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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 07:00
LA MARCHE DU MONDE (1751) : DU MERCREDI 31 MARS AU JEUDI 1er AVRIL 2021

Mercredi 31 mars 2021 - Emmanuel Macron : «Nous devons fournir un effort supplémentaire» :

Comme à son habitude, Emmanuel Macron aura tenu la plume jusqu'à la dernière minute pour peaufiner la trame de son allocution. Enfermé au premier étage de l'Elysée, dans son bureau d'angle, avant de rejoindre in extremis le rez-de-chaussée du palais présidentiel et la salle des fêtes pour enregistrer juste avant 20 heures sa déclaration télévisée. Le choix des mots, devant l'importance du moment, alors que le pays subit de plein fouet cette troisième vague épidémique. « Si nous restons unis et solidaires, si nous savons nous organiser, alors nous retrouverons le bout du tunnel. J'appelle à la mobilisation de chacun pour le mois d'avril », a-t-il planté dès son introduction.

Vingt-quatre minutes de discours où tout le monde a retenu son souffle pour savoir si, oui ou non, le chef de l'Etat allait mettre à nouveau la France totalement sous cloche. Et finalement, non. Face aux pressions des oppositions qui lui intimaient l'ordre de fermer au plus vite les écoles, des experts et médecins qui recommandaient de confiner durement, comme au printemps 2020, Emmanuel Macron a choisi une autre voie, « celle du pragmatisme et des mesures adaptées », appuie son entourage en guise de mantra.

En l'occurrence, l'extension des mesures du « freiner sans enfermer » à l'ensemble de l'Hexagone, et non plus aux dix-neuf départements sous haute tension sanitaire jusqu'à présent, à partir de samedi soir et pour quatre semaines. Avec maintien du couvre-feu et télétravail qui doit être mieux appliqué, mais une tolérance pour circuler pendant ce week-end de Pâques.

Puis un sacré chamboulement dans les écoles : quatre jours de cours en distanciel pour tout le monde la semaine prochaine, puis vacances scolaires de deux semaines, jusqu'au 26 avril. En clair, pas de vacances de printemps étalées sur trois zones comme de coutume. Les parents devront s'adapter, notamment ceux qui avaient prévu de partir en dehors de ces dates. « Mais au moins, on ne sacrifie aucun gamin. Et le virus ne gagne pas sur la jeunesse », défend un conseiller.

Sa prise de parole n'avait rien d'improvisé. Dimanche dernier, Emmanuel Macron avait déjà pris la décision de s'exprimer à la télévision ce mercredi soir. « Quand il intervient, c'est 20 à 30 millions de Français qui regardent, glisse un proche. Les autres ne sont pas audibles. Il fallait donc qu'il prenne la parole. » Mais pour dire quoi ? Toute la journée de mercredi a donné son lot de rumeurs et de rebondissements, certaines évoquant même l'idée d'un confinement strict de six semaines. « Mais qui s'amuse à relayer ce genre de connerie ! », s'est agacé le chef de l'Etat dans l'après-midi. Même coup de sang, en pleine visio de Jean Castex avec les ministres un peu plus tard : « On m'informe que la réunion est en live tweet sur CNews. Je vous rappelle à votre devoir de réserve ! » Résultat, le Premier ministre s'est montré peu précis sur les annonces devant les membres de son gouvernement, pour éviter les fuites…

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (1751) : DU MERCREDI 31 MARS AU JEUDI 1er AVRIL 2021

Mercredi 31 mars 2021 - Annonces de Macron : «Un Waterloo vaccinal» pour Marine Le Pen, «incohérent» pour Mélenchon :

Les annonces du président de la République ce mercredi soir, d’élargir à tout le territoire les mesures de « freinage renforcé » déjà en vigueur dans 19 départements et de fermer les écoles pour trois semaines, n’ont pas fait l’unanimité, comme on pouvait s’y attendre. « Ce nouveau tour de vis doit être le der des ders ! Vaccinons nuit et jour, partout, pour protéger et rendre possible le retour à la vie. On veut vivre ! », a commenté Renaud Muselier, président de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui a par ailleurs défendu sa politique régionale.

