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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2118) : LUNDI 2 MAI 2022

Lundi 2 Mai 2022 - Législatives : Accord historique entre LFI et les Verts :

La France insoumise et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont conclu dans la nuit de dimanche à lundi un accord historique pour les législatives de juin, tandis que les négociations avancent avec le PS et le PCF.

C'est l'apothéose d'un 1er-Mai où les partis de gauche se sont croisés dans le défilé parisien , dans une ambiance bon enfant rarement vue entre des partis qui se sont beaucoup disputé ces dernières années. Le Conseil fédéral d'EELV a validé l'accord négocié au cours des deux dernières semaines, par 84 voix pour, 10 contre, 8 bulletins blancs et une personne qui n'a pas participé au vote. Cet accord attribue notamment 100 circonscriptions pour le pôle écologiste, selon des sources proches des négociations.

Si l'on excepte le petit mouvement Générations qui a signé un accord avec LFI dès jeudi, les négociations entre LFI et EELV étaient les plus avancées des discussions bilatérales engagées par les Insoumis avec chacune des forces de gauche, après les 22% de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.

Le weekend a permis de faire les derniers compromis, autour du rapport à l'Europe ("désobéissance" mais seulement à certaines règles économiques et budgétaires si besoin), du label commun ("Nouvelle Union populaire écologique et sociale") ou encore sur le partage des circonscriptions, sujets les plus âprement débattus.

En cas de majorité à l'Assemblée nationale, "le Premier ministre serait issu du plus grand groupe à l’Assemblée, soit Jean-Luc Mélenchon", stipule l'accord.

Car les négociations n'ont pas été un long fleuve tranquille. Encore mercredi le chef des écologistes Julien Bayou taclait les négociateurs insoumis jugés trop durs en affaire en conférence de presse. De leur côté, les Insoumis pointaient les "divergences internes" supposées d'EELV.

L'aboutissement de l'accord est historique. LFI et EELV constituent les deux forces de gauche en dynamique depuis plusieurs années, la première aux présidentielles de 2017 et 2022, la seconde lors des élections intermédiaires depuis les européennes de 2019.

Un accord de LFI avec le Parti socialiste serait tout aussi historique, tant la brouille était profonde depuis le départ de Jean-Luc Mélenchon de Solférino en 2008. Mais il devra attendre. Les négociations ont commencé plus tardivement et se poursuivent logiquement dimanche soir.

 

Faure et Mélenchon se sont serré la main

"Si les discussions ne se finissent pas cette nuit, alors ça ne se terminera jamais", a lancé dans le défilé parisien de la Fête du Travail le chef de LFI Jean-Luc Mélenchon. "Ça avance, soyez certains que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ça avance", a assuré Jean-Luc Mélenchon, acclamé par les manifestants à son arrivée place de la République. "Le sujet, c'est de savoir si, oui ou non, nous nous donnons comme objectif la victoire".

Un accord cette nuit? "Cette nuit, moi, je dors", a répondu à quelques dizaines de mètres de là Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS: "Il n'y a pas de +deadline+, il faut réussir. On voit bien qu'on n'est plus si loin que ça d'un accord. On continuera de parler ce soir."

Quelques minutes plus tard, MM. Faure et Mélenchon se sont serré la main, avant d'engager une brève conversation devant les caméras aux cris d'"Union populaire!" dans la foule. "Y'a pas mal de choses à regarder encore, c'est normal, on est en train de faire un truc historique", a justifié de son côté Laurent Baumel, l'un des négociateurs socialistes: "Si on se mettait d'accord en quelques minutes ou en quelques heures, tout le monde trouverait ça suspect, c'est normal qu'on prenne le temps d'élucider les sujets".

Le socialiste Olivier Faure négocie avec LFI sous la pression d'une opposition interne de plus en plus véhémente. Son prédécesseur à la tête du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a publié dimanche une lettre ouverte évoquant notamment les velléités de LFI de "sortir des traités européens", ramener la retraite à 60 ans et lancer des "dépenses vertigineuses impraticables", tous points qu'Anne Hidalgo avait vivement critiqués pendant la campagne présidentielle. Le PS avait aussi reproché à M. Mélenchon ses critiques envers un soutien à l'Ukraine envahie par la Russie, et son rejet de l'Otan.

Contempteur régulier d'Olivier Faure, Stéphane Le Foll -par ailleurs proche de François Hollande- a lâché ses coups dimanche dans une interview au Point: "L'urgence pour Olivier Faure est de se sauver lui-même. Il est prêt à brader toute l'histoire socialiste pour un accord sur 20 circonscriptions, c'est inacceptable".

