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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - La malédiction du second mandat

«Agir», tel le mantra d'Emmanuel Macron pour son second mandat.

Il promet d’agir. Emmanuel Macron a martelé dix fois le mot, samedi 7 mai, lors d’une cérémonie de réinvestiture, plus monarchique que jamais . Comme pour dissiper cette impression d’un temps suspendu depuis sa réélection, le 24 avril. «Rassembler et pacifier ne signifie pas ne plus rien faire », a-t-il insisté, promettant une fois encore d’« inventer une nouvelle méthode » de gouvernance. Sans livrer de réels détails. Pour Emmanuel Macron, le chemin sera plus difficile que le score de sa réélection (58%) pourrait le laisser penser. Est-ce pour cela qu’il prend tout son temps pour choisir son Premier ministre?

 

Il sait que les Français l’ont réélu sans enthousiasme

De sa façon de passer des mots aux actes dépendra non pas son sort mais bel et bien celui d’un pays fracturé. Il sait que les Français l’ont réélu sans enthousiasme. Il connaît aussi son histoire et celle des présidents réélus avant lui. Leur deuxième mandat fut plutôt médiocre. L’épopée de Charles de Gaulle s’est achevée entre les barricades de Mai 68 et le référendum raté sur le Sénat. L’aventure de François Mitterrand s’est fracassée sur les affaires, les secrets de sa vie privée et son passé vichyste. Quant à Jacques Chirac, qualifié de « roi fainéant » par Nicolas Sarkozy, il a juste sauvé les meubles en tenant tête aux Américains sur la guerre en Irak. Pour le reste, il n’a rien fait de ses 82% obtenus en 2002.

Contrairement à ses aînés, Emmanuel Macron est un jeune président (44 ans) et il peut trouver les ressorts pour conjurer l’inaction du second mandat. S’il remporte les législatives en juin, le président Macron sera le premier chef de l’État depuis le fondateur de la Ve République à pouvoir diriger le pays pendant une décennie entière sans cohabitation. Débarrassé de la pression d’une réélection, il pourra pleinement agir et n’aura aucune excuse s’il ne réforme pas. Dans l’immédiat, il doit s’occuper des fins de mois des Français. Dommage qu’il n’ait pas évoqué, samedi, sa « loi exceptionnelle pour le pouvoir d’achat » ainsi que l’impérieuse réforme des retraites (qu’il a déjà zappée durant cinq ans). Ensuite, il sera toujours temps de se préoccuper de la fin du monde. Il a d’ailleurs placé son second mandat sous le signe de l’écologie et surpris en faisant le « serment de léguer à la jeunesse une planète plus vivable ». En cinq ans, ce n’est pas gagné.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - Pétain «sauveur» des juifs: la relaxe d'Eric Zemmour confirmée en appel :

La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi la relaxe prononcée en première instance en faveur d'Eric Zemmour, jugé pour "contestation de crime contre l'humanité" pour avoir soutenu que le maréchal Pétain avait "sauvé" des juifs français durant la Seconde Guerre mondiale. La cour "confirme le jugement entrepris (en première instance) tant sur l'action publique que sur l'action civile", a tranché la cour d'appel.

Si les propos de M. Zemmour "peuvent heurter les familles de déportés", ils "n'ont pas pour objet de contester ou de minorer, fût-ce de façon marginale, le nombre des victimes de la déportation ou la politique d'extermination dans les camps de concentration", a expliqué la cour.

La cour a rappelé que Philippe Pétain n'avait pas été poursuivi "pour un ou plusieurs crimes contre l'humanité" lors de son procès à la Libération.

"La cour lit l'histoire à revers", a réagi l'avocat de SOS Racisme, l'une des associations parties civiles, Me Patrick Klugman. "Je n'aurais jamais pensé être autant heurté par la motivation d'une décision de justice que par le propos poursuivi, surtout en matière de négationnisme", a-t-il ajouté avant d'annoncer un pourvoi en cassation.

L'ancien candidat à la présidence de la République n'était pas présent à l'audience mais son avocat, Me Olivier Pardo a exprimé son "immense satisfaction" après la décision de la cour. "C'est un message à tous ceux qui veulent lancer des attaques infamantes, utilisant les drames de la Seconde Guerre mondiale pour des affaires politiques. C'est la liberté d'expression qui a gagné", a-t-il dit à la sortie de la salle d'audience.

"Ceux qui me traitent de pétainisme ont moralement, historiquement et désormais juridiquement tort", s'est félicité de son côté Eric Zemmour sur son compte Twitter.

 

Condamné à deux reprises pour "provocation à la haine", en 2010 et 2016

Les propos contestés d'Eric Zemmour remontent au 14 octobre 2019, lors d'un débat, dans l'émission "Face à l'info" dont il était le chroniqueur vedette sur CNews, avec Bernard-Henri Lévy.