« Espérons que nous tirions les leçons de nos échecs pour que nous ne retrouvions pas dans 6 mois à commenter des décisions prises pour freiner une quatrième vague. Il faut arrêter d’appréhender chaque vague épidémique comme si c’était la dernière », a de son côté raillé Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat.

Même ironie du côté de Guillaume Peltier, numéro 2 de LR : « Emmanuel Macron, le technocrate. Le en même temps à son paroxysme. Confiner sans confiner, fermer les écoles sans les fermer, gagner la bataille de la vaccination mais sans vaccin, soutenir nos soignants mais sans moyen, vivre et travailler mais sans vie ni travail ».

« Incohérent » pour Jean-Luc Mélenchon : « Un président omniscient décide de tout, tout le temps et pour tout le monde. Le parlement s’occupera du reste. Le « pari » morbide est perdu. Nous en payons le prix. A privilégier l’économie au détriment de la santé, nous perdons sur les deux tableaux », a vivement réagi Julien Bayou, secrétaire national d’EELV. Même son de cloche du côté de la France Insoumise. « Terrible impression de déjà-vu : échec des mesures, exercice d’auto-satisfecit, décision seul, confinement tardif, poursuite des erreurs (maintien des brevets sur les vaccins). S’il y a des questions où il n’existe pas de variant, c’est la gestion de la crise sanitaire », a dit Manon Aubry, eurodéputée FI suivant son leader dans la critique son leader.

Côté Rassemblement national, l’élément de langage à retenir est napoléonien. On souligne la défaite macronienne. « Les mesures annoncées par Macron résultent notamment d’un Waterloo vaccinal dont il n’assume pas la responsabilité. Ce sont hélas les Français qui paient les conséquences de ces retards, de cet orgueil, de ces incohérences, avec un impact lourd sur leur vie quotidienne », a constaté Marine Le Pen sur Twitter.

 

 

 

 

 

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Mercredi 31 mars 2021 - Victime d’une cyberattaque, le groupe pharmaceutique Pierre Fabre ferme des usines :

Le groupe pharmaceutique et cosmétique Pierre Fabre a été victime d’une cyberattaque dans la nuit de mardi à mercredi, autour de 4 heures. Conséquence ? Certains sites de production sont à l’arrêt depuis mercredi matin, indique le troisième laboratoire français. Une bonne partie des salariés a dû rentrer à son domicile, la production a été stoppée, relate une source syndicale.

« Une partie des activités de production a été arrêtée », a affirmé une responsable de la communication du groupe, sans en donner l’ampleur. La cyberattaque a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi, selon la direction, confirmant une information de France Bleu Occitanie. « La distribution des produits n’est toutefois pas interrompue », a-t-elle précisé. Une affirmation contredite par un des salariés travaillant au centre de distribution de Muret, souhaitant garder l’anonymat. « Suite à l’incident informatique, l’activité est totalement arrêtée. Aussi, une journée de congé payé 2020 ou de récupération est imposée pour la journée du 1er avril », peut-on lire sur le texto envoyé par la direction à ce salarié, et consulté par l’AFP.

L’attaque, selon les salariés, « serait venue d’Asie même si cela reste à confirmer », rapporte France Bleu Occitanie. Les équipes informatiques sont « à pied d’œuvre », assure la direction, pour faire repartir la production le plus rapidement possible et sécuriser les données du groupe pharmaceutiques et de dermo-cosmétiques.

Le groupe, basé à Castres (Tarn), compte près de 10 000 salariés dans le monde et plus de 6 000 en France, répartis sur une cinquantaine de sites, dont 15 principaux en France. Il emploie environ 4 000 salariés en Occitanie et 2 600 dans le Tarn.

 

 

 

 

 

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Mercredi 31 mars 2021 - Etats-Unis : Joe Biden veut 2000 milliards pour rénover routes, ponts voies ferrées et aéroports :

Après la « sauvegarde », la « relance ». Bien plus que résoudre la crise économique provoquée par l’épidémie de coronavirus, pour faire jeu égal avec la Chine, le président américain Joe Biden va proposer un grand plan d’investissement dans les infrastructures. Comme au temps du keynésianisme triomphant, reprochent déjà certains.