 

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2118) : LUNDI 2 MAI 2022

Lundi 2 Mai 2022 - Législatives : député depuis 20 ans, Jean Lassalle ne rempile pas : Elu depuis 20 ans, Jean Lassalle ne sera pas candidat aux prochaines législatives.

Chantre de la ruralité, deux fois candidat malheureux à l'élection présidentielle, l'atypique député béarnais Jean Lassalle , 67 ans mardi, a annoncé lundi à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) qu'il ne se représenterait pas aux prochaines législatives. "C'est avec beaucoup d'émotion que je prends cette décision. La circonscription me manquera beaucoup", a déclaré, visiblement ému, le député Libertés et Territoires, élu à l'Assemblée nationale depuis 20 ans, lors d'une conférence de presse à sa permanence.

L'élu, qui aura 67 ans mardi, a justifié sa décision par la "situation nationale", fustigeant une élection présidentielle "jouée d'avance".

"J'ai le sentiment que le pays se disloque sous nos yeux. Les territoires ruraux n'intéressent plus personne, à l'image de ma vallée d'Aspe", a-t-il regretté, prenant exemple sur la RN134, entre Pau et l'Espagne, "carrément délaissée par l'Etat".

Il a également mis en avant ses "impératifs médicaux", expliquant qu'il allait "subir une opération chirurgicale délicate à coeur ouvert dans les prochains jours", sans préciser si cette raison de santé était le motif de sa décision.

L'ancien berger béarnais, connu pour ses interventions singulières dans l'hémicycle, a assuré qu'il "n'en avait pas fini avec la politique". "Mais je suis persuadé que je dois mener ma lutte différemment", a-t-il souligné.

Et d'évoquer l'enquête pénale ouverte par le parquet de Pau à la suite de la mise en scène publique de son abstention au second tour de l'élection présidentielle, dans un bureau de vote de sa commune de Lourdios-Ichère. "Moi et ma commune avons été déshonorés. Je me battrai corps et âme pour défendre mon honneur", a assuré le député en évoquant ces poursuites pour des "infractions au code électoral concernant les atteintes à la sincérité des scrutins".

 

Les suffrages de sa commune annulés après la mise en scène de son abstention

Les suffrages de la commune dont il a été le maire pendant 42 ans, ont été annulés par le Conseil Constitutionnel , qui a dit envisager d'"éventuelles poursuites pénales". Pour ce type d'infraction, le code prévoit une peine pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement ainsi que des peines complémentaires comme l'inéligibilité et l'interdiction du droit de vote.

Jean Lassalle, qui avait remporté plus d'un million de voix et 3,13% des suffrages lors du premier tour sous l'étiquette de son mouvement Résistons!, avait mimé devant l'urne au second tour le geste du vote avant de glisser son "bulletin blanc" dans sa poche, se déclarant "abstentionniste devant l'urne".

Concernant les prochaines élections, le député a indiqué qu'il était en discussion avec son frère Julien Lassalle, berger retraité, pour que ce dernier reprenne le flambeau . Ce dernier "va prendre sa décision dans les prochains jours".

L'ancien élu UDF, qui avait rejoint le Modem de son ancien ami François Bayrou, avant de rompre avec lui et de fonder son mouvement Résistons !, a indiqué "avoir une quinzaine de jeunes autour de lui" auxquels il veut "apprendre ce que c'est de défendre les autres et de les aimer". "J'ai l'espoir de les présenter aux prochaines législatives", a-t-il poursuivi.

Lors de la campagne présidentielle, il avait fait de ses bien-aimées campagnes sa "grande cause nationale" en parcourant le pays dans un grand bus à impériale bleu, son deuxième "tour de France", après celui effectué à pied en 2013.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2118) : LUNDI 2 MAI 2022

Lundi 2 Mai 2022 - Juvin sur Mélenchon : «N’est-ce pas un peu de folie de condamner ceux qui sont là pour nous protéger?»

 Interrogé sur les Quatre Vérités lundi 2 mai, le maire LR de La Garenne-Colombes Philippe Juvin a fait part de ses analyses sur la campagne des législatives et a fustigé le comportement de Jean-Luc Mélenchon.

