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17 juin 2022 5 17 /06 /juin /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022

Jeudi 16 Juin 2022 – Macron, Scholz et Draghi attendus à Kiev, aide américaine... le point sur la guerre en Ukraine :

Le président français Emmanuel Macron et ses homologues allemand et italien sont attendus jeudi à Kiev, où ils devraient dire le soutien de l'Europe à l'Ukraine en guerre, après une aide militaire d'un milliard de dollars annoncée par les Etats-Unis. Sans confirmer ce déplacement, M. Macron, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, a envoyé mercredi des signaux à Kiev, en visitant une base de l'Otan en Roumanie. "Je pense que nous sommes à un moment où nous avons besoin d'envoyer des signaux politiques clairs, nous Union européenne, à l'égard de l'Ukraine et du peuple ukrainien dans un contexte où il résiste de manière héroïque depuis plusieurs mois", a déclaré le président français, interrogé sur un éventuel déplacement à Kiev.

Plusieurs médias italiens et allemands ont indiqué de leur côté que le chancelier allemand Olaf Scholz et le chef du gouvernement italien Mario Draghi se rendraient dans la capitale ukrainienne jeudi. Ce déplacement serait une première pour les dirigeants des trois principaux pays de l'Union européenne, depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février. Les trois hommes devraient rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour évoquer, outre le soutien militaire, la demande de l'Ukraine de rejoindre l'Union européenne. La France, l'Allemagne et l'Italie y sont favorables, mais dans une perspective plus ou moins lointaine.

L'Ukraine n'en attend pas moins du sommet européen des 23-24 juin la décision des Vingt-Sept sur sa demande officielle d'adhésion, début d'un processus de négociations qui peut durer plusieurs années. Son président devrait également réitérer sa demande de nouvelles livraisons d'armes lourdes, indispensables, assure-t-il, pour contrer la puissance de feu russe.

 

"Soyez avec nous"

"Nous sommes avec vous, soyez avec nous", a déclaré M. Zelensky aux députés tchèques à Prague lors d'une téléconférence, citant un appel lancé par un présentateur de la radio tchécoslovaque en 1968 alors que les occupants soviétique tentaient de couper la radio. "Aujourd'hui, alors que le peuple ukrainien lutte pour sa liberté contre l'invasion cruelle de la Russie, nous utilisons ces mots pour nous adresser à toutes les nations d'Europe et du monde démocratique", a-t-il ajouté. "L'Ukraine doit obtenir tout ce qui est nécessaire pour remporter la victoire", a-t-il martelé.

Mercredi soir, M. Zelensky a dit sa "gratitude" à l'égard des Etats-Unis pour la nouvelle tranche d'aide militaire que son homologue américain Joe Biden lui a annoncé dans la soirée au téléphone. "Les Etats-Unis ont annoncé un nouveau renforcement de notre défense, une nouvelle tranche d'aide d'un milliard de dollars", a confirmé mercredi soir M. Zelensky dans son message vidéo quotidien. "Je veux dire ma gratitude pour ce soutien, il est particulièrement important pour notre défense dans le Donbass", la région de l'est de l'Ukraine épicentre des attaques russes actuelles. L'aide américaine comprend notamment des pièces d'artillerie et des obus supplémentaires. Mercredi, le chef du Pentagone Lloyd Austin a appelé mercredi ses alliés à "intensifier" les livraisons d'armes aux Ukrainiens.

 

"Moment charnière"

"L'Ukraine est confrontée à un moment charnière sur le champ de bataille", a déclaré le secrétaire américain à la Défense, lors d'une réunion au siège de l'Otan à Bruxelles des pays du "groupe de contact" créé par les Etats-Unis pour aider l'Ukraine. "Nous devons donc intensifier notre engagement commun" et "redoubler d'efforts pour qu'elle puisse se défendre", a-t-il ajouté. M. Zelensky a indiqué s'être également entretenu avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, lequel a assuré sur Twitter soutenir l'Ukraine "jusqu'à la victoire finale". Et celle-ci passe par le Donbass, dans l'est de l'Ukraine, enjeu depuis des jours d'une bataille acharnée entre forces russes et ukrainiennes.

Depuis leur offensive avortée sur Kiev en mars, les forces russes et séparatistes prorusses, qui contrôlent partiellement cette région industrielle depuis 2014, se sont donné pour objectif d'en prendre le contrôle total. "L'ennemi a concentré ses forces de frappe principales dans le nord de la région (de Lougansk) et tente d'attaquer dans neuf directions simultanément", a déclaré mercredi soir le commandement en chef des forces armées ukraniennes.

 

Villes clé

Les combats se concentrent depuis pusieurs jours à Lyssychantsk et Severodonetsk, deux villes clé du Donbass. Les autorités ukrainiennes ont reconnu ces derniers jours que leurs troupes avaient été chassées du centre-ville de Severodonetsk, et ne plus disposer que de "voies de communication compliquées" avec elles après la destruction de tous les ponts vers Lyssytchansk. "Severodonetsk est un élément stratégique dans notre systéme de défense de la région de Lougansk. La ville ne peut pas être considérée autrement", a rappelé mercredi soir le commandement en chef ukrainien. Les forces ukrainiennes sont notamment retranchées dans l'usine chimique Azot, emblématique de cette ville comptant avant la guerre quelque 100.000 habitants, avec plus de 500 civils à l'intérieur, selon le maire de Severodonetsk Oleksandre Striouk.

