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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 08:00
TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

 

 

REIMS  (MARNE)

LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

 

 

Dès l'époque gauloise, Reims est une ville métropole, d'abord en tant que cité principale du peuple des Rèmes, mais surtout, depuis l'époque antique, comme capitale de la province de Belgique, vaste territoire qui comprend alors tout le nord de la Gaule. L'évêque de Reims hérite naturellement de cette situation à l'effondrement de l'empire romain.

Durant le haut Moyen Âge, il se pose comme le garant légitime de l'autorité publique. Au VIIIe siècle, il prend le titre d'archevêque, avant de récupérer, dès 1023, l'autorité comtale sur la ville. Devenu seigneur justicier, il possède alors les pouvoirs de haute et basse justice.

Pour l'homme du Moyen Âge, la cathédrale apparaît, au cœur de la cité, comme la représentation idéale de la Jérusalem céleste. Elle est aussi le centre symbolique de l'autorité ecclésiastique que l'archevêque exerce depuis le palais du Tau (actuel musée de la cathédrale et des sacres) et qu'il partage, bon gré mal gré, avec les chanoines, organisés en chapitre. L'archevêque occupe le côté sud du monument, les chanoines le côté nord, dans des bâtiments autrefois disposés autour d'un cloître et détruits à la Révolution.

En tant que métropolitain, l'archevêque de Reims a autorité sur ses suffragants, les évêques des diocèses de Châlons, Soissons, Senlis, Beauvais, Noyon, Laon, Amiens, Cambrai, Arras, Thérouanne et Tournai (actuelle Belgique), soit sur un très vaste territoire situé au nord et à l'ouest de la France, comprenant la quasi-totalité de la Picardie et de l'Artois, une partie des Flandres, de l'Ile-de-France et de la Champagne.

La cathédrale, aujourd'hui quelque peu isolée au sein d'un urbanisme qui lui est étranger, constituait, autrefois, le point central d'un quartier voué à la pratique cultuelle et qui formait comme une véritable ville au milieu de la cité rémoise. 

Les chanoines, assemblés au sein d'un collège spécifique appelé chapitre, vivent "dans le siècle" tout en suivant une règle de vie commune, celle de saint Augustin, réformée en 816 par le concile d'Aix-la-Chapelle. A la différence des moines, ils peuvent posséder des biens propres, mais doivent vivre à l'intérieur d'une clôture et assurer la permanence des différents offices religieux. Fondé, selon la tradition, par saint Rigobert (VIIIe siècle), c'est le chapitre de Reims qui, au Moyen Âge, élit l'archevêque. A sa tête, le prévôt administre les biens temporels.

Plusieurs personnages importants le secondent dans ses tâches, notamment un doyen, pour le spirituel ; un chantre, qui organise les cérémonies ; un trésorier, en charge des ornements et des reliquaires ; ou encore un écolâtre pour diriger les écoles capitulaires qui font, depuis le IXe siècle, la renommée de Reims. Ainsi, le célèbre Gerbert d'Aurillac est écolâtre de Reims avant d'être élu archevêque de la ville, puis pape, de 999 à 1003, sous le nom de Sylvestre II.

Au XIIIe siècle, les 74 chanoines vivent dans un espace adapté, le quartier canonial, situé le long du flanc nord de la cathédrale. Ils y exercent la justice sur le personnel qui leur est attaché, composé des francs-sergents et de divers serviteurs et officiers secondaires. Le cloître, autour duquel se répartissent les logements individuels des chanoines, s'organise autour de deux espaces principaux, le préau et la cour du chapitre.

A l'emplacement de l'actuel Palais de Justice, se trouve l'Hôtel-Dieu, établissement charitable placé sous l'autorité du chapitre pour accueillir les pauvres, les malades, mais également les pèlerins ou les étrangers.

Les sources historiques renseignent sur les nombreux équipements (four, forge, grange, cellier, écuries, pressoir ou prisons) qui animent la vie du quartier. Une foule de commerçants et d'artisans y vivent et y travaillent : apothicaires, barbiers, boulangers, merciers, drapiers, forgerons, orfèvres, hôteliers, aubergistes et taverniers.

Les bâtiments du cloître sont progressivement détruits à la Révolution. L'Hôtel-Dieu est transporté au bourg Saint-Rémi en 1827.