Philippe Juvin , l’un des quatre mousquetaires de la campagne de Valérie Pécresse et médecin a résumé la situation électorale française. Selon lui, « la France est fracturée, on voit bien que 70% des gens ne sont pas allés voter ou qui ont voté pour des candidats qui mettent en cause le système. Il y a en France deux France : une France de gens raisonnables et une France de gens qui le sont moins. Monsieur Mélenchon n’a pas condamné les violences hier. »

Il a ajouté que les propos du leader de la France Insoumise à l’encontre du préfet et des forces de l’ordre font qu’« il est fou » et a ajouté qu’il « connai[t] bien les pompiers », étant lui-même « officier de réserve » et que « toute leur vie est tournée vers le service des autres. » Il a réitéré sa critique : « N’est-ce pas un peu de folie de condamner ceux qui sont là pour nous protéger ? »

Pour le maire, « [s]a plus grande peur, c’est l’instabilité du corps social. » Il a déclaré que le rôle des politiques, y compris locaux, est « une obligation de stabiliser [et] d’apaiser » le corps social. Il a ajouté qu’outre « nommer les choses », la France « a besoin de réformes. »

 

"«La société est en train de se fracturer»"

Philippe Juvin a redit son angoisse face à une « France [qui] est bloquée » et a urgé les pouvoirs publics à mettre en œuvres tout ce qui est en leur pouvoir pour « réformer le pays pour le rendre plus fluide. » Il a également réexprimé le souhait d’ « en finir avec le manichéisme. » Il a continué sur le volet « démocratie » : « Pourquoi a-t-on inventé la démocratie parlementaire ? Pour éviter que les gens se tapent dessus. Je suis très inquiet. Je vois la tonalité dans les lettres que l’on m’envoie qui a changée. La société est en train de se fracturer. »

Sur l’alliance EELV-LFI, le maire a expliqué « que la gauche ait des accords électoraux est normal, mais on est surpris que EELV signe des accords avec la France Insoumise, sur les questions d’autorité par exemple. » Il en a profité pour tancer son propre parti : « Cela fait des années que nous, LR, perdons toutes les élections nationales. Nous avons été trompés par nos succès locaux. En a-t-on tiré les leçons ? Non. Doit-on continuer ou faire différemment ? »

Pressenti pour rejoindre la majorité présidentielle, Philippe Juvin a tenté de botter en touche, maladroitement : « LR ce n’est pas une caserne où tout le monde doit voter pareillement. Je revendique qu’il est normal qu’il y ait des voix différentes. J’ai toujours été dans ma famille politique, je crois qu’il faut de la clarté. » Il a finalement assumé sa position : « Je crois qu’il est temps que les partis de gouvernement travaillent ensemble, cela fait des semaines que je le dis. Dans des tas de démocraties, cela se passe comme cela. L’accord ne sera pas parfait pour nous, mais sur la santé, le nucléaire, il y a des points d’accords. »

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2118) : LUNDI 2 MAI 2022

Lundi 2 Mai 2022 - «Coupable d'être flic» : rassemblements policiers après l'affaire du Pont-Neuf à Paris :

Entre 800 et 1000 fonctionnaires de police se sont rassemblés à Paris, pour protester contre la mise en examen pour "homicide volontaire" de leur collègue qui a tué deux hommes qui auraient forcé un contrôle à Paris. "Se faire condamner ou se faire tuer ?": plus d'un millier de policiers ont manifesté lundi en France à l'appel de plusieurs syndicats pour protester contre la mise en examen pour "homicide volontaire" de leur collègue qui a tué deux hommes qui auraient forcé un contrôle la semaine dernière à Paris .

A Paris, entre 800 et 1000 fonctionnaires, selon une source policière, se sont rassemblés sur la place Saint-Michel, toute proche de l'ancien Palais de justice et du Pont-Neuf, où le policier a ouvert le feu. "Ça aurait pu finir ainsi, légitime défense pour notre collègue", pouvait-on lire sur des pancartes, avec la photo d'un corps dans une morgue ou celle d'un cercueil recouvert d'un drapeau bleu blanc rouge.

"S'il n'avait pas tiré, il aurait pu être tué. Il a sauvé ses collègues et voilà comment il est remercié", a dit à l'AFP Yvan Assioma, secrétaire national pour l'Ile-de-France du syndicat Alliance, à l'initiative de l'appel à manifester auquel se sont joints Synergie et l'Unsa-Police.

"On ne peut pas traiter un policier comme un délinquant", a ajouté Olivier Varlet, secrétaire général de l'Unsa. "Nous demandons une juridiction spécialisée pour qu'il y ait un positionnement commun des magistrats sur l'usage des armes".

