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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 18:00
BREXIT : BORIS JOHNSON A-T-IL DES SOLUTIONS ?..

 

Boris Johnson a réuni pour la première fois son gouvernement (son "cabinet") jeudi 26 juillet dernier, avant de rappeler ses positions sur le Brexit devant la chambre des communes.

 

Le Brexit aura lieu le 31 octobre 2019

« Nous allons remplir la promesse faite par le parlement à la population et sortir de l'UE le 31 octobre, sans conditions », avait d'abord déclaré mardi Boris Johnson. Et de faire ce constat, jeudi lors de son premier discours en tant que Premier ministre devant la chambre des communes : « L'accord de retrait a été rejeté trois fois […] Ses termes sont inacceptables pour ce parlement et le pays. »

Boris Johnson insiste sur un motif de blocage : le « filet de sécurité irlandais » (l'"irish backstop"), ce dispositif qui doit permettre d'éviter le retour d'une frontière physique entre les deux Irlandes. « Je réclame son abolition », a-t-il demandé jeudi devant les députés britanniques.

Autre sujet central qui cristallise les tensions : la facture de 39 milliards de livres (environ 43,5 milliards d'euros) que doit le Royaume-Uni à l'UE. Le 9 juin dernier, Boris Johnson a déclaré dans le Sunday Times : « Nos amis et partenaires doivent comprendre que l'argent sera conservé jusqu'à ce que nous ayons plus de clarté sur le chemin à prendre. »

Si Boris Johnson continue de réclamer la négociation d'un nouvel accord (« Je préférerais que nous sortions de l'UE avec un accord », a-t-il dit jeudi), il se prépare à la pire option : le "no deal". Il a déclaré avoir chargé Michael Gove, son bras droit au gouvernement, d'anticiper ce scénario en examinant les ressources financières du pays et préparant un éventuel retour des contrôles aux frontières.

 

Voici ce que lui répondent les responsables européens

C'est Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, qui s'est exprimé le premier. Boris Johnson « a déclaré que si un accord doit être conclu, il faut éliminer le filet de sécurité. C'est évidemment inacceptable et ne relève pas du mandat du Conseil européen », a affirmé l'ancien ministre français dans un courriel adressé aux représentants des 27 autres Etats membres et transmis à l'AFP.

« Comme le suggère son discours plutôt combatif, nous devons nous préparer à une situation où il donne la priorité à la planification du 'no deal', en partie pour faire pression sur l'unité de l'UE », a ajouté Michel Barnier. Une « absence d'accord ne sera jamais le choix de l'UE, mais nous devons tous être prêts pour tous les scénarios », a-t-il insisté.

 

L'accord de sortie [actuel] est le meilleur et le seul possible pour l'Union européenne

L'actuel président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui s'est entretenu au téléphone avec Boris Johnson jeudi soir, a refusé l'idée d'un nouvel accord scellé avec Boris Johnson. « Après l'avoir écouté, [Jean-Claude Juncker] lui a dit que l'accord de sortie [actuel] est le meilleur et le seul possible pour l'Union européenne », a résumé la porte-parole du responsable luxembourgeois.

« La Commission européenne est prête à travailler avec le Royaume-Uni pour compléter la déclaration politique [jointe à l'accord de sortie] et pour analyser toutes ses propositions, à condition qu'elles soient compatibles avec l'accord de sortie », a encore insisté la porte-parole, précisant que les deux responsables s'étaient tout de même « échangé leurs numéros de téléphone portable » : « Ils ont convenu de rester en contact. »

Quant à la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen qui remplacera Jean-Claude Juncker la semaine du 21 octobre - soit dix jours avant la date butoir du Brexit -, elle a déclaré être certes prête à donner un troisième délai à ses "amis britanniques". Mais, comme son prédécesseur, hors de question de changer l'accord actuel qui, a-t-elle déclaré à la presse la semaine dernière, « a été bien négocié, en fonction des lignes rouges que le gouvernement britannique avait lui-même fixées. »

 

Impasse politique

La teneur des premiers échanges entre Boris Johnson et les responsables européens montre dans quelle impasse politique se trouve l'accord sur le Brexit.

L’Elysée a fait savoir vendredi 26 juillet qu’Emmanuel Macron avait invité Boris Johnson. Mais la France est évidemment sur la même ligne que Bruxelles et n’est pas prête à en changer...

 

Source : leJDD.fr  26-07-2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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