Moscou a proposé mardi un "couloir humanitaire" qui permettrait d'évacuer ces civils vers des territoires contrôlés par les Russes, mais Kiev ne l'a pas confirmé. La Russie a accusé mercredi les forces de Kiev d'avoir empêché cette opération. Sur le front diplomatique, au moment où Etats-Unis et Europe se rassemblent autour de l'Ukraine, le président chinois Xi Jinping a réaffirmé mercredi sa proximité avec son "vieil ami" Vladimir Poutine, au risque de crisper les relations entre Pékin et les Occidentaux. L'ONU s'inquiète de son côté des conséquences de la crise alimentaire provoquée par l'invasion russe de l'Ukraine. Si le monde n'arrive pas à juguler cette crise, le record de 100 millions de personnes déracinées va grossir encore d'"un grand nombre de gens", a prévenu le Haut Commissaire aux réfugiés de l'ONU, l'italien Filippo grandi.

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022

Jeudi 16 Juin 2022 – Macron, Scholz et Draghi sont arrivés en train à Kiev

Le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le chef du gouvernement italien Mario Draghi sont arrivés en train jeudi vers 06H30 GMT (09H30 heures locales) à Kiev.

Scholz et Macron ont été vus sur le quai de la gare, Scholz en jean et polo noir, et Macron en complet, accompagné de l'ambassadeur de France en Ukraine Etienne de Poncins. C'est la première visite de ces trois dirigeants en Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

Les trois dirigeants ont pris place ensemble à bord d'un train spécial, a confirmé la présidence française. Une photo, diffusée par les réseaux sociaux de médias allemands et italiens, les montre assis autour d'une table dans un salon boisé du train où ils ont embarqué en Pologne.

Le trio doit rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelinsky, qui réclame le statut de candidat à l'UE pour son pays ainsi qu'une accélération des livraisons d'armes occidentales pour résister à la poussée des Russes.

"Je pense que nous sommes à un moment où nous avons besoin d'envoyer des signaux politiques clairs, nous Union européenne, à l'égard de l'Ukraine et du peuple ukrainien dans un contexte où il résiste de manière héroïque depuis plusieurs mois", a déclaré le président français, qui a visité auparavant une base de l'Otan en Roumanie. Ce déplacement est une première pour les dirigeants des trois principaux pays de l'Union européenne, depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février.

Les trois hommes doivent rencontrer M. Zelensky pour évoquer, outre le soutien militaire, la demande de l'Ukraine de rejoindre l'Union européenne. La France, l'Allemagne et l'Italie y sont favorables, mais dans une perspective plus ou moins lointaine.

L'Ukraine n'en attend pas moins du sommet européen des 23-24 juin la décision des Vingt-Sept sur sa demande officielle d'adhésion, début d'un processus de négociations qui peut durer plusieurs années.

Son président devrait également réitérer sa demande de nouvelles livraisons d'armes lourdes, indispensables, assure-t-il, pour contrer la puissance de feu russe.

 

- "Soyez avec nous" -

"Nous sommes avec vous, soyez avec nous", a déclaré M. Zelensky aux députés tchèques à Prague lors d'une téléconférence, citant un appel lancé par un présentateur de la radio tchécoslovaque en 1968 alors que les occupants soviétique tentaient de couper la radio.

"Aujourd'hui, alors que le peuple ukrainien lutte pour sa liberté contre l'invasion cruelle de la Russie, nous utilisons ces mots pour nous adresser à toutes les nations d'Europe et du monde démocratique", a-t-il ajouté. "L'Ukraine doit obtenir tout ce qui est nécessaire pour remporter la victoire", a-t-il martelé.

Mercredi soir, M. Zelensky a dit sa "gratitude" à l'égard des Etats-Unis pour la nouvelle tranche d'aide militaire que son homologue américain, Joe Biden, lui a annoncé dans la soirée au téléphone. "Les Etats-Unis ont annoncé un nouveau renforcement de notre défense, une nouvelle tranche d'aide d'un milliard de dollars", a confirmé mercredi soir M. Zelensky dans son message vidéo quotidien. "Je veux dire ma gratitude pour ce soutien, il est particulièrement important pour notre défense dans le Donbass", la région de l'est de l'Ukraine épicentre des attaques russes actuelles.

L'aide américaine comprend notamment des pièces d'artillerie et des obus supplémentaires.

 

- "Moment charnière" -

"L'Ukraine est confrontée à un moment charnière sur le champ de bataille", a déclaré le secrétaire américain à la Défense, lors d'une réunion au siège de l'Otan à Bruxelles des pays du "groupe de contact" créé par les Etats-Unis pour aider l'Ukraine. "Nous devons donc intensifier notre engagement commun" et "redoubler d'efforts pour qu'elle puisse se défendre", a-t-il ajouté.

M. Zelensky a indiqué s'être également entretenu avec le Premier ministre britannique Boris Johnson, lequel a assuré sur Twitter soutenir l'Ukraine "jusqu'à la victoire finale".