"On ne demande pas un permis de tuer. Tirer ce n'est pas anodin, cela a un impact psychologique énorme", a expliqué Amandine, une policière des Hauts-de-Seine. "Il y a un refus d'obtempérer toutes les trente minutes. Qu'est ce qui est acceptable ? Se laisser rouler dessus ?"

 

Des magistrats dénoncent une appel à manifester "nuisible et dangereux"

Dans la nuit du 24 au 25 avril, un policier de la Compagnie de sécurisation de la Cité (CSC), armé d'un fusil d'assaut, a ouvert le feu sur le conducteur d'une voiture et son passager qui auraient tenté de se soustraire à un contrôle. Ils sont décédés sur place et un troisième homme, lui aussi passager du véhicule, a été blessé.

Le gardien de la paix, âgé de 24 ans, a été mis en examen, notamment pour "homicide volontaire" concernant le conducteur.

Alors que des élections syndicales sont prévues fin 2022, cette affaire a exacerbé les tensions entre représentants des gardiens de la paix. Le syndicat Unité SGP Police, concurrent d'Alliance, a ainsi décidé de ne pas appeler à manifester et de ne pas "prendre des positions pouvant porter préjudice" au collègue mis en examen, rappelant qu'il est présumé innocent.

A la tribune, le secrétaire général d'Alliance Fabien Vanhemelryck a répété que "le problème de la police, c'est la justice", une formule polémique prononcée il y a près d'un an lors d'un rassemblement devant l'Assemblée nationale. A l'époque, 35 000 policiers s'étaient réunis aux abords du Palais-Bourbon, à l'appel de tous leurs syndicats.

Le Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche) et l'Union syndicale des magistrats (majoritaire) ont respectivement dénoncé une attaque contre l'Etat de droit et "un appel à manifester (...) nuisible et dangereux dans une démocratie".

 

"Ce n'est pas évident d'être policier"

L'appel à manifester a été suivi dans une quarantaine de villes du pays, selon les syndicats.

A Bordeaux et à Lyon, une petite centaine de policiers se sont rassemblées devant le tribunal. "Ce n'est pas évident d'être policier, les magistrats bien souvent lisent des procès-verbaux, ils sont derrière un bureau, quand nous sommes dans des situations dangereuses", souligne Adrien Lopez, 41 ans, un policier lyonnais.

A Strasbourg, environ 80 policiers, certains venus de Nancy, Metz ou Mulhouse, se sont réunis en milieu de journée devant l'hôtel de police. Certains portaient des affichettes "coupable d'être flic", ainsi que des cibles accrochées à leurs vêtements.

A Rennes et Lille, ils étaient une quarantaine, à Toulouse une cinquantaine.

 

 

 

 

 

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Lundi 2 Mai 2022 - Pompier violemment frappé le 1er-Mai : la manifestante arrêtée :

 Lors de la manifestation du 1er-Mai à Paris, un pompier tenait sa lance à eau en direction d'un feu quand une manifestante est venue le bousculer pour l'empêcher d'éteindre l'incendie avant de lui asséner deux coups avec la main sur son casque. Elle a été interpellée.

Un sapeur-pompier, qui tentait d'éteindre un incendie de palettes allumé en marge de la manifestation du 1er-Mai dimanche à Paris, a été agressé par une femme, suscitant l'indignation des autorités. La femme a été interpellée et le pompier n'a pas été blessé, a indiqué le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin lors d'un point presse en début de soirée.

Selon des images de télévision, largement relayées sur les réseaux sociaux, le soldat du feu tenait sa lance à eau en direction du feu, rue Alexandre-Dumas, quand une manifestante est venue le bousculer pour l'empêcher d'éteindre l'incendie avant de lui asséner deux coups avec la main sur son casque.

"Cela suffit ! Honte à la sauvagerie, incompréhensible cette nouvelle agression vis-à-vis des sapeurs-pompiers de Paris dans l’exercice de leurs fonctions, protéger les personnes, les biens de la Cité et le bon déroulement de la manifestation", ont tweeté les sapeurs-pompiers de Paris

 

"Scandaleuse attaque"

"Le préfet de Police condamne fermement la scandaleuse attaque dont ont été victimes les @PompiersParis de la @prefpolice qui intervenaient sur un feu à l'angle de la rue Alexandre-Dumas et du boulevard Voltaire", a réagi de son côté la préfecture de police. "Un de nos collègues militaires des @PompiersParis vient d’être frappé par un manifestant, et empêchant l’unité de secours engagée d’éteindre l’incendie pour protéger les riverains et les biens. Qu’il soit repéré et puni", a demandé le président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, Grégory Allione.