"Un jour (...) vous avez osé dire que Pétain avait sauvé les juifs français. C'est une monstruosité, c'est du révisionnisme", s'était indigné "BHL". "C'est encore une fois le réel, je suis désolé", lui avait répondu Eric Zemmour.

Lors du procès en première instance, Eric Zemmour s'était défendu de toute contestation de crime contre l'humanité et avait estimé que le débat sur le rôle du régime de Vichy (1940-1944) envers les citoyens juifs français devait être tranché par les historiens et non par la justice.

Dans son jugement le relaxant, le tribunal avait estimé que les propos contestés de M. Zemmour avaient été prononcés "à brûle-pourpoint lors d'un débat sur la guerre en Syrie".

Le tribunal avait néanmoins reconnu que ses mots contenaient "la négation de la participation (de Pétain) à la politique d'extermination des juifs menée par le régime nazi". Les sorties controversées d'Eric Zemmour lui ont valu une quinzaine de poursuites en justice, notamment pour injure raciale, provocation à la haine ou contestation de crime contre l'humanité.

Il a été condamné à plusieurs reprises par des tribunaux au pénal, dont la dernière fois en janvier 2022 pour "provocation à la haine et à la violence" et "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur origine" pour des propos sur les mineurs migrants isolés. Il a fait appel de ce jugement. Il a aussi été définitivement condamné à deux reprises pour "provocation à la haine", pour des propos tenus en 2010 et 2016.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - Le gouvernement veut supprimer la redevance audiovisuelle dès cette année :

C’était l’une des promesses formulées lors de la courte campagne du candidat Macron. Le 7 mars dernier, lors d'un échange avec des habitants de Poissy, dans les Yvelines, pour sa première sortie publique en tant que candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron avait promis de supprimer la redevance TV , en «cohérence avec la suppression de la taxe d'habitation», l'une des mesures phares de sa campagne en 2017. Depuis 2009, la contribution à l'audiovisuel public est payable par toute personne qui est imposée à la taxe d'habitation et qui détient un téléviseur. Elle permet de financer les chaînes de TV et de radio du secteur public.

Et le dossier ne devrait pas trainer. Selon le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi, le gouvernement souhaite supprimer cette redevance – qui s’élève actuellement à 138 euros - dès cette année, dans le cadre des mesures de soutien au pouvoir d'achat des ménages. «La contribution à l’audiovisuel public sera supprimée de manière pérenne dès cette année et le financement de l’audiovisuel public sera assuré dans le respect de l’objectif à valeur constitutionnelle de pluralisme et d’indépendance des médias», indique le gouvernement, dans la retranscription d'une communication du ministre de l'Economie Bruno Le Maire lors du conseil des ministres, dernier du premier quinquennat et de l’ère Castex .

 

La redevance TV, plus de 3 milliards d'euros nets par an

A Bercy, selon l’AFP, on confirme que «l'objectif» est en effet d'entériner cette suppression «en 2022», via le projet de loi de finances rectificative (PLFR) qui sera présenté après les élections législatives de juin. Chaque année, elle rapporte plus de 3 milliards d'euros nets.

L'annonce de la disparition prochaine de la redevance a soulevé des craintes sur un risque de perte d'indépendance des médias audiovisuels publics vis-à-vis de l'Etat. Le mécanisme qui remplacera ce mode de financement n'a pas encore été précisé. Cette question a été au cœur d'une mission de l'Inspection générale des finances (IGF) et de l'Inspection générale des affaires culturelles (Igac), mandatée en octobre dernier par l'exécutif.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - Une baleine à bec de Cuvier de 6 mètres découverte sur une plage corse :

Une baleine à bec de Cuvier de 6 mètres et d'une tonne s'est échouée sur une plage de Sainte-Lucie de Porto Vecchio (Corse-du-Sud), a-t-on appris mercredi auprès de la commune et de l'association CARI. "Elle a été aperçue dérivant lundi et découverte hier (mardi) en fin de matinée sur la commune de Sainte-Lucie de Porto-Vecchio", a précisé à l'AFP Catherine Cesarini, présidente de l'association "Cétacés Association Recherche Insulaire" (CARI) qui a effectué des prélèvements sur ce spécimen mâle adulte mercredi matin.

"L'animal était dans un endroit qui n'était pas accessible pour l'équarrisseur, il était coincé dans des rochers, donc la mairie a envoyé un bateau qui a tracté l'animal pour l'amener près de la mise à l'eau afin de permettre son évacuation", a expliqué cette cétologue qui est responsable pour la Corse du Réseau national échouage (RNE). Ce réseau intervient, à la demande des pouvoirs publics, en cas d'échouage de mammifères marins. "Je ne peux pas établir les causes de la mort mais il y avait une anomalie au niveau des poumons", a précisé Mme Cesarini.