Les combats se concentrent depuis pusieurs jours à Lyssychantsk et Severodonetsk, deux villes clé du Donbass (est). Les autorités ukrainiennes ont reconnu ces derniers jours que leurs troupes avaient été chassées du centre-ville de Severodonetsk, et ne plus disposer que de "voies de communication compliquées" avec elles après la destruction de tous les ponts vers Lyssytchansk.

Les forces ukrainiennes sont notamment retranchées dans l'usine chimique Azot, emblématique de cette ville comptant avant la guerre quelque 100.000 habitants, avec plus de 500 civils à l'intérieur, selon le maire de Severodonetsk Oleksandre Striouk.

Moscou a proposé mardi un "couloir humanitaire" qui permettrait d'évacuer ces civils vers des territoires contrôlés par les Russes, mais Kiev ne l'a pas confirmé. La Russie a accusé mercredi les forces de Kiev d'avoir empêché cette opération.

L'ONU s'inquiète de son côté des conséquences de la crise alimentaire provoquée par l'invasion russe de l'Ukraine. Si le monde n'arrive pas à juguler cette crise, le record de 100 millions de personnes déracinées va grossir encore d'"un grand nombre de gens", a prévenu le Haut Commissaire aux réfugiés de l'ONU, l'italien Filippo grandi.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022

Jeudi 16 Juin 2022 – L'Allemagne affronte une nouvelle vague de Covid-19 :

 L'Allemagne est confrontée à une nouvelle vague de Covid-19, a annoncé mercredi le ministre de la Santé Karl Lauterbach, exhortant les personnes les plus fragiles à effectuer une quatrième dose de vaccin. "La vague annoncée pour l'été est malheureusement devenue une réalité", a déclaré M. Lauterbach au quotidien "Rheinische Post". "Cela signifie moins de relâchement pendant les prochaines semaines". Alors que le nombre d'infections au Covid-19 avait diminué en mai et que l'Allemagne avait abandonné au printemps la plupart de ses mesures de distanciation sociale, les chiffres des nouvelles contaminations remontent à présent rapidement.

En l'espace de 24 heures, 92.344 nouveaux cas ont été comptabilisés, selon les chiffres de l'institut de veille sanitaire Robert-Koch publiés mercredi. L'incidence sur sept jours du virus est de 472,4 cas pour 100.000 habitants en Allemagne. Le nombre de personnes hospitalisées en soins intensifs augmente également, bien qu'il reste nettement moins élevé qu'en début d'année. "Parce que le variant actuel du virus se transmet très facilement et que presque toutes les mesures de précaution sont arrivées à expiration, l'arrivée de l'été a moins d'effet cette année" pour réduire la circulation du Covid-19, a expliqué le ministre de la Santé.

M. Lauterbach a recommandé aux personnes âgées ou malades d'effectuer sans attendre une dose de rappel. "Cela ne protège pas complètement contre une infection mais permet d'éviter les formes graves de la maladie", a-t-il argumenté. Le ministre a également conseillé le port du masque à l'intérieur. L'Allemagne a allégé ses restrictions à partir de mars, permettant aux personnes non vaccinées de retourner au restaurant et dans les commerces et mettant fin à l'obligation de télétravailler. Le port d'un masque n'est plus obligatoire dans les écoles, les bureaux et les commerces, mais le reste dans les transports en commun.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022

Jeudi 16 Juin 2022 – En France, les contaminations au covid-19 ont doublé en quinze jours :

Le nombre de tests de dépistage du Covid-19 a augmenté de 20% en France en quinze jours, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, tandis que les contaminations ont doublé dans le même temps. Une nouvelle vague semble se dessiner à l'horizon. La semaine du 6 au 12 juin, près de 1,3 million de tests PCR et antigéniques ont été validés, précise la direction des statistiques (Drees) dans un communiqué. C'est 5% de plus que la semaine précédente, malgré le lundi de Pentecôte, et 23% de plus que la semaine de l'Ascension, lors de laquelle un peu plus d'un million de tests avaient été recensés, niveau le plus bas depuis le record atteint en janvier (plus de 12 millions).

Ce rebond des dépistages accompagne une reprise épidémique plus prononcée. Tombé à moins de 18.000 cas quotidiens fin mai, le rythme des contaminations (en moyenne sur 7 jours) est passé à plus de 30.000 au 12 juin et a dépassé les 38.000 mercredi, selon les données de Santé publique France compilées par le site CovidTracker.

 

Le gouvernement "extrêmement vigilant"

"La courbe épidémique est exponentielle en France, cela ressemble à une nouvelle vague qui a l'air d'être menée par (les) nouveaux variants BA.4 et BA.5 d'Omicron", a observé l'épidémiologiste Antoine Flahault mercredi sur France Info. Il a souligné que la tendance était actuellement la même "dans presque tous les pays d'Europe de l'Ouest".

