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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 11:00
REFORME DE LA SNCF : LE FRONT NATIONAL ET LES REPUBLICAINS EMPETRES DANS LEURS CONTRADICTIONS !..

 

La réforme de la SNCF, quasiment tous les partis politiques, même ceux qui n’osent pas l’avouer, considèrent qu’elle est nécessaire. Alors il reste à discuter sur les modalités et c’est là que les divergences apparaissent. Mais, pour la droite coincée entre son opposition à Macron et le soutien à une réforme qu’elle a souvent demandée, le positionnement est plus difficile.

 

Le Front National est tiraillé entre opposition à la réforme et refus de soutenir les syndicats

 

Du coup, le parti de Marine Le Pen est inaudible depuis le début des grèves à la SNCF.

« La ligne de crête est étroite. Elle est difficile à tenir. » Le vice-président du FN, Louis Aliot, l'admet volontiers : depuis le début du mouvement social à la SNCF, son parti est dans une embarrassante posture. D'un côté, il veut s'opposer au gouvernement en dénonçant une réforme qu'il juge dangereuse. De l'autre, il refuse de soutenir les syndicats, pourtant en tête de la contestation. « Non à la '#Greviculture' », tweetait ainsi Louis Aliot le 3 avril, au premier jour du mouvement. Sept minutes plus tard, Marine Le Pen, sa compagne, apportait son soutien aux cheminots… « C'est compliqué. Il ne faut pas être en faveur d'Emmanuel Macron, il faut soutenir les 'petites gens'. Et en même temps, les grévistes emmerdent pas mal de monde… Le FN est pris au piège », résume un cadre du Rassemblement bleu Marine (RBM).

"On ne soutient pas la grève menée par des syndicats qui ont tous appelé à voter Macron à la présidentielle", martèle Marine Le Pen. Il y a peu, le porte-parole du FN Sébastien Chenu tenait pourtant un discours contraire. "Le FN soutient tous ceux qui contestent les choix du gouvernement : privatisation rampante de la SNCF, mais aussi situation scandaleuse dans les Ehpad, qu'on avait dénoncée pendant la campagne présidentielle. Là, les syndicats sont dans leur rôle", déclarait-il à L'Opinion le 2 avril. Difficile de s'y retrouver.

Cette contradiction qui parfois tourne à la cacophonie n’est pas pour déplaire à Florian Philippot désormais à la tête des « Patriotes » : « Les leaders FN sont gênés », se réjouit-il. « Ils sont tellement focalisés sur l'électorat des Républicains qu'ils veulent en dire le moins possible sur l'Union européenne et mettent le discours social en sourdine. Pour le coup, ce sont eux les grévistes. Ils font le minimum syndical et on ne les entend pas! Ils se focalisent sur Guillaume Pepy, comme si obtenir la tête du président de la SNCF pouvait tout arranger. C'est pratique, ça leur permet de ne pas aborder les sujets de fond… Et puis, il y a à la base un vieux fonds droitard, anti syndicaliste… » Une attaque à peine voilée à destination de Louis Aliot, le député FN des Pyrénées-Orientales qui ne cache pas son animosité envers les syndicats.

 

Pas simple non plus pour Les Républicains

Face à Emmanuel Macron, Les Républicains se retrouvent encore dans une situation compliquée où il lui faut approuver tout en marquant son opposition. Depuis le début de la législature, cette situation s'est répétée  à plusieurs reprises.  Les Républicains ont ainsi voté favorablement la réforme du code du Travail par ordonnances ou une partie de la loi de moralisation et, plus récemment, se sont majoritairement abstenus sur la loi de simplification ou la loi de programmation militaire.

Mais surtout, le groupe s'est rarement retrouvé uni lors de ces différentes échéances. Le symptôme d'un parti qui cherche sa place et qui se heurte régulièrement à ses propres divisions. Sur la réforme de la SNCF, Julien Aubert, l’un des secrétaires adjoints du parti, a par exemple voté contre tandis qu’un autre, Fabien Di Filippo, s'est abstenu. 72 des 102 députés Les Républicains ont exprimé un vote "pour" la réforme de la SNCF.

« Nous avons toujours été favorables à l'ouverture à la concurrence », a justifié Christian Jacob lors d'un point presse à l'Assemblée, à l'issue de cette réunion de groupe à laquelle avait assisté le président du parti, Laurent Wauquiez. « L'évolution juridique » de la SNCF et la fin du statut des cheminots ont également les faveurs de la droite, a précisé l'élu de Seine-et-Marne.

Autrement dit : avec une réforme qui va autant dans le sens de ce que défend cette formation, il était difficile de s'y opposer. Au nom de "l'intérêt général", assurent Les Républicains. Même si le parti jure que ce texte ne va pas assez loin et se dit attentif à l'avenir des petites lignes ferroviaires - un point qui a été sorti de ce projet de loi.

Quant à Laurent Wauqiuez il assure que c’est une question de « crédibilité ». Il a sans aucun doute raison mais cela n’a pas empêché Les Républicains de mêler leur opposition à celle des Insoumis lors du débat sur l’intervention en Syrie !..Un débat dans lequel Jean-Luc Mélenchon a comparé l’intervention militaire française à celle de Pearl Harbourg !..

Pour être crédible, Monsieur Wauquiez, il faut d’abord être sérieux !..

 

Jean-Pierre ECHAVIDRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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