Elle a précisé que les collisions avec ces grands cétacés étaient de plus en plus rares, précisant que cette baleine à bec de Cuvier était "un plongeur de grande profondeur", jusqu'à 1.500 m, "un animal assez rare, que l'on n'observe pas facilement, timide à la mer". "Dans la littérature, souvent ils ont des problèmes parce qu'ils remontent très vite de grandes profondeurs suite à des sons propagés par des sous-marins ou des sonars", a-t-elle expliqué.

 

"On va chercher les métaux lourds"

Les prélèvements effectués ne visent pas à établir la cause de la mort mais à "en apprendre un maximum sur ce que nous donne la nature sans faire de prélèvements sur les populations", a-t-elle également indiqué. "On va chercher les métaux lourds dans le lard pour trouver les polluants, on va regarder le contenu stomacal pour connaître le régime alimentaire, avec éventuellement l'interaction avec la pêche, on va regarder également la maturité sexuelle", a-t-elle détaillé.

Tous cétacés confondus, "il y en a en moyenne 15 à 20 par an" qui s'échouent sur l'ensemble du littoral corse, sachant que, selon les estimations, "seulement 10% des individus morts en mer sont ramenés à la côte par les vagues et le courant", la plupart disparaissant au large.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - Kiev saisit les actifs de la principale banque russe Sberbank en Ukraine : 

L'Ukraine a approuvé jeudi la saisie des actifs de la filiale locale de la principale banque russe, Sberbank, en réaction à l'invasion du pays par Moscou, selon une décision publiée jeudi par le Parlement.

Plus concrètement, le Conseil de sécurité ukrainien a approuvé la saisie de 100% des actions de la banque de réserve internationale appartenant à Sberbank Russie, une décision validée par un décret présidentiel et approuvée jeudi par la Rada, le Parlement ukrainien.

Sont également nationalisées 99,8% des actions de Prominvestbank, une banque basée à Kiev et détenue par la banque de développement Vnesheconombank (VEB), un organisme d'État russe.

Les autorités ukrainiennes ont également décidé de saisir les actifs financiers des deux banques sans en préciser le montant. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé mardi un décret sur l'expropriation des biens de l'État russe et de ses résidents pour cause de "nécessité publique", compte tenu de la guerre lancée par la Russie en Ukraine le 24 février.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - Covid-19 : Le seuil du million de morts franchi aux Etats-Unis :

Les Etats-Unis ont franchi jeudi le seuil du million de morts du Covid-19 , a annoncé la Maison Blanche, mais, à l'image de New York mise à genoux en 2020, le pays veut tourner la page de la pandémie. "Nous devons rester vigilants face à cette pandémie et faire tout ce que nous pouvons afin de sauver le plus de vies possible, comme nous l'avons fait avec plus de tests, de vaccins et de traitements que jamais", a dit le président américain Joe Biden dans un communiqué.

Après plusieurs mois de recul de la pandémie de coronavirus dans le pays officiellement le plus endeuillé du monde (devant le Brésil, l'Inde et la Russie), les Etats-Unis enregistrent depuis un mois une hausse quotidienne du nombre de cas.

Le pays qui a levé l'obligation de port du masque, désormais simplement conseillé en intérieur, connaît un rebond du nombre de cas dû à des sous-variants d'Omicron. Ses effets semblent toutefois moins graves sur une population complètement vaccinée à 66%, et à plus de 90% pour les plus de 65 ans, alors qu'une quatrième dose de vaccin n'est ouverte pour l'instant qu'aux plus de 50 ans. Après plus de deux ans de pandémie et plusieurs vagues de variants, les Etats-Unis entendent cependant bien tourner la page du Covid-19.

 

New York paraît avoir retrouvé son effervescence légendaire

Ainsi New York, aimant économique et culturel, paraît avoir retrouvé son effervescence légendaire. New-Yorkais, touristes américains et étrangers reviennent dans les théâtres de Broadway, se photographient sous les enseignes publicitaires numériques géantes de Times Square, grimpent la statue de la Liberté, se baladent en carriole à Central Park, à pied et à vélo sur le pont de Brooklyn, se précipitent dans les plus beaux musées du nord de Manhattan... Autant d'attractions qui rouvrent progressivement depuis 2021 et font la réputation mondiale de la mégapole de 8,4 millions d'âmes. Midi et soir, la circulation est de nouveau infernale au centre de Manhattan, son poumon financier et commerçant.

Les files d'attente s'allongent devant les dizaines de milliers de restaurants, échoppes, camions de ventes à emporter pour cols blancs et cols bleus. Les terrasses les plus branchées de Manhattan et de Brooklyn sont de nouveau bondées. "Cela faisait longtemps qu'on attendait" ce retour de New York, souffle Alfred Cerullo, qui dirige Grand Central Partnership, un lobby pro-business de Manhattan. "Sans aucun doute, dit-il à l'AFP, on ressent l'énergie des gens dans la rue".

Le contraste est saisissant avec le cauchemardesque printemps 2020. Epicentre de la pandémie, la "ville qui ne dort jamais" s'était vidée pendant des semaines, désertée comme dans un film de science-fiction.