L'impact sur les hôpitaux reste incertain, même si le reflux des "patients Covid" s'est ralenti depuis une semaine. Leur nombre était passé sous les 14.000 mercredi (contre plus de 25.000 lors du dernier pic en avril), dont un peu moins de 850 en soins critiques. De son côté, le gouvernement "ne parle pas de vague" à ce stade, mais "reste extrêmement vigilant", a indiqué sa porte-parole Olivia Grégoire mardi, annonçant "une communication en conseil des ministres le 22 juin" sur les mesures que l'exécutif entend maintenir après la fin du régime de sortie de l'état d'urgence sanitaire, prévue le 31 juillet.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022

Jeudi 16 Juin 2022 – La vague de chaleur progresse en France, avec des pics locaux attendus à 40°C :

Un quart de la France était placé en vigilance orange pour canicule jeudi, avec des températures attendues entre 34 et 38 degrés , et même des pics possibles localement autour de 40 degrés. Le pays est touché depuis mardi par une vague de chaleur arrivée du Maghreb en passant par l'Espagne, qui a d'abord affecté le Sud-Ouest avant de s'étendre. Des températures comprises entre 30 et 35°C ont été enregistrées mercredi sur toute la moitié sud du pays, et la vague de chaleur va encore s'étendre. Météo-France s'attend jeudi à des valeurs maximales de 34 à 38 degrés dans la moitié sud, avec quelques pointes possibles jusqu'à 39/40 degrés à l'ombre localement. Il fera de manière général moins chaud dans la moitié nord, avec entre 25 et 30 degrés.

Le temps sera caniculaire vendredi sur une grande partie du pays, la vague de chaleur s'étendant aux régions du Nord et s'intensifiant encore sur l'Ouest et le Sud. Au plus chaud de l'après-midi, Météo-France attend 36 à 39 degrés dans ces régions, et localement les thermomètres pourront atteindre 40 degrés à l'ombre.

Attribuées au réchauffement de la planète, les vagues de chaleur se multiplient dans le monde, y compris en France où cet épisode est d'une précocité inédite, devant celles de 2017 et 2005 qui avaient commencé le 18 juin. L'Espagne étouffe elle aussi depuis six jours, avec des températures qui dépassent par endroits les 40°C, et devait faire face jeudi à plusieurs incendies. Le plus inquiétant s'est déclarée près de Baldomar, dans la province de Lérida (Catalogne, nord-est), où le feu a déjà détruit 500 hectares de forêt, mais a "le potentiel" pour s'étendre à 20.000 hectares, selon le gouvernement régional catalan. A Lérida, des températures allant jusqu'à 41ºC sont attendues jeudi, selon l'Agence météorologique espagnole (Aemet), qui prévoit également des températures supérieures à 40ºC à Badajoz (sud-ouest) et Saragosse (nord-est).

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022

Jeudi 16 Juin 2022 – Clément Beaune sur l’Ukraine : «Il faut ouvrir la négociation pour l'adhésion à l'Union européenne» :

Invité sur France Info, jeudi 16 juin, le ministre délégué chargé de l’Europe est revenu sur le déplacement d’Emmanuel Macron à Kiev, la potentielle adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, mais aussi les élections législatives.

Clément Beaune a expliqué que le déplacement d’Emmanuel Macron à Kiev en présence d’Olaf Scholz et de Mario Draghi est « évidemment un message de soutien », que le monde est « à peu près cent jours après le début de cette guerre » et qu’« il était important de discuter des besoins, du soutien collectif […] C’est d’abord et surtout un témoignage de soutien nécessaire et important. » Il a ajouté : « Notre soutien est très clair, il est massif. Nous avons organisé six trains de sanctions contre la Russie, deux milliards de soutien militaire pour l’Ukraine. Nous disons, même si cela est difficile, que nous n’avons jamais été complaisant avec Vladimir Poutine. C’est lui l’agresseur. »

Le ministre a également déclaré qu’« il y aura un temps de cessez-le-feu et de reconstruction de l’Ukraine. Il faudra également reconstruire une relation avec la Russie, malgré les agressions du passé. Il faudra trouver un chemin pour ne pas être dans un enfermement de l’Histoire. » Même si « nous sommes loin de la paix », il a réitéré son soutien à l’Ukraine.

Clément Beaune a aussi répondu aux attaques d’Alexis Corbière, lequel a critiqué la stratégie du gouvernement en se fendant d’une phrase lapidaire sur CNews (« je ne voudrais pas que le martyr du peuple ukrainien serve à Emmanuel Macron pour des opérations de politique intérieure ») : « Est-ce que, pour une fois, nous pourrions avoir un peu de dignité ? Nous sommes à une semaine d’un sommet européen. C’est un moment important. Il y aura des prises de décisions […] LFI a dit que Poutine devait être un allié de la France, que l’agression russe était du pipeau. »

 

« La France Insoumise est parfois en dehors des principes républicains » confie Clément Beaune

Le ministre est ensuite revenu sur le sommet européen à venir : « Nous soutenons le fait que dans une semaine, il y aura une candidature. Il faut ouvrir la négociation et donner un statut de candidat. Je pense qu’il faut donner un signal d’ouverture. Mais la négociation prend du temps car un pays, aujourd’hui en guerre, devra devenir européen sur beaucoup de plans […] Comme cela prend du temps, en attendant l’adhésion qui peut arriver dans de nombreuses années, on ne va pas laisser tomber l’Ukraine. Il faut un sas où le pays peut être aidé par l’Europe en attendant. »