Le président démocrate veut dépenser 2 000 Mds$ dans les infrastructures - routes, aéroports, lignes de chemin de fer, sur huit ans, avec l’objectif de créer des millions d’emplois et de relever le défi de la compétitivité face à la Chine.

Biden a présenté ce mercredi, lors d’un discours à Pittsburgh (Pennsylvanie), la première phase de son programme « Build Back Better » (« Reconstruire mieux »), consistant à moderniser plus de 32 000 kilomètres de routes, d’autoroutes et de ponts à travers le pays, pour un budget estimé à 620 milliards de dollars. Ces investissements gigantesques, une dépense publique rare aux Etats-Unis, seraient en particulier financés par une hausse de l’impôt sur les sociétés, qui passerait de 21 % à 28 %. Selon la Maison Blanche, ce taux resterait, après cette hausse, au plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale, à l’exception des années écoulées depuis la réforme fiscale de Donald Trump votée en 2017. Mais il faudra plus d’arguments pour convaincre le Congrès dans un pays ultrasensible à la question de la dépense publique, et malgré la popularité des plans économiques engagés sous Trump puis Biden pour lutter contre les conséquences économiques de la pandémie, et bien que les Américains jugent vétustes leurs infrastructures.

 

 

 

 

 

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Mercredi 31 mars 2021 - Côte d’Ivoire : la Cour pénale internationale confirme l’acquittement de l’ex-président Laurent Gbagbo :

Tout sourire, Laurent Gbagbo a applaudi et levé les pouces en l’air à l’énoncé de la décision de la Cour pénale internationale (CPI). Près de dix ans après l’ouverture du dossier, la CPI, basée à La Haye, écarte définitivement la tenue d’un procès en appel et clôt l’affaire.

Les juges ont rejeté l’appel de la procureure de la CPI contre les acquittements de l’ex-président ivoirien et d’un de ses proches, Charles Blé Goudé, ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes, prononcés en janvier 2019 à l’issue d’un procès pour crimes contre l’humanité liés aux violences post-électorales en 2010 et 2011.

Laurent Gbagbo, premier ancien chef d’Etat jugé par la CPI, et Charles Blé Goudé ont toujours clamé leur innocence dans ces crimes ayant fait 3 000 morts en Côte d’Ivoire, lors de violences nées du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître fin 2010 la victoire à la présidentielle de son rival Alassane Ouattara.

« À la majorité, la chambre d’appel rejette l’appel du procureur et confirme la décision de la chambre de première instance », a déclaré le juge Chile Eboe-Osuji. Elle « abroge (...) toutes les conditions restantes à la libération de M. Gbagbo et M. Blé Goude », a-t-il poursuivi, ordonnant aux fonctionnaires du tribunal de « prendre des dispositions pour le transfert en toute sécurité de M. Gbagbo et M. Blé Goudé vers le ou les Etats d’accueil ».

Amnesty International a de son côté évoqué une « nouvelle déception » pour les victimes. Celles-ci « n’ont toujours pas obtenu justice, pas plus que des réparations pour les préjudices subis », regrette Michèle Eken, chercheuse sur l’Afrique de l’Ouest au sein de l’ONG, citée dans un communiqué.

 

 

 

 

 

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Mercredi 31 mars 2021 - Mobilisation des agriculteurs en Ile-de-France : vers un vendredi noir sur les routes :

« Attendez-vous à voir des tracteurs, beaucoup de tracteurs, sur les routes, ce vendredi. » Stéphane Sanchez, directeur de la fédération des agriculteurs du Grand Bassin parisien, a prévenu les automobilistes. Les conditions de circulation risquent d'être très compliquées, ce vendredi, sur l'ensemble des grands axes d'Ile-de-France… et au-delà.

