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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 07:00
LA MARCHE DU MONDE (1581) : 24 SEPTEMBRE 2020

Jeudi 24  septembre 2020 – point sur le Coronavirus le 23 septembre au soir :

 L'épidémie de coronavirus prend - de nouveau - une proportion inquiétante en France. 13.072 nouveaux cas ont été détectés ces dernières 24 heures, a annoncé ce mercredi 23 septembre Santé Publique France dans son communiqué quotidien. La veille, 10.008 cas avaient été détectés.

43 personnes sont mortes du Covid-19 en France ces dernières 24 heures, portant le total à 31.459 victimes. Au total, 4244 personnes ont été hospitalisés ces sept derniers jours, dont 675 nouveaux malades entrés en réanimation.

1039 «clusters», ou foyers de contagion, sont toujours en activité sur le territoire, dont 70 nouveaux qui ont été détectés ces dernières 24 heures. Le taux de positivité des tests s'élève désormais à 6,2%.

Le taux d'incidence en France est, ce mercredi, de 94,87 pour 100.000 habitants en France. La part des patients Covid dans les hôpitaux est de 19%. Au total, 90 départements en métropole et outre-mer sont classés en situation de vulnérabilité «modérée ou élevée».

Olivier Véran, lors d'un point presse ce mercredi, a dévoilé une nouvelle méthode de classification des départements français, les divisant en zones «alerte», «alerte renforcée», «alerte maximale» et «état d'urgence sanitaire». Le ministre de la Santé se fonde sur trois indicateurs : le taux d'incidence, le taux d'incidence chez les personnes âgées et la part des patients Covid dans les services de réanimation. 69 départements ont été classés en zone «alerte», car ils dépassent un taux d'incidence de 50 personnes contaminées pour 100.000 habitants. D'ici lundi, les fêtes, mariages, tombolas, anniversaires... devront se tenir avec moins de 30 personnes.

Les métropoles de Lille, Toulouse, Saint-Etienne, Paris ou Rouen ont quant à elles été placées en zone «alerte renforcée». La jauge des rassemblements sera abaissée à 1000 personnes, les rassemblements déclarés et les fêtes étudiants seront interdits. Les bars ne pourront pas fermer au-delà de 22h, et les salles de sport, gymnases et salles polyvalentes seront fermées. Olivier Véran appelle d'ailleurs à privilégier «fortement» le télétravail dans ces zones.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (1581) : 24 SEPTEMBRE 2020

Jeudi 24  septembre 2020 – Juliette Gréco, chanteuse libre et chantre de la liberté, est morte à 93 ans :

De ses débuts de danseuse à l’Opéra de Paris à la fin des années 1930 à sa tournée d’adieux écourtée par la maladie en 2016, la «muse de Saint-Germain-des-Prés» a tout donné à la scène. Elle est décédée chez elle, à Ramatuelle.

Symbole de la période existentialiste et du bouillonnement artistique du Saint-Germain-des-Prés d’après-guerre, Juliette Gréco incarnait à la fois une certaine image de la chanson française, ambitieuse, exigeante, tout en demeurant populaire dans le sens le plus noble du terme. Magnifique interprète de grands poètes - Mac Orlan, Sartre, Queneau, Brassens, Brel ou Ferré… - qu’elle servait avec ce phrasé si particulier, elle fut l’une des rares artistes à toujours citer ses auteurs sur scène. Elle est décédée mercredi à l’âge de 93 ans. «Juliette Gréco s’est éteinte entourée des siens dans sa tant aimée maison de Ramatuelle. Sa vie fut hors du commun», a indiqué la famille dans un texte transmis à l’AFP.