Et les législatives ? Lui qui s’est difficilement hissé au second tour dans la 7ème circonscription de Paris  : « Pour avoir vu beaucoup de députés, de candidats qui mouillent le maillot, il y a eu une campagne. Je suis tourné vers l’avenir. Il faut être à fond, sans ambiguïtés, et avoir une majorité absolue. C’est très important, sinon il sera compliqué à faire avancer le pays […] Il n’y aura pas de majorité NUPES, c’est un bon tour. »

Après avoir passé en revue le programme Macroniste - « Il faut des choses qui fassent envie. Quand on a un engagement sur le plein emploi, sur l’Europe, l’écologie et autres il faut voter pour nous » - il a fustigé la NUPES : « Le projet de la NUPES est dangereux, avec un milliard de dépenses supplémentaires par jour, il faut dire aux gens comment on fait. C’est une trahison pour demain. » Clément Beaune a ajouté que « la France Insoumise est parfois en dehors des principes républicains. Mais c’est toujours les Insoumis. Quand on invite Monsieur Jeremy Corbyn, ce n’est pas la référence politique de la gauche. »

Quant au vote utile, il a affiché sa préférence : « J’ai toujours été extrêmement clair : je ne voterai jamais pour l’extrême-droite, et quand elle a un adversaire, je vote pour l’adversaire. Je me suis engagé dans la vie civique le 21 avril 2002, je sais ce que veut dire l’extrême-droite, je ne mets jamais un signe égal entre l’extrême-droite et les autres partis. »

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022

Jeudi 16 Juin 2022 – Assassinat de Samuel Paty: enquête ouverte après une plainte visant l'administration :

Une enquête a été ouverte à Paris pour omission de porter secours après une plainte de proches de Samuel Paty, assassiné en octobre 2020 près de son collège, contre l'administration, jugée fautive de n'avoir pas protégé l'enseignant. Un an et demi après l'assassinat du professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), dix membres de sa famille s'étaient joints à cette plainte déposée le 6 avril. "Des fautes ont été commises tant du côté de l'Education nationale que du côté du ministère de l'Intérieur, sans lesquelles Samuel Paty aurait pu être sauvé", avait alors indiqué leur conseil, Me Virginie Le Roy.

Sollicitée, elle n'a pas répondu immédiatement jeudi à l'AFP. Une enquête pour omission de porter secours a ensuite été ouverte en avril dernier, a appris l'AFP jeudi de source proche du dossier. Me Francis Szpiner, avocat de l'ancienne compagne et du fils de Samuel Paty, avait indiqué sur Twitter à l'époque du dépôt de plainte que la première avait "appris avec surprise le dépôt d'une plainte contre X pour 'non empêchement de crime', procédure à laquelle elle n'entend pas s'associer". L'ancienne compagne de l'enseignant "considère que l'idéologie salafiste est seule responsable de la mort de Samuel Paty et que l'Etat l'a toujours, ainsi que son fils, soutenue", avait-il alors ajouté. Longue de 80 pages, la plainte de Me Le Roy cible les délits de "non-empêchement de crime et de non-assistance à personne en péril" et visait "plusieurs agents du ministère de l'Intérieur et du ministère de l'Education nationale" qui ont eu à connaître, directement ou indirectement, de la situation de Samuel Paty.

 

Engrenage

L'un des enjeux juridiques devrait être de savoir si ces agents pouvaient avoir conscience de l'existence d'une menace réelle, ciblée et immédiate visant le professeur. Dans le détail, la plainte rappelle le lent engrenage, débuté par un cours sur la laïcité dans le collège début octobre 2020, qui a abouti à l'assassinat le 16 du professeur âgé de 47 ans par Abdoullakh Anzorov, réfugié russe d'origine tchétchène. Le jeune homme de 18 ans, radicalisé, lui reprochait d'avoir montré en classe des caricatures de Mahomet et avait revendiqué son geste en se félicitant d'avoir "vengé le prophète", avant d'être tué par la police. Pour les membres de la famille Paty qui ont porté plainte, "dès le 8 octobre et jusqu'au 16, Samuel Paty, la principale et les enseignants ont identifié une menace grave pour leur intégrité physique et la sécurité du collège".

Cette menace résultait notamment de la médiatisation de l'affaire via les réseaux sociaux par Brahim Chnina, le père d'une collégienne qui prétendait avoir assisté au cours pendant lequel Samuel Paty avait montré des caricatures de Mahomet, et par le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui. Mais cette "fatwa contre le professeur", comme l'avait qualifiée le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin trois jours après l'assassinat, n'a pas eu de réponse à la hauteur, estiment-ils. M. Darmanin avait alors dit "comprendre" la plainte de ces proches de l'enseignant, mais estimé que "l'Etat n'aura pas à rougir" de son action dans cette affaire. Dans l'enquête antiterroriste sur l'assassinat, au moins quinze personnes sont mises en examen, dont six collégiens, le père de l'adolescente et M. Sefrioui. Les investigations pourraient être clôturées d'ici la fin 2022, selon une source proche du dossier.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022
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Jeudi 16 Juin 2022 – A Irpin, Macron, Scholz et Draghi devant la «barbarie» russe :

 Des immeubles éventrés, une voiture criblée de balles et un graffiti "Make Europe Not War": en quelques instants, Emmanuel Macron , Olaf Scholz et Mario Draghi ont pu saisir jeudi toute la "barbarie" de la guerre en Ukraine, et son corollaire, les crimes de guerre russes.