A l'appel de cette branche régionale de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) qui couvre l'Ile-de-France mais aussi les Hauts-de-France, la Haute-Normandie et une partie de la Champagne, les agriculteurs sont invités à s'installer sur les routes, au volant de leurs tracteurs, dès 6 heures du matin. Objectif : montrer leur opposition à la réforme de la Politique agricole commune de l'Union européenne (PAC) en cours. Elle « tend à faire disparaître l'agriculture conventionnelle » au nom d'une idéologie verte économiquement inapplicable, estime Damien Greffin, agriculteur dans l'Essonne et président de la fédération du Grand Bassin parisien. « Cette journée d'action a pour but d'envoyer un avertissement fort au gouvernement », poursuit-il en insistant sur la colère et la détermination de ses collègues.

Dès les premières heures de la journée, vendredi, 150 à 200 « points de rassemblement » (dont la localisation reste à définir) devraient être mis en place, sur l'ensemble du Grand bassin. Les modalités d'actions depuis ces sites (barrages filtrants ou opérations escargots) seront ensuite décidées localement. En Ile-de-France, les points de rassemblement doivent en théorie rester dans un périmètre extérieur à l'A86.

 

 

 

 

 

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Jeudi 1er avril 2021 - Audiences TV : l’allocution d’Emmanuel Macron suivie par plus de 30 millions de téléspectateurs :

En début de soirée, à 20 heures, l’allocution du président Emmanuel Macron a été massivement suivie avec 12,6 millions de personnes devant TF1 (37,2 % de PDA) et 9,9 millions devant France 2 (29,2 % de PDA), ainsi que 3,3 millions sur M 6 (9,8 % de PDA). En ajoutant les chaînes d’info en continu, Médiamétrie estime l’audience de cette allocution à 30,8 millions de téléspectateurs. Elle n’a toutefois pas atteint les sommets d’audience des déclarations officielles établis par Emmanuel Macron en mars-avril 2020, durant la première vague de Covid-19 (36,7 millions de téléspectateurs le 13 avril et 35,4 millions le 16 mars).

 

 

 

 

 

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Jeudi 1er avril 2021 - Annonces d’Emmanuel Macron : les professionnels du tourisme touchés... encore une fois :

Coup de froid sur les vacances de Pâques, alors que les températures estivales donnaient des envies d’escapade. Les déplacements entre les régions seront autorisés durant le week-end de Pâques, a annoncé Emmanuel Macron ce mercredi, une tolérance avant l’application des limitations de déplacements instaurés pour quatre semaines sur tout le territoire.

Ces limitations viendront contraindre ou décourager ceux qui avaient prévu d’aller prendre l’air dans l’Hexagone. L’annonce, ce mercredi soir, a douché les professionnels de l’hôtellerie. « Cette interdiction des mobilités interrégionales et les deux semaines de vacances unifiées sur le territoire, c’est terrible pour nous, se désole Laurent Duc, le président de la branche hôtellerie à l’UMIH, l’un des principaux syndicats du secteur des hôtels. Nous avions l’espoir que les gens allaient se déplacer un peu dans les zones à faible circulation du virus... Nous, les hôtels, contrairement aux restaurants et aux cafés, nous ne sommes pas fermés administrativement. Pour survivre, nous avons seulement nos prêts garantis par l’Etat, qu’il faudrait commencer à rembourser, or c’est impossible... »

Pour les personnes qui avaient réservé des nuitées ou des séjours en revanche, pas vraiment de souci à se faire, mis à part quelques coups de téléphone et tracasseries administratives. « Les réservations sont bien évidemment reportables et remboursables s’ils le veulent, insiste René-Marc Chikli, le président du SETO, le syndicat des Entreprises du Tour Opérating. Depuis le premier confinement, ce sont des facilités qui sont permanentes ». D’ailleurs, ils ne seront pas vraiment nombreux à être concernés. « Les annonces de ce soir (mercredi) ne changent pas grand-chose, poursuit René-Marc Chikli. Compte tenu du contexte, nous avions pris la décision de suspendre tous les départs jusqu’au 30 avril. Depuis une semaine, les réservations sont à l’arrêt. Par rapport à des vacances de Pâques normales, nous étions à -90 %. »

 

 

 

 

 

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Jeudi 1er avril 2021 - Birmanie : Aung San Suu Kyi devant la justice, l’ONU redoute «une guerre civile» :

L’ex-dirigeante Aung San Suu Kyi qui a été renversée par la junte militaire en Birmanie doit comparaître ce jeudi en visioconférence devant un tribunal de Naypyidaw, la capitale administrative. La lauréate du prix Nobel de la paix 1991 est poursuivie pour quatre chefs, dont « incitation aux troubles publics ».