«Je pense être un auteur privilégié puisqu’elle m’a chanté», confessait Serge Gainsbourg, dont Juliette Gréco avait notamment enregistré La Javanaise. Il n’y a pas un auteur digne de ce nom, ou au moins ayant un peu de tenue littéraire, qui n’ait souhaité écrire pour elle.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (1581) : 24 SEPTEMBRE 2020

Jeudi 24  septembre 2020 – Coronavirus : "Peu de ministres ont été autant en action et en alerte" en Europe, se défend Agnès Buzyn :

L'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est défendue mercredi de toute "incompétence" devant la commission d'enquête du Sénat sur le Covid-19, assurant que "peu de ministres ont été autant en action et en alerte" en Europe face à la menace du nouveau coronavirus. "Aujourd'hui tout le monde sait ou croit savoir ce qu'il fallait faire", a-t-elle fait valoir, mettant en garde contre une "contraction du temps" qui "rend des déclarations ou des décisions prises incompréhensibles pour le grand public à l'aune de ce que nous savons neuf mois plus tard".

Elle a aussi tenu à compléter sa déclaration du 24 janvier, très relayée sur les réseaux sociaux, selon laquelle le risque d'importation de cas depuis Wuhan était "pratiquement nul", alors que les premiers cas étaient détectés en France le soir même. La phrase se poursuivait ainsi: "Cela peut évidemment évoluer dans les prochains jours, s'il apparaissait que plus de villes sont concernées en Chine ou plus de pays", a-t-elle rappelé, disant vouloir "ainsi clore cette forme de procès en incompétence (qu'elle) ressent".

L'ancienne ministre s'est ensuite lancée dans un long rappel chronologique de son action depuis début janvier et jusqu'à son départ le 15 février pour s'engager dans la campagne des municipales à Paris: niveaux d'alerte successivement déclenchés, alors même que l'OMS et l'agence européenne ECDC étaient rassurantes, demandes d'information auprès de ses services, messages d'alerte aux établissements de santé et aux soignants libéraux...

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (1581) : 24 SEPTEMBRE 2020

Jeudi 24  septembre 2020 – Covid-19 : une rentrée universitaire sous tension :

Des cours en «présentiel», en «distanciel» ou en «hybride»… Ces trois mots sont venus enrichir le vocabulaire des 2,78 millions d’étudiants de retour dans les universités. Alors que le gouvernement a préconisé une reprise le plus normale possible, avec port du masque et distanciation physique, et que les fêtes d’intégration sont interdites, le nombre de sites à passer en enseignement à distance augmente de jour en jour.

«La rentrée est pour le moins complexe. Nous estimons que 20 à 25 sites sont en fermeture complète, partielle ou en cours d’instruction», relève en début de semaine Olivier Laboux, vice-président de la Conférence des présidents d’université et ancien président de l’université de Nantes. Soit dix établissements supérieurs de plus qu’une semaine auparavant. Les cas positifs se comptent souvent par dizaines. Une cinquantaine à Télécom Physique, une école d’ingénieurs de l’université de Strasbourg, une quarantaine à Sciences po à Paris, autant à la fac de médecine de Rennes, une soixantaine à Toulouse 1 Capitole, ainsi qu’à la fac de médecine de Montpellier, 90 parmi les étudiants en Santé de Rennes 1. Et tous les étudiants n’ont pas encore leurs résultats ni repris les cours… Un récent cas aux Etats-Unis illustre à quel point la situation peut se détériorer sur un campus : l’université publique d’Oneonta, dans l’état de New York, a dû refermer ses portes sitôt le premier semestre commencé après avoir détecté 680 cas positifs.

Reste à savoir où les étudiants se contaminent. Après que le ministère de l’Enseignement supérieur a souligné, le 13 septembre dernier, que «les dernières données confirment que la multiplication des nouvelles contaminations est majoritairement liée à des rassemblements privés (soirée étudiante, privatisation de bar…)», des centaines de photos d’amphithéâtres et de couloirs bondés ont été postées sur les réseaux sociaux (2700 tweets mentionnent #balancetafac, selon Visibrain). Une manière de souligner que l’université ne montre pas non plus l’exemple.