Pour leur première visite en Ukraine depuis le début de l'invasion russe, le président français, le chancelier allemand et le chef du gouvernement italien, ont foncé, tout juste débarqués d'un train spécial à Kiev, vers la ville-martyre d'Irpin. Le président roumain Klaus Iohannis, qui voyageait séparément, les a rejoints dans la capitale ukrainienne.

Au bout d'une vingtaine de kilomètres de route, une image à la fois familière et glaçante les attend, celle du pont d'Irpin, avec ses piliers effondrés.

Aux premiers jours de la guerre, des centaines d'habitants avaient fui l'avancée des forces russes en se faufilant sur des planches de fortune dans les ruines de ce pont.

 

113e jour de guerre

A l'entrée de la ville, des immeubles calcinés, anéantis, les fenêtres pendouillant dans le vide dans un amas de câbles, s'alignent à perte de vue.

En ce 113e jour de guerre, les quatre dirigeants européens entament une visite de ces lieux hantés, accompagnés par le ministre ukrainien de la Décentralisation Oleksiï Tchernychov, qui leur raconte la volonté de reconstruire au plus vite et les premiers retours d'habitants, pressés de retrouver leur chez-soi.

"C'est ici que les Ukrainiens ont arrêté l'armée russe qui descendait sur Kiev", résume Emmanuel Macron. "Vous avez les traces, les stigmates de la barbarie", "les premières traces de ce que sont les crimes de guerre", dit-il.

Leur guide les emmène au pied d'un immeuble, leur montre une vidéo d'Irpin "avant", puis un alignement de photos décrivant l'horreur: des intérieurs d'immeubles en ruines, un baigneur abandonné dont le regard semble figé dans le vide... "Nous reconstruirons tout", promet Mario Draghi. "Il faut que les crimes de guerre puissent être jugés", renchérit Macron.

 

"C'est très émouvant de voir cela"

Sur le mur d'un immeuble, un dessin se détache, symbolisant l'Europe avec, en anglais et en ukrainien, un slogan: "Make Europe not war" - autrement dit, "Faites l'Europe, pas la guerre".

Le président français s'arrête, presque interloqué devant ce message qui résume bien le but de la visite des quatre dirigeants, arrimer l'Ukraine à l'Europe, sans attendre la fin du conflit avec la Russie.

"C'est le bon message", lance Emmanuel Macron en anglais. "C'est très émouvant de voir cela", ajoute le chef de l'Etat, alors que l'Union européenne doit décider la semaine prochaine si elle accorde à l'Ukraine le statut officiel de candidat à l'Union européenne.

Dès vendredi, la Commission européenne doit donner son avis, un premier signal important avant le sommet européen prévu les 23 et 24 juin.

Le guide du quatuor européen les conduit ensuite vers une voiture aux portières criblées de balles. "Ils ont visé délibérement les passagers à l'intérieur, même s'il n'y avait aucun homme parmi eux", explique le ministre Tchernychov, en évoquant des centaines de cas semblables.

A l'issue de la visite, les convois repartent vers le centre de Kiev, direction le palais Marinskiï, où les attend Volodymyr Zelensky. Une poignée de main, et les dirigeants disparaissent pour des discussions à l'abri des caméras, où la question d'une adhésion à l'Union européenne devait être centrale.

Les dirigeants des trois grandes économies européennes avaient calé leur message au président ukrainien dans la nuit, dans un salon boisé du train spécial qui les conduisait à Kiev, dans une ambiance digne d'un mini-sommet diplomatique roulant.

Emmanuel Macron, qui arrivait de Moldavie voisine, avait tombé la veste et la cravate, Olaf Scholz était en polo noir et Mario Draghi en chemise blanche et petit pull. Assis autour d'une table, les trois hommes ont discuté près de deux heures, jusque tard dans la nuit.

Olaf Scholz a profité du voyage pour parler à quelques journalistes allemands. Sous pression pour ne pas livrer suffisamment d'armes à Kiev, le chancelier allemand s'est dit prêt à soutenir Kiev, y compris en armes, "aussi longtemps qu'il le faudra", selon le quotidien Bild.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022

Jeudi 16 Juin 2022 – Pour Christian Jacob et les LR, «il n’y aura pas de compromis ni d’alliances» :

Le président des LR est revenu, jeudi 16 juin sur Europe 1, sur le déplacement d’Emmanuel Macron à Kiev, les élections législatives, le nombre de députés potentiels côté LR et a livré, au passage, ses analyses sur la NUPES et le bilan d’Emmanuel Macron.

Christian Jacob a débuté l’entretien en commentant le déplacement d’Emmanuel Macron, d’Olaf Scholz et de Mario Draghi à Kiev : « Tout doit être fait pour obtenir un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes. Si on veut vraiment aboutir à un accord, ce n’est pas en se mettant en scène. La diplomatie ne se fait pas devant les télés. Faisons attention de ne pas être caricatural dans la mise en scène et j’ai un peu peur que ce soit cela. » Le président des LR a ajouté qu’ « il y a eu de graves erreurs diplomatiques avant ce conflit » et que, si « l’Europe a mis deux temps à réagir, mais avance aujourd’hui ensemble », il ne fallait pas faire de « la diplomatie [un objet de] communication. »

Citant « Jacques Chirac [qui] n’aurait jamais été dans cette caricature », il a critiqué « les images, la construction et la mise en scène du déplacement [qui] n’auraient jamais été celle-là » du temps de l’ancien président de la République.