La manifestation parisienne du 1er-Mai a été émaillé tout au long du parcours par des affrontements entre casseurs et forces de l'ordre, des dégradations de mobilier urbain, des incendies de poubelles et le saccage de dizaines d'enseignes bancaires, agences immobilières et sociétés d'assurances.

 

 

 

 

 

 

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Lundi 2 Mai 2022 - Israël fustige les propos de Sergueï Lavrov sur Hitler :

Le ministre des Affaires étrangères israélien Yaïr Lapid a fustigé lundi les propos de son homologue russe Sergueï Lavrov, qui avait affirmé qu'Hitler "avait du sang juif" et convoqué l'ambassadeur russe pour obtenir des "clarifications".

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le 24 février, l'Etat hébreu a tenté de maintenir un équilibre délicat entre Kiev et Moscou, mais les propos dimanche de M. Lavrov sur une chaîne italienne ont suscité l'indignation.

Le président ukrainien Volodymyr "Zelensky fait valoir cet argument: comment le nazisme peut-il être présent (en Ukraine) s'il est lui-même juif", a déclaré M. Lavrov, dont les propos ont été retranscrits sur le site de son ministère. Et d'ajouter: "Je peux me tromper, mais Hitler avait aussi du sang juif".

 

"Propos sans fondement, délirants et dangereux"

"Les propos du ministre Lavrov sont à la fois scandaleux, impardonnables et une horrible erreur historique", a condamné dans un bref communiqué Yaïr Lapid. Il a précisé que l'ambassadeur russe en Israël avait été convoqué pour des "clarifications".

Le président de Yad Vachem, le mémorial israélien de la Shoah, Dani Dayan, a également condamné les déclarations de M. Lavrov, estimant qu'il s'agissait de "propos sans fondement, délirants et dangereux qui méritent d'être condamnés".

Dans un discours fin mars aux élus du Parlement israélien, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, avait appelé Israël à "faire un choix" en soutenant l'Ukraine face à la Russie et demandé à l'Etat hébreu de lui fournir des armes.

Israël a notamment fourni des équipements de protection à l'Ukraine mais n'a pas récemment fourni d'armes à ce pays, ont indiqué des responsables israéliens.

 

 

 

 

 

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Lundi 2 Mai 2022 - Salomé Zourabichvili : «En Ukraine, les Américains mettent ce qu’il faut pour une victoire» :

La présidente géorgienne Salomé Zourabichvili, ancienne ambassadrice française devenue ministre des Affaires étrangères puis députée avant son élection en 2018, revient dans Paris Match sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ses conséquences actuelles et futures pour son pays et sur la place des femmes à la tête des États.

Revenant de Washington, où elle a assisté aux funérailles de l'ancienne secrétaire d'État américaine Madeleine Albright . elle a profité de ce voyage ce voyage pour rencontrer des responsables américains et des élus…

« J’ ai effectivement profité pour avoir des rencontres au Congrès à un moment très important, puisque ça coïncidait avec la période où ils ont voté le Georgia Support Act, l’acte par lequel le Congrès apporte son soutien à la fois économique, assistance militaire et politique à la Géorgie. Et, ce qui n’est pas directement lié mais tout de même, avec le discours du président Biden au Congrès pour délivrer 33 milliards de dollars d’aide à l’Ukraine sous différentes formes , dont une vingtaine de milliards pour l’assistance militaire, ce qui est quelque chose que l’on n’a jamais vu. Ce qui est très intéressant est que ce matin, [le ministre russe des Affaires étrangères] Sergueï Lavrov disait que la Russie n’essaierait pas d’avoir de date obligée pour la fin de ce qu’ils appellent leur «opération militaire spéciale», avec le 9 mai en tête. Les délais se rallongent et c’est d’ailleurs ce que j’ai retiré des entretiens à Washington : les Américains sont persuadés, et mettent ce qu’il faut pour, que ça termine par une victoire. C’est le sentiment que j’ai eu et qui était exprimé par les gens que j’ai rencontrés au Congrès, dont la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi. Elle s’est d’ailleurs rendue à Kiev pour apporter ce message d’extrême optimisme.

 

"Les femmes qui ont été aux commandes ont gouverné comme des hommes"

Le déplacement de Nancy Pelosi en Ukraine est un signal fort, de la part de celle qui est le troisième personnage de l’État américain. D’ailleurs, pensez-vous qu’une femme à la tête d’un État gouverne différemment dans une situation aussi complexe que l’invasion russe de l’Ukraine ?