 

 

 

 

 

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Jeudi 24  septembre 2020 – Donald Trump refuse de s'engager à une transition pacifique du pouvoir en cas de défaite :

«Après moi, le déluge»... ou presque. Mercredi, Donald Trump a refusé de s'engager à une transition pacifique du pouvoir s'il perdait l'élection présidentielle du 3 novembre prochain. «Et bien, on verra ce qui se passera», a déclaré celui qui, depuis des semaines, prépare le terrain en assurant sans la moindre preuve que le recours au vote par correspondance est synonyme d'une fraude électorale massive dont il serait la victime, alors que les sondages le placent en délicatesse dans certains États clés, parfois même dans des bastions républicains. «Je me plains depuis des semaines à propos des bulletins, et les bulletins sont un désastre», a-t-il ajouté, se disant confiant qu'il s'agira d'une «continuation du pouvoir» -et donc de sa victoire. Lundi, il avait tenu un discours similaire à l'antenne de Fox News : «C'est à voir. Je ne vais pas dire "oui". Je ne vais pas dire "non". Et je ne l'avais pas fait la dernière fois non plus.»

En 2016, Donald Trump avait en effet, dans les dernières semaines de campagne, refusé de dire qu'il reconnaîtrait sa défaite face à Hillary Clinton le cas échéant. Il s'était finalement imposé au collège électoral, mais avait nuancé sa défaite du vote populaire : déjà, il avait évoqué une fraude électorale pour expliquer les 2,5 millions de voix d'écart entre lui et la démocrate. «En plus d'une victoire écrasante au sein du collège électoral (des grands électeurs), j'ai gagné le vote populaire si vous déduisez les millions de gens qui ont voté illégalement», avait-il assuré fin novembre 2016. Il avait suivi ses déclarations d'une action : il avait créé, au printemps 2017, une commission pour enquêter sur ces soupçons de fraude, mais qui n'ont pas permis de découvrir de preuve confirmant ses dires.

Ce mercredi, il a également martelé sa volonté de valider rapidement la nomination d'un neuvième juge à la Cour suprême, après le décès de Ruth Bader Ginsburg, se préparant déjà à faire appel des résultats : «Je pense que cela se finira à la Cour suprême et je pense que c'est très important que nous ayons neuf juges», a-t-il déclaré, estimant qu'«avoir une situation à 4 voix contre 4 n'est pas une bonne situation». «Nous avons besoin de neuf juges. Avec les millions de bulletins non-demandés qu'ils envoient. C'est une arnaque, c'est un canular, tout le monde le sait. Et les démocrates le savent mieux que personne. Il y a besoin de neuf juges. Je pense que ça sera très important car ce qu'ils font, c'est un canular avec les bulletins. Le faire avant l'élection serait bien car vous verrez, ce qu'ils essaient de faire c'est de semer la confusion et tout.»

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (1581) : 24 SEPTEMBRE 2020

Jeudi 24  septembre 2020 – Les maires verts face au risque de détestation :

Ces dernières semaines ont été marquées par de nombreux débats sur les politiques menées par les nouveaux élus verts. Refus du Tour de France, polémique sur le « Sapin de Noël »… derniers propos polémiques en date : à la question « que dites-vous aux Français qui veulent prendre l’avion depuis la Martinique ou la Guadeloupe pour se rendre en métropole ? », David Belliard, adjoint (vert) à la mairie de paris, a répondu : « Je leur dis qu’il faut changer de modèle ».

Ces polémiques ont d’ores et déjà eu des conséquences politiques considérables. Selon un sondage ODOXA pour France Info publié la semaine dernière, l’image du parti le plus populaire de France s’est érodée de 14 points depuis le mois de février dernier (à 43%, devant LREM à 35, LR à 34, le RN à 29 et le PS à 29 également). Il semblerait donc bien que les polémique se succédant ne soient pas anecdotiques aux yeux de l’opinion publique - elles sont au contraire jugées signifiantes, précisément parce que jugées anecdotiques au regard des « vrais » enjeux écologiques.