A propos des législatives, Christian Jacob a déclaré : « Nous abordons ces élections en confiance car nous avons d’un côté l’immobilisme d’Emmanuel Macron et de l’autre les outrances des extrêmes. Nous avons une position très claire : nous sommes dans une opposition utile contre Emmanuel Macron. Nous sommes force de proposition. Nous n’avons jamais bloqué les institutions comme Mélenchon ni été dans un absentéisme à la Marine Le Pen. Il y a une voie de la responsabilité et nous l’incarnons. »

 

« Il n’y aura pas de groupe NUPES à l’Assemblée Nationale car tous les groupes siègeront de leur côté » dit Christian Jacob

Selon lui, les LR qui siègeront au Parlement « travaill[ent] dans l’intérêt général du pays. Pour voter des textes, il faut que l’opposition soit considérée . Si le Parlement est bloqué, comment fait-on ? Au fur et à mesure des textes, si nos propositions sont retenues, nous voulons les voter. » Le président des LR a ensuite poursuivi : « Nous serons à chaque fois force de proposition. Heureusement que la droite est majoritaire au Sénat. Il n’y aura pas de compromis ni d’alliances. »

Quant au fait de tenir tête à Emmanuel Macron, Christian Jacob a affirmé que le parti « apportera des propositions », y compris « de voter des textes quand ils vont dans le bon sens. » Sa confiance dans ce second tour, est due, d’après ses dires, au fait que les LR ont « des candidats ancrés solidement dans leurs territoires, pas des oiseaux migrateurs qui se présentent une fois et qui disparaissent. » Au sujet d’un potentiel deuxième tour Ensemble contre la NUPES ou le RN, il a tranché : « Nous avons dit clairement : aucune voix pour les extrêmes, de droite comme de gauche. On sait qui ils sont. »

La NUPES en a ensuite pris pour son grade : « Il n’y aura pas de groupe NUPES à l’Assemblée Nationale car tous les groupes siègeront de leur côté. Les intergroupes n’existent pas, ce sont des groupes politiques. Ce sont des accords de façade. L’histoire du PS n’est pas le même que les trotskistes, islamogauchistes et autres. » Puis Marine Le Pen : « Avec Madame Le Pen qui a un programme économique proche de Jean-Luc Mélenchon ? » Et, enfin, Emmanuel Macron : « La gestion des finances publiques a été catastrophique sous Emmanuel Macron, pire que sous François Hollande. Cela était avant le Covid. Pourquoi les dépenses publiques ont doublé ? »

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022

Jeudi 16 Juin 2022 – Législatives : Paris capitale de la radicalité

Trois députées ont déjà été élues dès le premier tour : les néo-candidates Sophia Chikirou et Sarah Legrain (à gauche) mais aussi la sortante Danièle Obono (à droite), réélue avec plus de 57% des voix dans le 18e. A leurs côtés, Alexis Corbière réélu en Seine-Saint-Denis et Mathilde Panot en tête dans le Val-de-Marne.

Les candidats d’Emmanuel Macron sont devancés dans 12 des 18 circonscriptions de la capitale par la Nupes. Le paysage politique de la capitale est totalement chamboulé. La droite est menacée de disparition et Anne Hidalgo semble totalement isolée.

Comment transformer l’or en barre ? Les résultats du premier tour des élections législatives illustrent le recul électoral de la Macronie. Après avoir recueilli 85% des voix à la présidentielle, Emmanuel Macron voit ses partisans menacés par la Nupes. La gauche version Jean-Luc Mélenchon arrive en tête dans 12 des 18 circonscriptions. Trois députées ont déjà été élues dès le premier tour  : les néo-candidates Sophia Chikirou et Sarah Legrain mais aussi la sortante Danièle Obono, réélue avec plus de 57% des voix dans le 18e. Après le tsunami macroniste en 2017 qui avait balayé la droite et les socialistes (13 circonscriptions sur 18), un triomphe dimanche prochain de la Nupes est possible. Un vent bolivarien souffle sur la capitale y compris dans les beaux quartiers comme le 4e arrondissement ! L’alliance mélenchoniste pourrait rafler jusqu’à 12 sièges laissant à la coalition « Ensemble » du président de 4 à 6 circonscriptions dans l’ouest parisien. Une preuve de plus que le macronisme, au moins à Paris, a basculé sociologiquement au centre droit.