Les immenses artères de Manhattan et de Brooklyn n'étaient animées que par les sirènes anxiogènes des services de secours, avec des hôpitaux débordés et des morgues contraintes d'entreposer les corps de victimes du Covid dans des camions frigorifiques. Janice Maloof-Tomaso, une infirmière qui travaillait à l'époque près de Boston, se rappelle que beaucoup de soignants n'ont pas supporté de "voir la mort". "Certains ont été traumatisés, et beaucoup sont partis". Environ 40.000 New-Yorkais ont perdu la vie en raison du Covid depuis le printemps 2020 et tant l'île de Manhattan que les gigantesques quartiers de Brooklyn et du Queens gardent des stigmates de la pandémie.

Faute de clients pendant des mois, des milliers de petits commerces ont mis la clé sous la porte, leurs vitrines étant toujours couvertes de planches de bois ou d'affiches d'agents immobiliers.

 

Les New-Yorkais restent sur leurs gardes

Parmi ces petits patrons de magasins, Frank Tedesco tient une bijouterie dans le très huppé comté de Westchester, au nord du Bronx. Il confie à l'AFP avoir sauvé sa boutique en 2020 grâce à des aides publiques et son propre patrimoine, mais il se sent "évidemment inquiet" car il ne "(sait) pas ce qu'il va se passer" et comment il pourrait supporter un autre "choc" économique provoqué par un retour de l'épidémie.

Les New-Yorkais restent sur leurs gardes. Le masque est encore très courant dans la rue et en intérieur - et obligatoire dans les transports.

Et le télétravail est rentré dans les mœurs: d'après le baromètre hebdomadaire de l'entreprise de sécurité Kastle, le taux d'occupation des bureaux à New York plafonne toujours à 38%. Le patron de la banque d'affaires Goldman Sachs, David Solomon, a reconnu le 2 mai que le taux de salariés de retour au bureau atteignait tout juste 50 à 60% des effectifs, contre 80% présents avant le Covid.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - Premier cas de Covid en Corée du Nord, Kim Jong Un ordonne un confinement :

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a ordonné des mesures de "confinement" à l'échelle nationale après que le pays a détecté son tout premier cas de Covid-19 depuis le début de la pandémie, selon les médias d'État jeudi. M. Kim "a appelé toutes les villes et tous les comtés du pays à confiner minutieusement leurs territoires et à organiser le travail et la production après avoir isolé chaque unité de travail, chaque unité de production et chaque unité d'habitation les unes des autres", afin de bloquer la propagation du "virus malveillant", a déclaré l'agence de presse officielle KCNA.

Après deux ans de lutte contre la pandémie, des échantillons prélevés sur des patients fiévreux à Pyongyang "coïncident avec le variant Omicron BA.2", a rapporté l'agence officielle KCNA. "Pour que Pyongyang admette publiquement des cas d'Omicron, la situation de santé publique doit être grave", a estimé Leif-Eric Easley, professeur à l'université Ewha de Séoul. Le site spécialisé NK News, basé à Séoul, citant des sources à Pyongyang, a rapporté que des quartiers de la capitale nord-coréenne avaient été confinés pendant deux jours, faisant aussi état d'achats paniques.

Selon les experts, le système de santé déficient du pays aurait du mal à faire face à une épidémie majeure, d'autant que la Corée du Nord n'a vacciné aucun de ses 25 millions d'habitants, ayant rejeté les offres de vaccination de l'OMS, de la Chine et de la Russie.

Accepter les vaccins par le biais du programme Covax de l'OMS requiert la "transparence sur la façon dont les vaccins sont distribués", a déclaré à l'AFP Go Myong-hyun, chercheur à l'Asan Institute for Policy Studies, "c'est pourquoi la Corée du Nord l'a rejeté". La Corée du Nord s'est longtemps vantée de sa capacité à tenir le virus à distance, et n'avait pas signalé à l'Organisation mondiale de la santé le moindre cas confirmé de Covid-19. Selon l'institution, la Corée du Nord avait mené, en 2020, 13.259 tests anti-Covid, qui se sont tous révélés négatifs.

Lors d'une parade militaire en 2020, Kim Jong Un avait remercié les citoyens et les militaires pour leur loyauté et pour être restés en bonne santé face à la pandémie mondiale. Les médias d'Etat avaient déjà évoqué des mesures de "prévention des épidémies", et des civils ont parfois été vus portant des masques sur des photographies officielles. Mais lors de l'énorme défilé militaire à Pyongyang fin avril diffusé par les médias d'Etat, aucune des milliers de personnes présentes n'a été vue portant un masque.

 

Essai nucléaire retardé ?

La Corée du Nord est entourée de pays qui ont lutté ou luttent encore pour éradiquer d'importants foyers d'Omicron. La Corée du Sud, où les taux de vaccination sont élevés, a récemment assoupli la quasi-totalité des restrictions sanitaires, les cas ayant fortement diminué après une flambée en mars. La Chine voisine, seule grande économie du monde à maintenir une politique zéro Covid, est aux prises avec de multiples foyers d'Omicron, et a confiné plusieurs grandes villes dont la capitale financière Shanghai.