Elle est aussi accusée d’avoir perçu plus d’un million de dollars et onze kilos d’or de pots-de-vin mais n’a pas encore été inculpée pour « corruption ». Placée en résidence surveillée depuis le coup d’Etat, son équipe d’avocats a tenu hier une première réunion avec elle par vidéoconférence. « Elle paraît en bonne santé », selon eux. L’audience de ce jeudi devrait être brève et ne traiter que des aspects administratifs de la procédure. Dans les semaines à venir, si elle est reconnue coupable des faits qui lui sont reprochés, elle pourrait être condamnée à de longues années de prison et se voir bannie de la vie politique.

En attendant depuis février, la junte militaire poursuit ses actions de répression face aux manifestations de rue et les grèves organisées dans le pays pour réclamer le retour de la démocratie. Hier, dans un réquisitoire implacable Christine Schraner Burgenerde, l’émissaire de l’ONU pour la Birmanie a alerté d’un risque de « guerre civile » et de « bain de sang imminent » dans le pays. Hélas, c’est déjà le cas. Plus de 530 personnes, dont de nombreux étudiants, des adolescents et des enfants, ont été tués par les forces de sécurité, selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP). Des centaines d’autres, détenues au secret, sont portées disparues.

 

 

 

 

 

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Jeudi 1er avril 2021 - Automobile : Le diesel n’a pas dit son dernier mot :

Si le diesel doit mourir un jour, son agonie sera lente, très lente. Il pourrait même connaître encore de très belles années sur le marché de l’occasion. Dans la France des territoires, qui recoupe souvent celle des Gilets jaunes et des laissés pour compte de la crise économique, on ne se résigne pas à suivre l’injonction politique de l’abandonner. La voiture électrique coûte encore beaucoup trop cher pour faire une percée autre qu’anecdotique dans les campagnes. Au contraire, le succès des nouveaux modèles à énergie propre dans les villes entraîne un reversement massif de véhicules roulant au gasoil sur le marché de l’occasion. Il en découle une baisse des prix qui elle-même entretient l’attrait pour ces voitures souvent récentes et fiables.

Que veulent en priorité les consommateurs à faible pouvoir d’achat ? Des autos à bas prix qui consomment peu et qui disposent d’une grande autonomie. Une aubaine pour le diesel qui a donc encore une belle carte à jouer malgré la disparition de l’avantage prix à la pompe. Ce paradoxe n’est pas anecdotique. Il rappelle à quel point l’économie dépend d’abord de la demande. On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ou qui ne peut pas se payer la boisson qu’on lui propose. Certes, la bataille pour un air plus respirable - appuyée dimanche par les manif pour le climat - justifie les mesures prises pour modifier structurellement et radicalement le parc automobile, mais la bascule va prendre du temps.

Notons toutefois que ce retour de flamme de « l’essence des pauvres », n’empêchera pas les constructeurs automobiles de l’abandonner. Le groupe PSA n’aura plus de véhicules diesel dans sa gamme dès 2025. C’est demain. Au total entre 10 et 15 000 emplois sont ainsi menacés en France par cette évolution industrielle. A commencer par ceux de Bosch à Rodez dans l’Aveyron. Les voitures électriques sont plus chères mais sont fabriquées par moins de salariés. Un autre paradoxe avec lequel il va falloir apprendre à vivre.