Parmi les caractéristiques prêtées par les électeurs à EELV dans ce sondage, on note que seulement 23% les jugent « apolitiques » - l’idée que ce mouvement est composé d’idéologues, à un moment où le pragmatisme est privilégié, même si on loue les élus ayant des convictions sincères… C’est là un ressors important qui s’émousse, puisqu’ils avaient réussi aux dernières élections à capter les aspirations dégagistes et le besoin de renouvellement (que LREM avait incarné en 2017). 47% les jugent d’ailleurs « sectaires », 45% « très à gauche »… En outre, 44% des Français les jugent « dangereux pour l’économie », ce qui en temps de crise économique majeure risque d’être un handicap rédhibitoire pour un parti dont l’enjeu premier, en vue de 2022, était précisément de se crédibiliser sur le front économique et s’asseoir une doctrine régalienne rassurante.

 

 

 

 

 

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Jeudi 24  septembre 2020 – Bars et restaurants fermés à Marseille : passe d'armes entre élus locaux et Olivier Véran :

Un vent de révolte souffle sur Marseille. Pour lutter contre le Covid-19, la cité phocéenne et la Guadeloupe ont été placées en alerte «maximale», a annoncé mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran, entraînant ainsi la fermeture des bars et restaurants et tous les «établissements recevant du public», sauf ceux qui ont un «protocole sanitaire strict», comme les théâtres, les musées ou les cinémas. Ces annonces ont provoqué l'ire des élus de la métropole d'Aix-Marseille qui accusent «Paris» d'avoir pris ces décisions sans avoir consulté les élus locaux. La maire, Michèle Rubirola, a fait part de sa «colère» sur Twitter. «Rien dans la situation sanitaire ne justifie cette annonce. Je n'accepte pas que les Marseillais soient victimes de décisions politiques que personne ne peut comprendre», a-t-elle écrit.

Le ministre de la Santé lui a répondu, affirmant s'être entretenu avec le premier adjoint de Marseille et Renaud Muselier, président de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur, avant d'annoncer ces nouvelles restrictions. «Mon 1er adjoint a juste été informé par vos soins 10mn avant la conférence de presse alors qu'il a essayé de vous joindre cet après-midi. Information PAS concertation», a-t-elle insisté.

Les dires de l'édile sont confortés par ceux de Renaud Muselier qui s'est lui aussi adressé à Olivier Véran sur le réseau social. «Un coup de téléphone n’est pas une concertation, Olivier Véran, quand l’appel est passé à 18h30 pour une intervention à 19h, dans la précipitation. Cette décision est unilatérale, inadaptée et injuste! Vous pensez être courageux, en fait vous perdez votre sang-froid».

 

 

 

 

 

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Jeudi 24  septembre 2020 – Breonna Taylor : nuit de colère aux Etats-Unis après une décision judiciaire :

Des manifestants en colère sont descendus mercredi dans les rues de plusieurs grandes villes américaines pour dénoncer un traitement judiciaire selon eux bien trop clément visant les policiers qui ont tué en mars l'Afro-Américaine Breonna Taylor à Louisville, où deux agents ont été blessés par balle dans la soirée. Deux policiers déployés vers 20H30 locales sur les lieux d'une des manifestations de cette ville du Kentucky "ont été blessés par balle. Ils sont en train d'être soignés à l'hôpital", a déclaré le chef par intérim de la police de Louisville, Robert Schroeder, lors d'une conférence de presse.

Leur état était stable et leur vie n'était a priori pas menacée, mais l'un d'eux a subi une intervention chirurgicale, a-t-il précisé, et un suspect a été interpellé. Le bureau du FBI à Louisville a indiqué mener l'enquête. Plus tôt, quelques centaines de personnes, certaines lourdement armées, s'étaient rassemblées sur Jefferson Square, une place du centre-ville, dans un climat tendu, avant d'être dispersées par la police peu avant l'heure du couvre-feu, instauré à 21H00 locales (01H00 GMT jeudi). Boston, New York, Washington, Philadelphie... Des rassemblements ont spontanément éclaté dans plusieurs villes du pays, secoué depuis des mois par une vague de mobilisations antiracistes. Le motif de la colère des manifestants: aucun des trois agents qui avaient fait irruption chez Breonna Taylor, 26 ans, en enfonçant la porte de son domicile, n'a été poursuivi pour son homicide. "Louisville a laissé tomber les femmes noires", a déploré auprès de l'AFP Devon Wallace, un des manifestants.