Selon les analystes, la crise sanitaire en Corée du Nord pourrait perturber les essais d'armement du pays. Pyongyang a déjà effectué plus d'une douzaine de tests d'armement cette année, dont un missile balistique intercontinental à longue portée, pour la première fois depuis 2017. Des images satellites indiquent que la Corée du Nord se prépare à effectuer un essai nucléaire, et les Etats-Unis ont prévenu que cela pourrait arriver dès ce mois-ci. "Il est possible que l'essai nucléaire soit retardé afin de se concentrer sur la maîtrise du coronavirus", a déclaré à l'AFP Yang Moo-jin, professeur à l'Université des études nord-coréennes de Séoul. Mais il a ajouté que si les craintes de la population concernant une épidémie se répandaient, Kim Jong Un pourrait procéder à un essai "pour détourner cette peur".

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - Un premier procès pour crime de guerre, Moscou accuse Kiev de frapper en Russie... le point sur la guerre en Ukraine

L'Ukraine va mener le premier procès pour crime de guerre lié à l'invasion russe, contre un soldat de 21 ans accusé d'avoir abattu un civil désarmé, tandis que Moscou affirmait que Kiev avait bombardé mercredi une ville russe. Vadim Shishimarin est accusé d'avoir tiré avec une kalachnikov par la fenêtre à bord d'une voiture dans laquelle il circulait pour abattre un civil de 62 ans qui n'était pas armé, a expliqué le bureau de la procureure Iryna Venediktova dans un communiqué.

Le soldat accusé se déplaçait avec quatre autres militaires russes après l'attaque de leur convoi le 28 février et ils ont volé une voiture près du village de Chupakhivka, a poursuivi le communiqué. "L'un des soldats a ordonné à l'accusé de tuer un civil afin qu'il ne les dénonce pas", a-t-il ajouté. L'homme, qui n'a pas été identifié, "est mort sur place, à quelques dizaines de mètres seulement de chez lui".

Vadim Shishimarin, placé en détention, risque un emprisonnement à vie s'il est reconnu coupable de crime de guerre et de meurtre avec préméditation. La date du procès n'a pas été précisée.

La Russie a été accusée à maintes reprises par Kiev et par Washington de commettre des crimes de guerre en Ukraine depuis le début de son offensive le 24 février. Des enquêtes de la Cour pénale internationale et des autorités ukrainiennes sont en cours.

Une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme est prévue jeudi à Genève, convoquée à la demande de Kiev pour se pencher sur "la détérioration de la situation des droits humains en Ukraine". La Russie, devenue simple observatrice après avoir quitté cette organisation en avril, a décidé de ne pas participer.

La Russie "est aujourd'hui la menace la plus directe pour l'ordre mondial avec la guerre barbare contre l'Ukraine, et son pacte inquiétant avec la Chine", a déclaré jeudi à Tokyo la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen après avoir rencontré le Premier ministre japonais Fumio Kishida avec le président du Conseil européen Charles Michel.

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit également se réunir jeudi, à partir de 14H00 GMT, à la demande de la France et du Mexique, pour examiner la situation en Ukraine. A Vienne, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé mercredi à maintenir le contact avec la Russie pour sauver des vies en Ukraine et préparer la paix, même si aucun règlement pacifique ne se profile actuellement.

 

La Russie convoite la Transdniestrie... et accuse Kiev de bombardements

Sur le terrain, les combats se poursuivent avec la crainte que le conflit ne se diffuse au-delà des frontières ukrainiennes. Le gouverneur de la région russe de Belgorod, voisine de l'Ukraine dans le sud-ouest de la Russie, a affirmé mercredi --citant un bilan du ministère de la Santé régional-- que des bombardements en provenance d'Ukraine avaient fait un mort et six blessés.

Par ailleurs, la Russie est soupçonnée aussi de convoiter la Transdniestrie, région séparatiste de Moldavie dont la pointe sud n'est qu'à une soixantaine de kilomètres de la grande ville ukrainienne d'Odessa, sur la mer Noire. Fin avril et début mai, des explosions ont secoué la Transdniestrie. L'Union européenne a annoncé le 4 mai qu'elle allait "considérablement accroître" son aide militaire à la Moldavie.

Le commandement ukrainien pour le sud a souligné que les troupes russes frappaient "sans merci" la région de Mykolaïv, ultime verrou avant Odessa.

Le chef d'état-major ukrainien a précisé mercredi soir que les Russes poursuivaient leurs opérations dans l'Est, en particulier vers Slobozhansky et Donetsk --notamment Roubijné et Lyman pour en prendre le contrôle--, mais pas vers Kharkiv près de laquelle la localité de Pytomnyk "a été libérée" par les combattants ukrainiens.