 

 

 

 

 

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Jeudi 1er avril 2021 - Covid-19: jugé trop alarmiste, Martin Hirsch est dans le viseur des macronistes :

La tribune d’une quarantaine de médecins, directeurs médicaux de crise à l’Assistance de Paris-Hôpitaux de Paris, a été la goutte qui a fait déborder le vase. Dans le Journal du dimanche, ces blouses blanches alertent sur le risque de tri des patients dans les réanimations de l’Ile-de-France, sur fond d’explosion épidémique. « C’est un texte très orienté, pour faire du mal à Macron, s’exaspère un conseiller gouvernemental. Qui est derrière ce collectif de cadres de l’AP-HP ? Martin Hirsch. » Et d’ajouter : « C’est un proche d’Anne Hidalgo. Il se voit en futur ministre de la Santé de la socialiste. » Une ministre lâche : « Ce texte m’a étonné. Le tri ? C’est le métier des urgentistes de trier les patients en fonction de leur état. »

Depuis quelques jours, une petite musique monte chez les macronistes, persuadés que le patron du deuxième plus grand ensemble hospitalier du monde use d’une liberté de ton étonnante pour un haut fonctionnaire. Ses critiques contre la stratégie l’exécutif, jugées laxiste face à la flambée des variants, passent mal. L’ex-directeur de cabinet de Bernard Kouchner puis ancien haut-commissaire sous Nicolas Sarkozy aurait-il des arrière-pensées ? Certains, dans la majorité, en sont convaincus. « C’est le directeur de campagne de Madame Hidalgo, quasiment, si on l’écoute bien », a lâché, mardi, le député LREM et questeur de l’Assemblée Florian Bachelier sur CNEWS.

« La seule campagne que je mène n’est pas politique, elle est sur le front sanitaire, avec les soignants, pour les patients, n’a pas tardé à réagir Martin Hirsch sur Twitter. Nous continuerons comme nous n’avons pas cessé de le faire, à mobiliser toutes nos énergies au service des patients pour sauver le plus de vies dans des conditions difficiles. » Il assure ne pas être à l’origine de la fameuse tribune.

« Il ne faut pas se leurrer. Hirsch, il a d’énormes ambitions. C’est la porte d’entrée vers autre chose… » insiste un autre conseiller du pouvoir. « Ils sont proches avec Anne Hidalgo. Ils ont une très bonne relation de travail, reconnaît-on à la mairie de Paris. Il se trouve qu’elle est présidente du conseil de surveillance de l’APHP. Ils se faisaient même des coucous depuis leur bureau respectif pendant le premier confinement. Mais de là à dire que Martin Hirsch roule pour Anne Hidalgo… »

 

 

 

 

 

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Jeudi 1er avril 2021 - En 2020, le nombre d’ours a encore augmenté dans les Pyrénées :

« C’est un record ! Jamais 9 portées n’ont été détectées dans les Pyrénées depuis que l’on étudie la population d’ours », se réjouissent les associations Pays de l’ours Adet et Ferus, associées avec l’Office français de la biodiversité (OFB) au sein du Réseau Ours Brun (ROB). Cette année, la population d’ours dans les Pyrénées est de 64 spécimens dont 16 oursons. Il s’agit d’une augmentation presque constante depuis 1995, où ils étaient moins d’une dizaine. En 2019, le nombre de plantigrades était de 58, selon le Réseau ours brun.

Les associations rappellent tout de même que « malgré l’évolution positive, ces 64 ours ne constituent toujours pas une population viable ». En effet, ce statut ne peut être atteint qu’avec « 50 ours participant à la reproduction, et avec une bonne diversité génétique. »

Autre motif de satisfaction : les ONG notent qu’il y a eu « très peu de dégâts sur les troupeaux protégés ». Le rapport du Réseau Ours Brun décompte 369 attaques contre du bétail et une forte baisse du nombre d’animaux tués ou blessés : 636, soit presque deux fois moins qu’en 2019.

Or, les attaques d’ours contre le bétail constituent le point de tension entre les associations de défense des ours et les éleveurs. En juillet, une manifestation avait rassemblé environ 1800 éleveurs, élus et opposants à l’ours et la mobilisation reste vive. Pour éviter les attaques de bétail, le collectif Pays de l’ours Adet préconise d’imiter l’Espagne qui montre « la voie à suivre » en protégeant davantage les troupeaux, notamment la nuit et grâce à des chiens en été.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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