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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 08:00

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LES ACTEURS DE LA REVOLUTION  :  DANTON (47 / 52)

 

Bertrand Barère

 

 

LA LUTTE DES FACTIONS :

DECEMBRE 1793 - FEVRIER 1794

      

 

 

 

    Les deux factions rivales sont maintenant bien prévenues. Robespierre* a été très clair : le gouvernement ne soutiendra pas l'une pour abattre l'autre; il est prêt à affronter les deux avec la même détermination !....

   

    Le lendemain de cette séance tendue au Club des jacobins, le 24 Décembre (4 Nivôse), Barère annonce triomphalement à la Convention la reprise de Toulon. C'est le même Barère qui, le surlendemain, dénoncera le « Vieux Cordelier » pendant que Collot-d'Herbois fait annuler le décret, voté à la demande de Robespierre*, instituant le Comité de Justice dont le but était de permettre la libération des prisonniers innocents.

    Les éléments les plus durs du Comité font entendre leur voix et l'Incorruptible s'est maintenant rallié à leur avis. Il s'y rallie d'autant plus volontiers que la terreur semble, au moins à ses yeux, montrer quelques effets bénéfiques : après le reprise de Toulon, les victoires sur les rebelles vendéens se multiplient et l'on commence même à enregistrer quelques victoires sur les Autrichiens. Ce n'est donc pas le moment pour le Comité de Salut Public de baisser la garde et de renoncer à son intransigeance; et Robespierre* le sait bien. Il sait aussi que les semaines qui viennent vont être décisives; c'est pour cette raison qu'il rappelle ses deux plus fidèles amis actuellement en mission : Saint-Just* et Lebas qui rejoignent Paris le 30 Décembre (10 Nivôse).

 

    Danton a sûrement compris rapidement que le retour de Saint-Just*, le confident, la conscience de l'Incorruptible, était le signe d'un changement d'attitude de Robespierre* dans le conflit qui oppose les deux camps. Bien qu'il ait peu participé personnellement à la campagne indulgente orchestrée plutôt par Desmoulins*, Fabre et leurs amis, il redoute la rigueur de Saint-Just* pour qui l'indulgence n'est que le programme des ennemis du peuple. Il ne tarde donc pas à faire machine arrière : la volte-face dantoniste est évidente à la lecture du contenu du numéro 5 du « Vieux Cordelier » qui parait le 5 Janvier 1794 (16 Nivôse). Les attaques frontales contre le gouvernement ont été remplacées par un réquisitoire en règle contre les hébertistes; toutes les prises de position qui avaient semblé irriter l'Incorruptible sont considérablement gommées !..Hébert, lui, est étrillé d'une belle façon : il est accusé d'avoir préparé la contre-révolution, d'avoir reçu des subventions pour son journal, d'être « l'avilisseur du peuple français et de la Convention ». Camille Desmoulins*, dont on connait les talents de romancier, va même jusqu'à sous entendre qu'Hébert a trempé dans un complot destiné à faire évader...Marie-Antoinette*.

    La réplique d'Hébert à ces attaques est immédiate et fracassante. Le soir même aux Jacobins, il tonne contre Camille : « Je périrai plutôt que de sortir d'ici avant qu'on m'ait rendu une justice éclatante.. » Mais Camille Desmoulins* qui est pourtant un piètre orateur s'est enhardi, depuis que son journal a reçu du public le succès que l'on sait; il réplique à Hébert, confirme ses accusations, apporte des preuves à ses dires. Le débat est très violent. Danton et Robespierre* devront intervenir pour calmer les esprits.

    Danton, en particulier fait ce qu’il peut pour apaiser le débat; il ne veut pas se mettre à dos Robespierre* et craint, par-dessus tout, les excès de langage de ses propres amis. Et il a de bonnes raisons d'être inquiet des débordements de certains : Fabre s'est retrouvé dans une fâcheuse position, il y a quelques jours à peine, après que l'on ait retrouvé le décret de liquidation de la Compagnie des Indes falsifié de sa main. Bourdon de l'Oise, le 7 Janvier (8 Nivôse), reprend ses critiques à l'encontre du gouvernement révolutionnaire obligeant Danton à monter à la tribune pour atténuer une nouvelle fois les propos de ses propres amis.