Mon intuition est que c’est une perspective très différente, une façon de gouverner peut-être différente. Mais en réalité, on n’a pas encore cette expérience car les femmes qui ont été aux commandes ont gouverné comme des hommes. On peut penser à Golda Meir, ou Margaret Thatcher durant la guerre des Malouines : dans les deux cas, c’était deux femmes qui ne se permettaient pas de gouverner en femmes. La question abstraite est de se demander si Poutine avait été une femme : une femme pourrait-elle aller dans une telle dureté dans la guerre, sans compromis ni nuance ? Je ne sais pas. La conférence que j’organise [le 25 mai] à Tbilissi avec des femmes leaders politiques, mais aussi des femmes du monde de la culture ou de l’économie, a justement pour but d'avoir des conversations, de permettre l’échange sur les différents conflits ou sur leur participation à un certain nombre de gestions de conflits.

 

En discussions régulières avec Maia Sandu, son homologue moldave…

« Je l’ai trouvée, lors de notre dernière conversation, très préoccupée par le fait qu’ils vont être mis pratiquement sous embargo sur l’énergie, l’électricité et le gaz, qui sont tous les deux contrôlés par la Russie dans leur cas, notamment via la Transnistrie pour l’électricité et directement pour le gaz. Ce pays est encore plus fragile face aux pressions russes, car c’est un petit pays, avec un énorme afflux de réfugiés ukrainiens. Il y a une aide américaine et européenne pour les soutenir mais c’est compliqué d’être une femme, comme elle et la Première ministre Natalia Gavrilița, et c’est leur première expérience du pouvoir à toutes les deux. C’est un début extrêmement difficile. »

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2118) : LUNDI 2 MAI 2022

Lundi 2 Mai 2022 - Deux bateaux russes détruits, ambassades réouvertes à Kiev... le point sur la guerre en Ukraine

 

Le 9 mai ne signe pas la fin de la guerre

La Russie ne cherche pas à terminer la guerre en Ukraine le 9 mai, célébré comme le jour de la Victoire, a déclaré son ministre des Affaires étrangères, alors que des analystes estimaient une fin possible du conflit à cette date. "Nos militaires n'ajusteront pas artificiellement leurs actions à une date quelconque, y compris le Jour de la Victoire", a déclaré Sergueï Lavrov dans un entretien diffusé dimanche, en référence à cette date commémorant le 9 mai 1945 et la reddition des nazis face aux Alliés, dont l'Union soviétique.

 

Kiev dit avoir détruit deux bateaux russes

L'armée ukrainienne a affirmé lundi avoir détruit deux patrouilleurs russes près de l'île aux Serpents, en mer Noire, devenue un des symboles de la résistance ukrainienne depuis le début de l'invasion. Les patrouilleurs russes de classe Raptor font partie des navettes les plus rapides de la marine russe, pouvant atteindre près de 90 km/h à pleine vitesse. Moscou n'a pas confirmé l'information.

 

Danemark et Suède rouvrent leurs ambassades à Kiev...

Le Danemark et la Suède ont annoncé lundi la réouverture de leurs ambassades à Kiev, en signe de soutien à l'Ukraine contre l'invasion russe. "Mercredi, l'ambassade de Suède rouvrira à Kiev", a écrit la ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde sur Twitter. Son homologue danois Jeppe Kofod a, lui, rouvert lundi l'ambassade de son pays dans la capitale ukrainienne lors d'une visite surprise.

 

... et retour des diplomates US espéré d'ici fin mai

Le retour des diplomates américains à Kiev, la capitale ukrainienne qu'ils avaient quittée mi-février quelques jours avant le début de l'invasion russe, est espéré "d'ici la fin du mois" de mai, a annoncé lundi la chargée d'affaires américaine Kristina Kvien.

 

Le Bolchoï retire des spectacles

Le théâtre du Bolchoï à Moscou a annoncé lundi soir le retrait de son affiche des spectacles prévus en mai de deux metteurs en scène ayant quitté la Russie et communiqué publiquement leur opposition à son offensive en Ukraine.

 

Pétrole russe : l'UE étudie un embargo progressif

A Bruxelles, les ministres de l'Energie des Vingt-Sept se sont réunis lundi pour étudier un arrêt progressif des achats de pétrole à la Russie afin de sanctionner la guerre en Ukraine. "Il y a une volonté politique de cesser les achats de pétrole à la Russie et nous aurons la semaine prochaine des mesures et une décision sur un retrait progressif", avait affirmé dimanche un responsable européen impliqué dans les discussions, sans cacher que cette décision n'est "pas facile à mettre en œuvre".