La seconde moitié du XIXe siècle dégage largement l'espace du parvis, tandis que la Première Guerre mondiale continue d'effacer le souvenir de l'animation passée du quartier.

 

Le baptême de Clovis par saint Remi, en 498-499, constitue l'acte fondateur de l'onction royale dans la cathédrale de Reims. Cependant, le premier roi à être sacré est Pépin le Bref en 751, à Soissons, puis, à nouveau, à Saint-Denis, en 754, par le pape Etienne II. Il faut attendre le sacre de Louis le Pieux en 816 et un diplôme de l'empereur à l'archevêque Ebbon pour que la cathédrale de Reims soit explicitement retenue en référence au baptême de Clovis.

Néanmoins, le choix de Louis le Pieux n'est pas suivi par ses successeurs immédiats, carolingiens ou robertiens, et ce n'est qu'au début du XIe siècle que la cathédrale de Reims s'impose finalement comme le lieu du sacre.  Dès lors, à l'exception de Louis VI (Orléans) et de Henri IV (Chartres), tous les rois de France sacrés (Louis XVIII et Louis-Philippe ne le furent pas) le sont à Reims des mains de son archevêque, parfois par un autre prélat, lorsque le siège métropolitain est vacant.

Le sacre procède de l'idée que, selon la formule de saint Paul, il n'est de pouvoir qui ne vienne de Dieu ("Non est enim potestas nisi a Deo, quæ autem sunt, a Deo ordinatæ sunt", Rom. 13, 1).

Les légistes et les théoriciens de l'absolutisme, notamment sous l'Ancien Régime, s'opposent parfois sur sa nature. Pour certains, le sacre ne fait pas le roi : celui-ci le devient à la seconde même de la mort de son prédécesseur, selon la célèbre formule prononcée par le chancelier de France, "Le roi est mort. Vive le roi !".

Pour d'autres, le sacre confère au souverain sa légitimité, légitimité confirmée par la volonté de Jeanne d'Arc de conduire son "gentil dauphin" se faire sacrer à Reims en 1429, alors que Charles VII (1422-1461), retranché à Bourges, est le souverain de fait depuis déjà sept ans.

 

 

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE - Chimère au chevet de la cathédrale

(Photo VASSIL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE - Ange au sourire

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE - Ange au sourire

(Photo Victor GRIGAS)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE - L'Ange de l'annonciation, similaire à l'Ange au sourire qui est devenu l'emblème de Reims, est une statue dont l'original avait été sculpté entre 1236 et 1245. Cette statue se trouve au portail central de la façade occidentale de la cathédrale de Reims.

(Photo MESKENS)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE - Groupe de l'Annonciation, portail central de la façade (avec la Vierge du groupe de la Visitation au Ier plan. L'ange est le "frère" du célèbre Ange au Sourire du portail de gauche.)

(Photo VASSIL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Le couronnement de la Vierge ; portail central

(Photo PYRITE)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Le couronnement de la Vierge ; portail central (Détail)

(Photo Rolf KRANZ)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Portail façade nord

(Photo D. GUENDEL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Statues du portail Nord de la façade Ouest

(Photo THOMON)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Portail sud de la façade

(Photo NAMARIE)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Portail sud de la façade

(Photo D. GUENDEL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Portail sud de la façade

(Photo D. GUENDEL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Détail des personnages de la flèche

(Photo Gérald GARITAN)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Gargouilles

(Photo D. GUENDEL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Les anges de la nef côté nord au coucher du soleil

(Photo VASSIL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Portail de la façade nord

(Photo D. GUENDEL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Portail de la façade nord

(Photo VASSIL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

118  REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Portail de la façade nord Une des figures des voussures.

(Photo VASSIL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Portail de la façade nord A gauche, le vieillard Siméon (Siméon le Sage), au centre, Saint Jean Baptiste.

(Photo VASSIL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Saint Jean Baptiste (détail).

(Photo VASSIL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – La galerie des rois

(Photo D. GUENDEL)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Le Christ en majesté

(Photo Rolf KRANZ)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Gargouille

(Photo MESKENS)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Gargouille

(Photo MESKENS)

 

 

 

TRESORS DU PATRIMOINE FRANCAIS : REIMS (MARNE) - LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE

REIMS : LES SCULPTURES DE LA CATHEDRALE – Portail façade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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