Kiev s'est félicité d'avoir fait reculer les forces russes qui tiraient depuis des semaines sur les quartiers nord-est de Kharkiv, deuxième ville du pays, et d'avoir repris quelques petites localités de cette région toute proche de la frontière russe.

En revanche, la région de Kherson --occupée par les Russes depuis début mars-- va demander à être annexée par la Russie, a affirmé mercredi l'un de ses responsables prorusses.

"Il y aura une demande (adressée au président russe Vladimir Poutine) pour intégrer la région de Kherson en tant que sujet à part entière de la Fédération de Russie", a déclaré Kirill Stremooussov, chef adjoint de l'administration de la cité côtière de Kherson, seule ville ukrainienne d'importance dont les Russes ont revendiqué le contrôle total en deux mois et demi de guerre en Ukraine.

Et les forces russes gagnent lentement du terrain dans le Donbass. Les villes jumelles de Severodonetsk et Lyssytchansk, assiégées, semblent notamment pouvoir tomber à tout moment, a constaté l'AFP mercredi.

 

L'appel à Elon Musk

A Marioupol, si les centaines de combattants qui s'y sont retranchés tiennent toujours l'aciérie Azovstal , ils sont aussi constamment bombardés, selon Kiev. Ce site représente le dernier bastion de résistance ukrainienne de cette ville portuaire stratégique.

Le commandant de la 36e Brigade des Marines de Marioupol, Sergueï Volyna, a lancé un appel direct au milliardaire américain Elon Musk: "Les gens disent que vous venez d'une autre planète pour apprendre aux gens à croire en l'impossible. (...) A l'endroit où je vis, il est presque impossible de survivre". "Aidez-nous à quitter Azovstal pour un pays tiers. Si ce n'est pas vous, qui d'autre? Donnez-moi une piste", a poursuivi le commandant.

 

- Protection internationale -

Dans son message quotidien, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué mercredi soir avoir abordé avec le chancelier allemand Olaf Scholz la nécessité de renforcer les sanctions contre Moscou.

"Petit à petit, nous faisons tout pour que l'agresseur ressente la plus grande souffrance du fait de cette agression", a relevé M. Zelensky. Il avait qualifié plus tôt la lutte des Ukrainiens contre la Russie de "guerre contre la tyrannie".

Il avait plaidé de nouveau plus tôt mercredi pour une adhésion de son pays à l'Union européenne, alors que le président français Emmanuel Macron a averti lundi que cela prendrait "des décennies".

"C'est comme une table où toute la famille est réunie, et où vous êtes invité, mais on ne vous a pas mis de chaise", a déploré le président ukrainien. "Et je pense que c'est injuste."

Pour l'instant, l'UE s'efforce de convaincre ses 27 Etats membres d'adopter un projet d'embargo sur le pétrole russe, bloqué par Budapest.

De son côté, la Finlande songe à rallier l'Otan. Le président Sauli Niinistö et la Première ministre Sanna Marin doivent donner jeudi leur position sur l'adhésion du pays nordique à l'Alliance atlantique, prélude à une possible adhésion.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - Un séisme de magnitude 5 «entendu» sur Mars :

Le centre national d'études spatial (Cnes) a dévoilé un enregistrement du plus gros séisme jamais enregistré sur la planète Mars.

Nouveau document en provenance de la planète rouge. L’atterrisseur InSight de l’Agence spatiale américaine (Nasa) a enregistré un tremblement de terre au milieu de la nuit, le 4 mai dernier. De magnitude 5 sur l’échelle de Richter, il est le plus puissant séisme jamais détecté sur Mars, selon la Nasa. Le sismomètre français Seismic Experiment for Interior Structure (SEIS) de l’engin a permis de recueillir l’enregistrement du phénomène qui s’est produit à 4h00 du matin (01h27 heure française).

Le Centre national d’études spatiales (Cnes) a dévoilé l’extrait jeudi sur les réseaux sociaux. «Ce son vient d'un enregistrement mécanique des vibrations. Il a été amplifié et accéléré pour devenir audible. Ce n'est pas ce que vous auriez entendu sur place, mais cette représentation donne de la profondeur au graphe de SEIS», a expliqué l’institut sur Twitter. A l’échelle martienne, le robot InSight se trouvait à une distance relativement proche de l’épicentre (2.250km) quand il a enregistré l’événement. Des conditions idéales pour Philippe Lognonné, responsable scientifique de l’instrument SEIS et professeur à l’Université Paris Cité. «Cette faible distance épicentrale et la très forte magnitude expliquent l’ampleur du signal, et le fait que les ondes de volume mais aussi celle de surface sont si claires. Ce séisme est d’une certaine façon une mine d’or pour non seulement confirmer nos modèles de structure interne mais aussi les améliorer !», a-t-il déclaré.