 

Foot : clubs et équipe russes exclus

Les clubs russes ne disputeront pas les compétitions européennes en 2022-2023, dont la lucrative Ligue des champions, a annoncé lundi l'UEFA, qui a par ailleurs décidé de remplacer la Russie par le Portugal pour l'Euro-2022 féminin cet été (6-31 juillet) en Angleterre.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2118) : LUNDI 2 MAI 2022
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Lundi 2 Mai 2022 - Guerre en Ukraine : Les Russes ouvrent les portes de la centrale nucléaire de Zaporijjia :

Un bâtiment administratif est calciné, mais ceux des réacteurs semblent intacts: l'AFP a pu visiter dimanche la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d'Ukraine et d'Europe, dont la prise par l'armée russe a suscité l'inquiétude de la communauté internationale.

Les forces de Moscou ont pris le contrôle début mars de cette centrale située dans la ville d'Energodar (écrit Enerhodar, en ukrainien) dans le sud de l'Ukraine, séparée par les eaux du Dniepr de la capitale régionale Zaporijjia, sous contrôle ukrainien.

Les affrontements qui s'y sont déroulés ont suscité la crainte au sein de la communauté internationale d'une catastrophe nucléaire similaire à celle survenue en 1986 à Tchernobyl.

Lors d'un voyage de presse organisé par l'armée russe, l'AFP a pu constater les dégâts: la façade d'un vaste bâtiment administratif qui servait de centre d'entraînement au personnel de la centrale est noircie par les flammes et de nombreuses fenêtres sont explosées.

Mais aucune trace de tir ou de bombardement n'était visible sur les six cubes surmontés d'un dôme rouge renfermant les réacteurs qui ont commencé à être construits dans les années 1980. La semaine dernière, l'Agence internationale de l'énergie atomique a jugé "préoccupante" la situation à la centrale de Zaporijjia, à laquelle ses experts n'ont pas eu accès depuis sa prise par Moscou.

La centrale "fonctionne normalement, en accord avec les normes nucléaires, radioactives et environnementales", assure toutefois sur place le major-général Valéri Vassiliev, spécialiste des questions nucléaires et chimiques, dépêché par Moscou pour sécuriser le site.

Affichant leur décontraction, aucun des quelques soldats montant la garde derrière des piles de sacs de sable ne porte de combinaison, de masque ou tout autre équipement de protection contre les radiations.

"Ici, tout va bien !", claironne le nouveau maire pro-Moscou d'Energodar, Andreï Chevtchik, arrivé à ce poste dans le sillage des Russes. "Nous sommes prêts à vendre de l'électricité à l'Europe. Tout acheteur est bienvenu. C'est très bon marché !", ajoute-t-il, avant de repartir à bord d'un SUV rutilant et bardé de drapeaux russes.

Un grand flou entoure cependant le fonctionnement de la centrale, qui continue d'être assuré par les équipes ukrainiennes. L'AFP n'a pu rencontrer aucun des employés du site et le degré de coordination entre ceux-ci et les nouveaux maîtres des lieux n'est pas clair. Avant le début de l'offensive russe en Ukraine, cette centrale avait une capacité de 5.700 mégawatts, soit de quoi couvrir plus de 20% des besoins du pays en électricité.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2118) : LUNDI 2 MAI 2022

Lundi 2 Mai 2022 - Covid-19 en Chine : après Shanghai, Pékin bientôt confiné ?

 Les habitants de la capitale chinoise redoutent un confinement généralisé sur le modèle de celui appliqué à Shanghai depuis presque deux mois.

Sites touristiques quasi déserts et restaurants en mode "à emporter": à Pékin, la menace d'un confinement plombe les congés de la Fête du travail. Les Chinois profitent généralement du 1er-Mai et des jours fériés qui suivent pour voyager à travers le pays. Mais cette année, la pire flambée de Covid depuis le début de l'épidémie en contraint beaucoup à rester chez eux.

Tandis que la plus grande ville de Chine, Shanghai, est confinée depuis plus d'un mois, la capitale Pékin retient son souffle après un rebond épidémique. La ville a recensé ces derniers jours plus de 300 cas positifs. Dans tous les lieux publics de la capitale, il est désormais obligatoire de présenter un test de dépistage de moins de 48h. Pour freiner la contagion, les restaurants ont interdiction d'accueillir des clients et ne peuvent vendre qu'à emporter. Au grand dam d'un secteur qui comptait se refaire une santé, durant des congés habituellement propices à la consommation.