 

Les ministres, proches de Macron, en danger

Symbole de cette prise du pouvoir dans la capitale, les ballotages difficiles pour deux des trois ministres en lice dans cette bataille. Stanislas Guérini, ministre de la Fonction publique et député sortant, est devancé de six points par l’écologiste Léa Balage El Mariky. Clément Beaune, ministre délégué à l’Europe et candidat pour la première fois à une élection, connaît un baptême du feu périlleux dans le centre de Paris où il est devancé par l’avocate Insoumise Caroline Mecary. Seule la porte-parole Olivia Grégoire semble certaine de rempiler pour un second mandat. Elle affrontera au second tour une candidate communiste. Une surprise dans la partie la plus bourgeoise du XVème arrondissement. Signe supplémentaire de la vague Nupes. Cela paraît également compliqué pour Pierre-Yves Bournazel, sortant Agir et protégé d’Edouard Philippe, qui a appelé à la rescousse Bertrand Delanoë pour faire barrage à l’ancien journaliste devenu et militant antispéciste Aymeric Caron arrivé en tête au premier tour sur la butte Montmartre !

 

Hidalgo cernée par les écologistes et les Insoumis

Car ce qui frappe dans la liste des candidats de la Nupes, c’est leur radicalité qu’ils soient insoumis (Obono, Chikirou, Mecary, Caron…) ou les écologistes Sandrine Rousseau et Julien Bayou, tous deux bien placés pour l’emporter. Dans le fief socialiste d’Anne Hidalgo, la radicalité paie. La maire de Paris a encore passé une très mauvaise soirée. Les candidates, qu’elle soutenait, ont été battues dès le premier tour ou alors ne semblent pas en mesure de gagner au second. C’est le cas de la sortante Lamia El Aaraje nettement distancée par l’Insoumise Danielle Simonet. Ce sera également difficile pour Olivia Polski arrivée première d’une courte tête dans les 6e et 14e arrondissement face à la Modem Maud Gatel. Mais cette dernière dispose de réserves de voix supérieures à son adversaire socialiste. Après avoir recueillie un piteux 2% des voix à la présidentielle, Anne Hidalgo va se retrouver de plus en plus isolée dans son Hôtel de ville cerné par les Insoumis et les écologistes. Cela promet pour la suite du mandat de la socialiste.

 

La droite menacée de disparition

Longtemps force dominante dans la capitale, la droite poursuit son irrésistible déclin. Le glas pourrait même sonner pour les candidats LR. Seuls deux candidats ont franchi le cap du premier tour. La droite est une fois de plus éliminée dans ses fiefs bourgeois du 7e et 15e. Une mauvaise nouvelle pour Rachida Dati, cheffe de file de la droite parisienne. La star des soirées TV ne parvient pas pour l’instant à relever son camp. La droite pourrait même disparaître dimanche prochain : la sortant Brigitte Kuster est devancée de 12 points par la marcheuse Astrid Panosyan-Bouvet dans le 17e et le maire du 16e Francis Szpiner a 6 points de retard sur Benjamin Haddad, chercheur et marcheur qui créé la surprise. Même le 16ème pourrait donc échapper à la droite. Un coup de tonnerre pour des Républicains, déjà quasi-rayés de la carte électorale dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022
LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022
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LA MARCHE DU MONDE (2157) : JEUDI 16 JUIN 2022

Jeudi 16 Juin 2022 – Avec Zelensky à Kiev, Macron, Scholz et Draghi plaident pour un statut de candidat «immédiat» à l'UE :

Les dirigeants français, allemand, italien et roumain sont tous pour l'octroi "immédiat" à l'Ukraine du statut officiel de candidat à l'entrée dans l'Union européenne, a déclaré le président français Emmanuel Macron , jeudi lors d'une conférence de presse des dirigeants européens à Kiev.

"Tous les quatre nous soutenons le statut de candidat immédiat à l'adhésion", a déclaré M. Macron, à l'issue d'entretiens avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, accompagné du chancelier allemand Olaf Scholz, du chef du gouvernement italien Mario Draghi et du président roumain Klaus Iohannis.

"Ce statut sera assorti d'une feuille de route et impliquera aussi que soit prise en compte la situation des Balkans et du voisinage, en particulier de la Moldavie", a-t-il ajouté, lors de ce point presse organisé dans les jardins du palais présidentiel ukrainien. Le chef du gouvernement italien a confirmé cette position.

 

"Un chemin et non un point" fixe

L'Italie "veut l'Ukraine dans l'Union européenne", a déclaré Mario Draghi, "elle veut que l'Ukraine ait le statut de candidat et soutiendra cette position lors du prochain Conseil européen", a-t-il ajouté.

Mais il a laissé entendre que le chemin pourrait être long avant une adhésion. "Le chemin de candidat à membre (de l'UE) est un chemin, et non un point" fixe, a-t-il souligné.

Emmanuel Macron a de son côté de nouveau assuré à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky : "L'Europe est à vos côtés, elle le restera autant qu'il faudra".

Les dirigeants européens doivent décider lors d'un sommet les 23 et 24 juin de l'octroi de ce statut de candidat à l'adhésion, première étape d'un processus de négociations qui peut durer des années. La Commission doit faire connaître sa recommandation vendredi.

Concernant les livraisons d'armes lourdes que l'Ukraine réclame depuis des semaines pour résister à l'offensive russe dans le Donbass, Emmanuel Macron a aussi annoncé que la France allait livrer à l'Ukraine "six Caesar additionnels", ces canons automoteurs réputés pour leur précision et leur mobilité.

"Au-delà des 12 Caesar déjà livrés, j'ai pris la décision de livrer six Caesar additionnels", a-t-il indiqué à l'issue des entretiens avec M. Zelensky.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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