 

 

 

LES ACTEURS DE LA REVOLUTION  :  DANTON (47 / 52)

 

Louis Antoine de Saint-Just

   

 

    Le soir même aux Jacobins, Robespierre* dénonce les « hérésies politiques » de « l'enfant gâté » Camille Desmoulins* (1). Danton, sentant que l'affaire tourne mal, est obligé de voler au secours de son ami Camille. On lira pourtant, à la demande de Robespierre*, le numéro 4 du « Vieux Cordelier" » aux Jacobins le soir même; le lendemain ce sera au tour du numéro 3....

 

    Car Robespierre* est maintenant édifié. Comment pourrait-il croire que les attaques répétées des amis de Danton sont lancées sans l'accord de Danton lui-même ? Il est persuadé maintenant de la culpabilité de Fabre, tout comme il est persuadé que les deux factions s'entendent « comme des brigands dans une forêt ». Enfin, il semble convaincu que les menées indulgentes sont plus dangereuses que celles des extrémistes. L'implacable mécanique révolutionnaire ne tarde donc pas à se mettre en marche : le 12 Janvier (23 Nivôse), Fabre d'Eglantine est arrêté et écroué au Luxembourg; le 13, le Comité de Sûreté Générale fait ratifier par la Convention l'arrestation de Fabre. 

 

    Danton est frappé de plein fouet par l'arrestation de son vieux complice. Doit-il prendre sa défense ? Il hésite ! Fort probablement, il ne sait pas lui-même si son ami Fabre est coupable ou innocent; aucune preuve réelle de sa culpabilité n'a été apportée ces derniers jours. Dans le doute, le tribun tente un combat sans conviction au cours duquel il est violemment apostrophé par Billaud-Varenne : « Malheur à celui qui a siégé aux côtés de Fabre d'Eglantine et qui est encore sa dupe !... ». Alors Danton se contente de réclamer la comparution de Fabre à la barre de l'Assemblée, mais sa demande ne sera pas entendue. Danton semble avoir perdu, en quelques jours, toute influence sur la Convention... Son intervention, assez piteuse, en faveur de Fabre sonne le glas de l'entreprise indulgente.

 

    On verra dans cette dernière intervention de Danton une sorte de capitulation; mais pouvait-il, ce jour là, faire plus ou faire mieux ? Probablement pas. Ne rien dire en faveur de Fabre aurait été lâche; prendre sa défense avec l'éloquence dont il sait faire preuve dans les moments les plus graves risquait de le perdre. Sans doute Danton a-t-il fait pour le mieux...

 

    Du coup, Camille Desmoulins* a également perdu sa verve : le numéro 6 du « Vieux Cordelier » paru le 25 Janvier (6 Pluviose), reconnaît son échec : « Hébert a eu sur moi un triomphe complet... »

    Les deux factions rivales sont également affaiblies. Danton qui n'a plus que de minces espoirs de voir triompher la thèse des Indulgents sombre, une nouvelle fois, dans le découragement. Il ne prend plus la parole à la Convention que de manière occasionnelle; il a perdu sa ferveur et son énergie; il a perdu sa fougue, celle qui savait si bien déclencher des tonnerres d'applaudissements. Danton est devenu prudent et cette prudence transparaît dans ses discours; elle est en filigrane de toutes ses prises de position. 

 

    Ainsi, le 24 Janvier (5 Pluviose), alors que Camille Desmoulins* vient protester contre une perquisition effectuée chez son beau père Duplessis, Bourdon de l'Oise réclame un rapport sur cette affaire. Danton prend son ami à contre pied et prêche pour l'égalité devant la loi :

 

« Je m'oppose à l'espèce de distinction, de privilège, qui semblerait accordé au beau père de Desmoulins*. Je veux que la Convention ne s'occupe que d'affaires générales. Si l'on veut un rapport pour ce citoyen, il en faut aussi pour tous les autres (...) »

« Une révolution ne peut se faire géométriquement. Les bons citoyens qui souffrent pour la liberté doivent se consoler pour ce grand et sublime motif. Personne plus que moi n'a demandé les comités révolutionnaires; c'est sur ma proposition qu'ils ont été établis (..) »

« Il a fallu, il faut encore les maintenir dans toute leur force; mais prenons garde aux deux écueils contre lesquels nous pourrions nous briser. Si nous faisions trop pour la justice, nous donnerions peut-être dans le modérantisme, et prêterions des armes à nos ennemis. Il faut que la justice soit rendue de manière à ne point atténuer la sévérité de nos mesures. »