Inévitablement, ces mesures auront "un impact sur nos ventes", indique à l'AFP une femme qui n'a donné que son prénom, An, rencontrée dans un restaurant du quartier Dongcheng à Pékin, où se trouve notamment la Cité interdite.

Alors que les Chinois aiment se retrouver entre amis ou en famille autour de bons plats, la vente à emporter est loin d'être l'idéal. Avec ce système "on fait moins de recettes", soupire la responsable de l'établissement

 

Le parc Universal fermé

Résultat, certains restaurants du quartier sont tout bonnement fermés, tandis que d'autres exigent un test de dépistage même pour une commande passée sur le trottoir. Non loin de là, des pattes de poulet marinées et des petits pains posés en pleine rue sur un étal n'attirent guère le chaland.

En période d'épidémie, des restrictions sont "nécessaires pour le bien du pays", mais celles-ci sont "mauvaises" d'un point de vue personnel, indique à l'AFP un serveur qui préfère taire son nom. "Habituellement en une journée, on vend pour 10.000 yuans (1.438 euros) de nourriture. Là, c'est seulement 1.000 ou 2.000 yuans (288 euros)."

Les congés du 1er-Mai, qui prennent fin mercredi, voient habituellement les sites touristiques de la capitale envahis par des hordes de visiteurs, au grand bonheur des commerçants. Mais dimanche, malgré un ciel bleu et des températures printanières, les touristes ne se bousculaient guère au Temple du Ciel, un lieu emblématique où l'empereur venait autrefois prier pour les récoltes.

Même calme inhabituel à Wangfujing, populaire artère commerçante de Pékin qui foisonne de boutiques de mode, d'échoppes de souvenirs et de restaurants traditionnels. Quant au parc Universal Studios, qui propose des attractions inspirées des films Harry Potter, Jurassic World ou encore Les Minions, le complexe est fermé depuis dimanche et jusqu'à nouvel ordre.

 

Des centres de quarantaine plus grands sont en cours de construction

Face au variant Omicron, hautement contagieux, la ville de Pékin a lancé la semaine dernière une campagne de dépistage de la quasi-totalité de ses 22 millions d'habitants. Des immeubles ont été confinés, mais représentent pour l'heure une très petite part de la population. Les Pékinois vivent toutefois dans l'appréhension d'un confinement généralisé.

Un hôpital de fortune d'environ 4.000 lits est d'ores et déjà opérationnel et des centres de quarantaine plus grands sont en cours de construction. Le ministère de la Santé a fait état lundi de 36 nouveaux cas positifs à Pékin.

Le nombre de contaminations se trouve "sur un plateau haut", a relevé dimanche une responsable des services de santé de la ville, Pang Xinghuo. Au même moment à Shanghai, l'immense majorité des 25 millions d'habitants entament leur deuxième mois de confinement. Les infections quotidiennes tendent toutefois à diminuer ces derniers jours.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2118) : LUNDI 2 MAI 2022

Lundi 2 Mai 2022 - Covid-19 : la baisse des contaminations se confirme en France.

 Les contaminations au Covid-19 poursuivent leur nette décrue en France, la moyenne du nombre de tests positifs au cours des sept derniers jours ayant chuté de près de 30% en une semaine, selon les chiffres publiés dimanche par les autorités sanitaires.

Cette moyenne sur sept jours - plus significative que les chiffres quotidiens car elle lisse les variations en fonction du jour de la semaine - s'élevait à 54.011 cas dimanche, contre 57.186 vendredi et 76.130 il y a une semaine. Elle dépassait les 130.000 début avril.

En une semaine, le nombre de patients hospitalisés avec le Covid-19 a également baissé, à 23.327 dont 208 nouvelles admissions, contre 24.888 dont 372 nouvelles admissions il y a une semaine, selon les données de Santé publique France.

Au sein de l'hôpital, les services de soins critiques sont aussi concernés par cette baisse: ils comptaient 1.557 malades du Covid dimanche, contre 1.640 une semaine plus tôt. Le nombre de nouvelles admissions journalières était de 19 dimanche contre 35 une semaine plus tôt.

Au total, depuis le début de l'épidémie il y a plus de deux ans, 145.962 personnes ont été emportées par le virus en France, soit 22 décès de plus en 24 heures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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