Brett Hankison, seul membre du trio policier finalement visé par une charge, est seulement poursuivi pour mise en danger de la vie d'autrui, en raison de ses tirs qui ont traversé l'appartement de voisins de la victime, a annoncé mercredi le procureur du Kentucky. Aucun chef d'inculpation n'a été retenu contre ses deux collègues, Jonathan Mattingly et Myles Cosgrove, qui sont pourtant les auteurs des tirs qui ont tué l'Afro-Américaine. Une décision "scandaleuse et insultante", selon l'avocat de la famille de la jeune femme, Ben Crump.

 

 

 

 

 

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Jeudi 24  septembre 2020 – Covid-19 : l'école à contre-courant :

Apprendre à vivre avec le Covid et limiter le nombre de fermetures de classes. C’est le leitmotiv du ministère de l’Education nationale, qui vient de publier une nouvelle version –allégée– du protocole sanitaire, s’appuyant sur l’avis du Haut Conseil de la santé publique du 17 septembre, qui pointe le faible rôle des enfants dans la transmission du virus. Les élèves repérés comme «contact à risque» doivent rester à leur domicile et le port du masque demeure obligatoire pour les plus de 11 ans. Mais désormais, en deçà de trois cas positifs dans une même classe, plus personne n’est considéré comme cas contact. Avec ces nouvelles règles, les décisions de fermetures devraient diminuer dans les prochains jours. Lundi soir, le ministère de l’Education nationale dénombrait 2608 classes interrompues, 61 structures scolaires closes et 1800 nouveaux cas positifs confirmés parmi les élèves et les personnels.

La piste de dédoubler les classes en utilisant des locaux municipaux et permettre ainsi un meilleur respect des distances n’est «pas sur la table», assure-t-on rue de Grenelle, où «on suivra les avis des autorités scientifiques si jamais le nombre de contaminations remontait».

Cette modification du protocole, adoptée alors que la deuxième vague de la pandémie s’intensifie, provoque l’incompréhension sur le terrain. Guislaine David, secrétaire générale du SNUipp-FSU, explique : «Partout ailleurs les mesures sont renforcées. C’est comme si l’enseignement primaire n’était pas dans le monde réel. Avec un protocole qui est modifié toutes les semaines sans information préalable, il est impossible de tenir un discours clair aux parents.» Et de rappeler qu’il n’y a même pas un mois, Jean Castex, le Premier ministre, recommandait aux grands-parents de ne pas aller chercher leurs petits-enfants à la sortie de l’école.

 

 

 

 

 

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Jeudi 24  septembre 2020 – Coronavirus : face à des "restrictions incroyables", Marseille veut un délai de 10 jours :

Marseille ne décolère pas. Au lendemain des annonces d’Olivier Véran, ordonnant la fermeture totale des bars et restaurants de la cité phocéenne dès samedi, pour une durée de 15 jours, le premier adjoint, Benoît Payan, a dénoncé un «affront». Il déplore une annonce «sans concertation» par le gouvernement de « restrictions incroyables » pour lutter contre le Covid-19, et réclame un délai de 10 jours avant la mise en oeuvre de nouvelles mesures.

«Une nouvelle fois, notre territoire est sanctionné, puni, montré du doigt», a fustigé celui qui remplace la maire de gauche Michèle Rubirola, qui a récemment subi une opération. «Il en va du respect de la deuxième ville de France», a-t-il tonné au cours d'une conférence de presse, assurant avoir dû lui-même appeler le ministre de la Santé avant sa prise de parole de mercredi pour obtenir des explications.

