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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 12:00
MONTESQUIEU-VOLVESTRE : L’AFFAIRE DES « EMPLOIS AIDES » (SUITE)

 

Je tiens à revenir, une fois encore, sur l’affaire des « emplois aidés » recrutés par la Mairie. J’en fais une question de principe et je vous expliquerai pourquoi dans ce qui suit.

Rappelons d’abord des faits qui sont incontestables et que personne d’ailleurs, à ce jour, n’a contesté.

J’ai pris connaissance du tableau des effectifs de la Commune de Montesquieu au début de l’année 2017. Je fais remarquer en passant que ce document est un document public, annexe du Budget de la commune ce qui signifie que chaque élu au Conseil Municipal devrait en recevoir un exemplaire à jour lors du vote du Budget annuel. Ce n’est pas le cas et cela constitue une première infraction... 

Ayant étudié ce document, da&ns sa mise à jour du 1er janvier 2017,  j’ai pu aisément constater que l’effectif de la commune était constitué de 36 postes de titulaires (en équivalent temps complet) et de 16 agents non titulaires dont 13 « emplois aidés ». Or pour ces 16 postes, et en particulier pour les emplois « aidés », jamais la moindre information n’a été fournie au Conseil municipal. J’ai donc interrogé le Maire pour lui demander : quels étaient les postes occupés par ces agents, quelle était la nature de leur contrat, quelle était pour chacun d’entre eux la durée de ce contrat, et quelle était la formation que la commune s’était engagée à fournir à ces agents puisque c’est le principe de ces emplois. Enfin j’ai aussi posé la question de savoir comment ces personnes avaient été recrutées sans que le Conseil Municipal n’en soit informé. A TOUTES ces questions je n’ai eu qu’une seule réponse très brève : « Monsieur Echavidre je n’ai pas à vous répondre »…

Ayant jugé que cette réponse n’en était pas une j’ai reposé la question, libellée de la même façon aux 3 ou 4 réunions publiques de Conseil Municipal suivantes. Le maire m’a toujours fait la même réponse.

J’ai donc mis ces questions par écrit, adressé un courrier recommandé avec accusé de réception et attendu la réponse de Monsieur Lemasle. Elle n’est évidemment pas venue et j’ai donc décidé de saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) en expliquant que le Maire de Montesquieu refusait de me communiquer les éléments demandés.

La CADA qui est une commission nationale, a fait son travail et, vers la fin du mois de février 2018, j’ai été invité à venir chercher en mairie l’ensemble des documents que j’avais réclamés. Ce qui m’a été fourni était, à quelques détails près, les éléments que j’avais demandés. J’ai ainsi appris que les 13 personnes recrutées en emplois aidés disposaient de contrats d’une durée de 1 à 2 ans, que 4 ou 5 étaient affectés à des tâches de nettoyage dans les écoles et les reste à des « animations de loisirs auprès d’enfants et d’adolescents ». Des affectations dont on a discuté car, de mon point de vue, elles ne correspondent pas du tout à l’esprit des « emplois aidés » pour lesquels il s’agissait de mettre le pied à l’étrier à des personnes qui étaient éloignés de l’emploi pour des raisons diverses et de leur fournir une première expérience professionnelle..

Quoi qu’il en soit j’ai eu la réponse à toutes mes questions après quelques 8 mois d’attente et de palabres. Toutes mes questions sauf une qui me semble être la plus importante : comment ces personnes ont-elles été recrutées par le Maire sans que le Conseil Municipal ait reçu la moindre information.

J’ai donc à nouveau posé cette question eu Conseil Municipal de mars dernier et là le Maire a changé de stratégie. La réponse a été cette fois ci fort différente : « Monsieur Echavidre, je ne vous répondrai pas car comme vous êtes assidu au Conseil Municipal vous connaissez la réponse… »

En résumé, Monsieur Lemasle après avoir refusé pendant plus de 6 mois de répondre à mes questions, après avoir été obligé de s’exécuter sous la pression de la CADA vient de trouver une nouvelle échappatoire.

Mais tout cela n’est pas sérieux et j’ai passé l’âge de jouer aux devinettes. Il n’y a que deux hypothèses possibles :

1/ Première hypothèse : Le maire procède au recrutement des agents par délégation (ou sans) du conseil municipal et alors il doit en rendre compte. Ce qu’il n’a pas fait. Dans ce cas précis je l’ai dit et même écrit : c’est de la magouille doublée de mensonge puisque le maire ne cesse de répéter que toute cette opération est parfaitement légale.

2/ Deuxième hypothèse : Qui semble la plus vraisemblable compte tenu de l’allusion faite dans la réponse du maire du mois de mars : Le conseil Municipal aurait voté une délibération autorisant le maire à recruter des « emplois aidés ». Alors de deux choses l’une : ou cette délibération n’existe pas (je ne l’ai d’ailleurs pas retrouvée) et il s’agit d’un mensonge ; ou cette délibération a réellement été votée et le mensonge a eu lieu lors de la présentation du texte car, bien évidemment, j’aurais voté contre une telle délibération et je m’en souviendrais.

Donc je n’attendrai pas encore six mois pour savoir ce qu’il en est exactement. Mon opinion est faite : dans tous les cas le Maire a menti au Conseil Municipal. Comment d’ailleurs pourrait-on croire par exemple que la confirmation d’une promotion accordée à un agent communal nécessiterait une délibération du  conseil municipal (ce que nous avons voté en avril dernier), et que le recrutement de 13 personnes qui implique un engagement important d’argent public puisse se faire en catimini ?....

 

Et si je fais de cette affaire des emplois aidés une question de principe c’est que cela me semble plus grave encore.

En effet, si je me remémore les trois années que nous venons de vivre je constate que le Maire qui se retranche toujours derrière la stricte application de la loi nous a aussi menti pour l’école du Bonzoumé où nous n’avons jamais eu de réponses claires au sujet de la localisation à deux kilomètres du centre-ville. Il nous a menti pour l’affaire des silos de la Capla où une petite extension de stockage est devenue une implantation de plusieurs milliers de m3 de silos sans que les élus, à qui on a demandé à deux reprises de modifier le PLU, aient jamais vu un plan de l’installation. Il nous a menti pour la réfection de l’éclairage public pour lequel le type de candélabre aurait été « imposé » par les Bâtiments de France ; il nous a menti au sujet du taux d’absentéisme à la Communauté de Communes et enfin il nous a également menti régulièrement, tous les ans, lors du vote du budget en essayant de nous faire cautionner ses chiffres sans nous donner la moindre explication... J’arrête là une énumération qui pourrait être beaucoup plus longue..

Tout cela explique l’opacité dans laquelle se traitent toutes les affaires un peu sérieuses de la commune, le refus du maire de présenter en public les grands projets, l’absence totale de concertation. Je l’ai déjà dit ici : tout se passe entre les murs de la Mairie comme cela se passe depuis près de 20 ans. MM Lemasle, Déjean, Bouvier et peut être un ou deux autres décident de tout, savent ce qui est bien pour Montesquieu, font leurs petites affaires à l’abri des regards… Et expliquent à qui veut bien l’entendre que tout va bien.. Et que depuis les dernières élections municipales quelques « perturbateurs » qui ne font que de la polémique tentent de les empêcher de travailler !...

Devant une telle situation, je ne resterai pas les bras croisés. Montesquiviens je vous annonce quelques surprises dans les semaines et les mois qui viennent. On ne peut se résigner à voir notre village décliner ….

 

Jean-Pierre ECHAVIDRE

Conseiller Municipal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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