La mission du Français était censée s'achever en décembre 2020, mais elle a été prolongée à plusieurs reprises par la Nasa. Depuis fin 2018, son travail a permis d’enregistrer plus de 1300 séismes martiens. Le plus fort enregistré avant celui du 5 mai était de magnitude 4,2 et était survenu le 25 août 2021.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - Gérard Larcher : « Le 24 avril, Nicolas Sarkozy et moi-même avons mis le même vote » :

Invité jeudi 12 mai sur France Info, le président du Sénat a livré ses analyses sur la recomposition politique, la stratégie des LR aux législatives mais aussi la condamnation de François Fillon.

Gérard Larcher a débuté l’entretien en étant interrogé sur le potentiel choix d’une femme à Matignon par Emmanuel Macron : « C’est un choix et une prérogative qui revient au président de la République. Mais le choix et l’orientation politique seront clairement une indication. »

S’en est suivi une discussion autour des points communs et différences entre la Macronie et les LR. Le président du Sénat a expliqué que la droite a « voté 70% des textes du gouvernement au Sénat, et sur les 30%, c’est une absence de dépenses publiques, de décentralisation aussi. » Il a également ajouté que LR « n’est pas macroniste à 70% mais a un principe : ce qui est bien pour le pays, nous le voterons. »

Il a aussi rappelé que le parti se battait pour le pouvoir d’achat : « Le sujet du pouvoir d’achat est une question qui se pose pour une part significative de nos compatriotes. L’urgence est de savoir comment se nourrir, se déplacer, se chauffer. Et cette réalité doit être traitée », déclarant qu’« en juillet, un certain nombre de mesures seront présentées devant le Parlement. Il faudra mettre des recettes et des économies. »

Gérard Larcher ne s’est pas privé de critiquer le bilan d’Emmanuel Macron, « 3,000 milliards de dettes, un déficit de la balance commerciale, une inflation qui dépasse en Eurostats les 5% », mettant en avant que la droite républicaine – LR – n’est pas macroniste : « Il est important dans une démocratie d’avoir une opposition qui soit à la fois claire et positive. Nous pouvons nous rejoindre sur des points mais au premier tour de la présidentielle, près de 70% de nos citoyens votent pour des candidats dits protestataires. Non. Il y a la place pour une droite républicaine, et c’est indispensable pour la démocratie. »

 

« 60% de nos compatriotes sont représentés par moins de 30 parlementaires »

Vint ensuite une question sur Nicolas Sarkozy et le fait qu’il n’ait pas soutenu publiquement Valérie Pécresse lors de la campagne présidentielle : « Le 24 avril, Nicolas Sarkozy et moi-même avons mis le même vote. J’ai entendu qu’on serait le nouveau pilier de la majorité. Non, je crois que l’on a besoin d’une opposition républicaine, sur des valeurs. »

Sur ce non-soutien, Gérard Larcher a dit « personnellement regretté qu’il [Sarkozy] n’ait pas soutenu Valérie Pécresse », que son refus de don traduisait le fait qu’ « elle cherchait un autre soutien que celui financier » , mais qu’en sa qualité d’ « ancien président de la République, [il] n’a pas à [le] juger de ce qu’il fait. »

Le président du Sénat s’est également dit pour « le septennat non renouvelable », est prêt à discuter de « l’article 11 sur le référendum » et qu’il a « évolué sur la proportionnelle car quand 60% de nos compatriotes sont représentés par moins de 30 parlementaires, mon ADN gaulliste fait que cela me bouleverse un peu. »

Et l’affaire Fillon ? « Il s’est pourvu en cassation, donc je ne vais pas commenter. Ce qui m’a toujours interrogé c’est la rapidité du jugement. Mais je ne commenterai pas plus. »

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - Pour Olivier Véran, « Il est possible que nous ayons une nouvelle vague qui peut arriver à l’automne » :

Olivier Véran, qui a acté la fin du masque obligatoire dans les lieux publics à partir de lundi 16 mai, a tenu à préciser sur BFM que « le Covid n’est pas derrière nous », ajoutant qu’ « il y a 40,000 Français qui se contaminent au variant BA.2, un patient tous les quarts d’heure en réanimation, donc il y a encore des cas graves […] La situation est sous contrôle. »

Le masque sera toutefois obligatoire « dans les hôpitaux ou les Ehpads. » Le ministre a aussi dit que « le pass sanitaire reste de mise pour protéger les gens les plus fragiles » et que s’ « il n’est plus obligatoire dans les transports, [il reste] recommandé. » D’après lui, « les spécialistes internationaux disent que d’autres variants apparaitront, des cousins germains du variant Omicron. »

Olivier Véran a également fait taire ses détracteurs, lesquels disent que les confinements ont privé le pays de liberté : « Nous n’avons jamais appliqué les méthodes de confinement des Chinois pour ceux qui disaient que nous avons restreint les libertés. La Chine a adopté la stratégie zéro Covid. Or, si on nous claquemure, un variant sera tellement courageux qu’il passera les barrières. Nous avons 90% de gens vaccinés, c’est ce qui nous protège. »