«Les Marseillais s'adaptent, se restreignent, se contraignent, la ville de Marseille a su répondre» à la crise sanitaire, a aussi pointé Benoît Payan, assurant que les mesures mises en oeuvre avaient «commencé à porter leurs fruits» et évoquant pour Marseille «le taux de contamination le plus bas de France». «Avec Madame la maire, nous demandons au gouvernement 10 jours avant la mise en oeuvre de nouvelles mesures», a poursuivi Benoît Payan: «Si au bout de ces 10 jours l'épidémie reprend, on est prêts à assumer ces décisions». «Je ne crois pas que le gouvernement fasse la sourde oreille, je ne crois pas que le gouvernement s'entête et s'enferre dans son erreur, a-t-il ajouté.

Matignon ne s’est pas montré favorable à cette proposition de délai dix jours. «Selon les indicateurs, on est dans une situation où on ne peut pas se permettre d'attendre 10 jours de plus», a déclaré à BFMTV l'entourage du Premier ministre. Cette source assure que Jean Castex «répondra certainement ce soir», lors de son intervention sur France 2. «Il va expliquer, faire de la pédagogie. Il n'y a pas de raison d'adoucir. Il va être là pour parler protection des Français».

 

 

 

 

 

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Jeudi 24  septembre 2020 – Coronavirus : les Hôpitaux de Paris vont reporter 20% des opérations chirurgicales :

La direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé jeudi être "contrainte d'effectuer de premières déprogrammations" d'opérations chirurgicales "à compter de ce week-end", face à l'afflux de malades du coronavirus dans ses services de réanimation.

Le nombre de "patients Covid" hospitalisés à l'AP-HP est passé de 150 début septembre à 330 mercredi et devrait atteindre 600 à la fin du mois, la part de malades admis en réanimation suivant la même courbe: 50 il y a trois semaines, 132 hier et sans doute plus de 200 la semaine prochaine, a précisé le directeur adjoint, François Crémieux, lors d'une conférence téléphonique.

Avec plus de 25% des lits de soins critiques occupés par des cas de coronavirus, "les déprogrammations qu'on souhaitait à tout prix éviter sont désormais nécessaires" et l'AP-HP "sera contrainte d'(en) effectuer de premières à compter de ce weekend, pour pouvoir accueillir les patients Covid en réanimation", a-t-il expliqué. Cela représentera "environ 20%" des opérations prévues, en priorité celles concernant "les patients dont la prise en charge peut être reportée sans risque de perte de chance".

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (1581) : 24 SEPTEMBRE 2020
LA MARCHE DU MONDE (1581) : 24 SEPTEMBRE 2020
LA MARCHE DU MONDE (1581) : 24 SEPTEMBRE 2020
LA MARCHE DU MONDE (1581) : 24 SEPTEMBRE 2020
LA MARCHE DU MONDE (1581) : 24 SEPTEMBRE 2020

Jeudi 24  septembre 2020 – Donald Trump hué lors de son hommage à Ruth Bader Ginsburg :

Des hommages émus, une semaine après son décès. La dépouille de Ruth Bader Ginsburg, décédée vendredi dernier, est exposée durant trois jours à la Cour suprême, à Washington. Les visiteurs se sont succédés dès mercredi pour rendre hommage à la juge progressiste qui y siégeait depuis 27 ans, certains ne dissimulant par leurs larmes.

Donald Trump s'y est rendu ce jeudi, deux jours avant l'annonce de son choix pour remplacer la juge décédée des suites d'un cancer à l'âge de 87 ans. Faisant fi de son ultime voeu -selon sa petite-fille, Ruth Bader Ginsburg avait demandé à ne pas être remplacée tant que le président élu le 3 novembre prochain aura prêté serment en janvier-, le président américain compte tirer avantage de la majorité républicaine au Sénat pour une procédure accélérée pour qu'un neuvième juge, une femme selon les premières indications, siège au plus vite. Le président sortant a de nouveau martelé mercredi qu'il était «très important» d'avoir neuf juges à la Cour suprême, ne cachant pas son projet de faire appel à la plus haute instance américaine pour contester une potentielle défaite électorale.

