arrogeant 80 % des communes. Voilà cinq ans, l’opposition avait eu la mauvaise idée de rallier 45 % des suffrages, ce qui avait valu aux partis leur radiation et l’incarcération des principaux dirigeants. Kung Raiya, candidat du parti d'opposition La Chandelle. Il a été emprisonné deux ans pour ses critiques du pouvoir sur les réseaux sociaux.

En trois décennies, l’entourage de Hun Sen a mis la main sur des pans entiers de l’économie. Une étude de l’ONG Global Witness de 2016 estime que son clan, une famille de 21 membres, s’est arrogé le monopole de l’import-export, du tourisme, de l’hôtellerie, des médias, des transports, de l’immobilier, de l’énergie et du jeu. À lui seul, le Naga, unique casino de Phnom Penh, rapporterait au clan une centaine de millions d’euros par an. « Le peuple en a assez. Il est terrorisé mais n’attend qu’une chose : que des leaders émergent et les guident », raconte, dans un lieu discret de Phnom Penh, Kung Raiya, 33 ans, candidat malheureux du nouveau parti d’opposition, La Chandelle, aux élections municipales de juin. « En temps normal, dans ma province de Kampong Cham, je serais élu avec 70 % des voix. Là, avec la triche organisée, j’étais sûr de perdre », poursuit ce fils de paysans qui a déjà passé, pour activisme, deux ans en prison « dans des conditions épouvantables » : « Nous étions 30 dans 4 mètres carrés ! Avec moi, des violeurs, des tueurs, des assassins d’enfants. Pas de lit. Juste un trou pour les besoins. »

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2160) : MARDI 21 JUIN 2022

Mardi 21 Juin 2022 – Grenoble : le Conseil d'Etat confirme l'interdiction du port du burkini dans les piscines municipales :

Dans sa décision, la plus haute juridiction administrative a confirmé la décision rendue fin mai par le tribunal administratif de Grenoble, estimant que le nouveau règlement des piscines imposée par la municipalité grenobloise "ne visait qu'à autoriser le port du burkini afin de satisfaire une revendication de nature religieuse".

"La dérogation très ciblée apportée, pour satisfaire une revendication religieuse, aux règles de droit commun de port de tenues de bain près du corps édictées pour des motifs d'hygiène et de sécurité, est de nature à affecter le bon fonctionnement du service public et l'égalité de traitement des usagers dans des conditions portant atteinte au principe de neutralité des services publics", explique le Conseil d'Etat dans un communiqué de presse.

 

Une polémique nationale

L'affaire avait débuté mi-mai, avec l'adoption par le conseil municipal de Grenoble - à une courte majorité et sur fond de polémique nationale - d'un nouveau règlement pour les piscines de la ville autorisant, sans le nommer, le burkini.

Le ministère de l'Intérieur, via la préfecture de l'Isère, avait alors déposé un "déféré laïcité", une procédure issue de la loi contre le "séparatisme" qui permet aux préfets de saisir le juge administratif d'un acte d'une collectivité locale jugé contraire aux principes de laïcité.

Le tribunal administratif leur avait donné raison, la ville de Grenoble fait appel et l'affaire avait été examinée en audience par le Conseil d'Etat la semaine dernière.

Le nouveau règlement, qui permettait également la baignade seins nus pour les femmes et les maillots anti-UV pour tous, avait déclenché une tempête politique nationale, comme régulièrement sur les sujets liés à la culture islamique (voile, burkini, nourriture halal) et à ses rapports à la laïcité en France.

La droite et l'extrême droite avaient notamment à nouveau demandé davantage d'"encadrement" du port du burkini via une loi.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2160) : MARDI 21 JUIN 2022

Mardi 21 Juin 2022 – Piqûres en soirée : deux hommes en détention à Toulon, des seringues retrouvées :

Deux hommes ont été mis en examen et écroués à Toulon et des seringues et médicaments injectables retrouvés chez l'un deux, suite à la plainte d'une jeune femme disant avoir été victime d'une piqûre en boîte de nuit, a indiqué lundi le procureur. Les deux hommes, de nationalité turque, «contestent tous les deux les faits», a ajouté le procureur de la République de Toulon Samuel Finielz, confirmant une information de «Var-matin».

L'enquête avait été ouverte par le commissariat de Sanary-sur-Mer (Var) après la plainte d'une jeune femme, née en 1997, assurant avoir été victime, dans la nuit du 10 au 11 juin, dans une boîte de nuit de Six-Fours-Les-Plages (Var) d'une piqûre au coude. Elle avait dénoncé deux individus. L'exploitation des bandes de vidéo-surveillance de la boite de nuit a «permis de repérer les agissements de deux personnes conformes à ce que décrivait la victime», a précisé le procureur de Toulon. Des officiers de police judiciaire ont ensuite fait des surveillances dans l'établissement, jusqu'à repérer un des deux suspects, interpellé et placé en garde à vue samedi.

Chez le second suspect, interpellé dimanche grâce à ses échanges téléphoniques avec le premier, les enquêteurs ont trouvé quatre seringues, deux aiguilles et des ampoules injectables d'un médicament délivré uniquement sur ordonnance, a indiqué le représentant du parquet, sans préciser quel était ce médicament. Le suspect chez qui ces dispositifs médicaux ont été retrouvés a assuré qu'ils appartenaient à son épouse, infirmière. Cette dernière, qui travaille en établissement de santé, n'avait pas de raison de les détenir chez elle, selon M. Finielz.

Le parquet de Toulon a requis l'ouverture d'une information judiciaire pour violences ayant entrainé une interruption temporaire de travail (ITT) de moins de 8 jours avec circonstances aggravantes (utilisation d'une arme, réunion et préméditation) et administration de substances nuisibles ayant entrainé une ITT, des faits pour lesquels les auteurs présumés encourent 7 ans de prison.

Dans un contexte national où de nombreuses plaintes ont été déposées par des personnes se disant victimes de piqûres, le procureur de Toulon a souligné que la jeune femme de Six-Fours avait subi des malaises «immédiatement après les faits et dans la semaine qui a suivi». Des affections médicales confirmées par un médecin légiste, «ce qui laisse quand même à penser qu'il y a eu une administration de substances nuisibles», a poursuivi le procureur, en précisant que «cette qualification devra toutefois être confirmée par le résultat des examens toxicologiques».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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