 

« Empêcher de former des médecins pendant cinquante ans, c'était une erreur »

Il a affirmé qu’ « il est possible que nous ayons une nouvelle vague qui peut arriver à l’automne. Mais si nous devions remettre des mesures de freinage, c’est qu’il sera nécessaire. » Contrairement à des politiques comme Marine Le Pen, qui avait dit vouloir réintégrer les soignants non-vaccinés et licenciés de par cela, le ministre a campé sur ses positions : « 40,000 contaminations par jour, le virus circule encore pour que le risque qu’un soignant non vacciné le transmette et donc nous ne voulons pas prendre de risques. »

Et les déserts médicaux, l’hôpital public, grand brûlé du quinquennat précédent  ? « On manque de médecins, les déserts médicaux sont creusés dans notre pays. Nous avons supprimé le numerus clausus dès 2018, mais il faut un certain nombre d’années pour former les médecins. » Olivier Véran a aussi affirmé que le gouvernement a « augmenté le nombre de formations car il en manque. On a empêché la France de former des médecins pendant cinquante ans, c’est une erreur. »

S’il admet qu’« il y a un problème d’organisation, de bureaucratie, de fatigue et il y a aujourd’hui plus de soignants en exercice dans nos hôpitaux du fait de l’augmentation de la demande. » Le ministre a néanmoins redit que la France possède « des soignants d’extrême qualité avec une très forte vocation, des hôpitaux modernes [bien que] la pression sur leurs épaules est importante. » Il s’est également félicité que « la profession la plus demandée sur ParcourSup, c’est infirmière, plus de 680,000 jeunes donc la vocation survit. »

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2128) : JEUDI 12 MAI 2022

Jeudi 12 Mai 2022 - Recherche Première ministre désespérément

Alors que s'est déroulé mercredi le dernier Conseil des ministres du premier quinquennat, personne ne connait encore avec certitude la personnalité politique qui sera choisie par le président de la République.

 

Elisabeth Borne

L’actuelle ministère du Travail tient plus que jamais la corde. Mardi, elle était au premier rang des candidats Renaissance réunis à Aubervilliers pour écouter le discours de mobilisation d’Emmanuel Macron. Tous les leaders marcheurs, Jean Castex en tête, sont venus la saluer un à un. Une façon de la féliciter par anticipation? A 61 ans, cette polytechnicienne est soutenue par Alexis Kohler, le puissant secrétaire général de l’Elysée. Par ailleurs, l’ex-directrice de cabinet de Ségolène Royal (qui ne la porte pas dans son cœur) coche toutes cases mentionnées par le président réélu : une femme, de gauche, un peu écolo, avec une touche sociale. Elle a, de surcroit, conduit des réformes difficiles dans le mandat écoulé (SNCF, assurance chômage). Peu politique, elle a décidé de se lancer dans le grand bain. Elle est candidate à la succession du député Alain Tourret dans le Calvados.

 

Audrey Azoulay (photo)

L’ancienne ministre de la Culture de François Hollande, aujourd’hui patronne de l’Unesco, est le dernier nom qui agite le microcosme politique. Cette énarque de 49 ans (même promotion qu’Alexis Kohler) connaît bien Emmanuel Macron dont elle a été la collègue au sein du cabinet de François Hollande et au gouvernement. Femme de culture, cette haute-fonctionnaire n’a pas d’expérience politique. Après l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, elle avait espéré rempiler rue de Valois avant de tenter sa chance avec succès à la tête de l’Unesco.

 

Marisol Touraine

Il a suffi qu’Emmanuel Macron la salue chaleureusement samedi dernier lors de la cérémonie d’investiture à l’Elysée pour la rumeur d’une nomination de Marisol Touraine à Matignon enfle aussitôt. A 63 ans, cette ancienne ministre de la Santé (pendant 5 ans) de François Hollande a une longue expérience politique : députée pendant dix ans ; conseillère générale d’Indre et Loire département qu’elle a présidé entre 2011 et 2012. Fille du sociologue Alain Touraine, elle milite tôt au PS et s’inscrit dans les pas de Michel Rocard puis de ceux de DSK avant de soutenir François Hollande. Très soutenue par des membres éminent de la Macronie (Gabriel Attal en tête qui fut son conseiller), elle a rallié le président de la République. Selon son entourage, elle n’a reçu aucun signe de l’Elysée.

 

Anne de Bayser

Cette haute-fonctionnaire de 53 ans, qui fut secrétaire générale de l’Elysée de mai 2017 à novembre 2020, est l’autre nom qui circulait pour Matignon. L’ancienne conseillère de Bertrand Delanoë connaît bien la Macronie de l’intérieur et donc a l’habitude de travailler avec Alex Kohler, secrétaire général de l’Elysée. Dénuée d’expérience politique, elle s’est rapprochée pendant la campagne de Roland Lescure, député LREM et président de la commission économique pour animer le « groupe de la société civile ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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