Certains des visiteurs venus rendre hommage à Ruth Bader Ginsburg ont hué Donald Trump, scandant «Vote him out» («Votez pour le faire quitter la Maison-Blanche») et «Honor her wish» («Respectez son souhait»). Portant, comme il le fait très rarement, un masque, Donald Trump est resté impassible face aux huées.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (1581) : 24 SEPTEMBRE 2020

Jeudi 24  septembre 2020 – L'appel controversé de Nicolas Bedos contre les mesures anti-coronavirus :

Nicolas Bedos se rebelle contre les mesures anti-covid19. Dans un long message publié jeudi 24 septembre 2020 sur sa page Instagram, le comédien et réalisateur français s'est insurgé contre les dernières mesures annoncées la veille par le gouvernement pour tenter d'enrayer la pandémie de coronavirus.

 

"Nous devons vivre quitte à mourir"

«Bon, allez, soyons francs : arrêtez tout. TOUT. Les masques. Les confinements. Excepté face à vos parents très fragiles (quand ils le souhaitent, ce qui n'était pas le cas de mon père, meurtri à mort d'être privé de notre amour). Vivez à fond, tombez malades, allez aux restaurants, engueulez les flicaillons, contredisez vos patrons et les lâches directives gouvernementales. Nous devons désormais vivre, quitte à mourir (nos aînés ont besoin de notre tendresse davantage que de nos précautions). On arrête d'arrêter. On vit. On aime. On a de la fièvre. On avance. On se retire de la zone grise. Ce n'est pas la couleur de nos cœurs. En ce monde de pisse-froid, de tweets mélodramatiques et de donneurs de leçons, ce texte sera couvert d'affronts, mais peu importe : mes aînés vous le diront : vivons à fond, embrassons-nous, crevons, ayons de la fièvre, toussons, récupérons, la vie est une parenthèse trop courte pour se goûter à reculons», a-t-il écrit.

La réponse d'Oliver Véran

Auditionné par la commission d'enquête du Sénat, le ministre de la Santé Olivier Véran a répondu avec calme et fermeté au message de Nicolas Bedos. «Je pourrais comprendre ce type de réflexion si elle comportait des conséquences sur sa seule santé. On ne peut pas imposer aux gens de prendre soin d'eux malgré eux. Mais on peut imposer aux gens de prendre soin des autres malgré eux. La ceinture de sécurité, dans une voiture, n'a pas que pour but de protéger le conducteur, elle a pour but aussi de protéger les autres. L'hygiénisme est une discipline complexe qui est peuplée de mises en garde, d'injonctions, relisez Camus... On n'a rien inventé. Le confinement, la lassitude qui gagne la population semaine après semaine, mois après mois, la tentation de certains de se dire "et puis tant pis", et puis certains commencent à dire que finalement c'est les personnes âgées, c'est peut-être moins grave... On n'est pas dans "Soleil vert" hein, on est dans la société française, on est dans le pays des Lumières, on protège les gens qui sont vulnérables, peu importe leur âge, peu importe les facteurs de risque sanitaire qu'ils ont, ce n'est pas à nous, ce n'est pas à moi de décider qui mérite d'être protégé et qui peut mourir pour protéger les autres. C'est une question essentielle, nous avons fait le choix (...) de protéger la vie et d'assurer la sécurité des Français. Et j'ajoute (...) que quasiment un patient sur trois admis en réa est un malade qui n'a même pas 65 ans. Donc "vivre quitte à en mourir" c'est une phrase à l'emporte-pièce que l'on peut lancer sur un blog, sur Instagram, on peut faire un effet de tribune donc c'est peut-être un exécutoire personnel... Je pense que dans la période on doit être extrêmement attentif, surtout quand on a beaucoup d'écoutes autour de soi (...). Une société qui déciderait de faire l'impasse sur ses vieux (...) sur ses précaires, sur ses fragiles, et de faire l'impasse sur des morts évitables, ce n'est pas une société dans laquelle j'ai été éduqué, élevé et dans laquelle j'ai envie d'éduquer mes enfants», a-t-il conclu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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