« Lorsqu'une révolution marche vers son terme quoiqu'elle ne soit pas encore consolidée, lorsque la République obtient des triomphes, que ses ennemis sont battus, il se trouve une foule de patriotes tardifs et de fraîche date; il s'élève des luttes de passions, des préventions, des haines particulières, et souvent les vrais, les constants patriotes sont écrasés par ces nouveaux venus (...) »

« La réclamation de mon collègue (Bourdon) est juste en elle-même, mais elle ferait naître un décret indigne de nous (..) »

« Je demande que la Convention médite les moyens de rendre justice à toutes les victimes des mesures et arrestations arbitraires sans nuire à l'action du gouvernement révolutionnaire (..) »

« La Convention n'a eu de succès que parce qu'elle a été le peuple; elle restera le peuple; elle cherchera et suivra sans cesse l'opinion qui doit décréter toutes les lois que vous proclamez. En approfondissant ces grandes questions, vous obtiendrez, je l'espère, des résultats qui satisferont la justice et l'humanité. »  (2)

 

    Danton reprend là, contre Bourdon et contre Desmoulins*, son combat en faveur de l'indulgence. Très habilement d'ailleurs, car la mesure qu'il propose n'est autre que le comité de Justice, créé à la demande de Robespierre*,  pour être aussitôt annulé par Collot-d’Herbois !....

    Cette croisade pour la clémence qu'il n'a, semble-t-il, pas renoncé à mener, va conduire Danton très loin; beaucoup plus loin que ne le souhaitent ses amis. Ainsi le 2 Février (14 Pluviôse), lorsque le Comité de Sûreté Générale propose à la Convention de libérer les deux hébertistes Ronsin et Vincent, arrêtés le 19 décembre dernier, Danton intervient-il en faveur de leur libération. Il le fait contre l'avis de ses proches qui viennent de s’exprimer à la tribune : Bourdon de l'Oise, Legendre, et Philippeaux lui-même, qui avait été à l'origine de leur arrestation.

 

« Ce devrait être un principe incontestable parmi les patriotes que, par provision, on ne traitât pas comme suspects des vétérans révolutionnaires qui, de l'aveu public, ont rendu des services constants à la liberté. Je sais que le caractère violent et impétueux de Vincent et de Ronsin a pu leur donner des torts particuliers vis à vis de tel ou tel individu; mais de même que dans toutes les grandes affaires, je conserverai l'inaltérabilité de mon opinion, et que j'accuserai mon meilleur ami si ma conscience me dit qu'il est coupable, de même je veux aujourd'hui défendre Ronsin et Vincent contre des préventions que je pourrais reprocher à quelques uns de mes collègues, et contre des faits énoncés postérieurement à l'arrestation des deux détenus, ou bien antérieurement, mais alors peu soigneusement conservés dans les circonstances dont on les a environné. »

« Je suppose que Ronsin et Vincent, s'abandonnant aussi à des préventions individuelles, voulussent voir dans les erreurs ou Philippeaux a pu tomber, le plan formé d'une contre-révolution; immuable, comme je le suis, je déclare que je n'examinerais que les faits, et que je laisserais de coté le caractère qu'on aurait voulu leur donner.

« Ainsi donc, quand je considère que rien, en effet, n'est parvenu au Comité de sureté générale contre Vincent et Ronsin, que, d'un autre coté, je vois une dénonciation signée d'un seul individu, qui peut-être ne déclare qu'un oui-dire, je rentre alors dans mes fonctions de législateur; je me rappelle le principe que je posais tout a l'heure, qui est qu'il faut être bien sur des faits pour prêter des intentions contre-révolutionnaires à des amis ardents de la liberté, ou pour donner à leurs erreurs un caractère de gravité qu'on ne supporterait pas pour les siennes propres. Je dis alors qu'il faut être aussi prompt à démêler les intentions évidentes d'un aristocrate qu'à rechercher le véritable délit d'un patriote; je dis ce que je disais à Fabre lui-même lorsqu'il arracha à la Convention le décret d'arrestation contre Vincent et Ronsin: “vous prétendez que la Convention a été grande lorsqu'elle a rendu ce décret, et moi je soutiens qu'elle a eu seulement une bonne intention et qu'il la fallait bien éclairer”.

 « Aussi je défends Ronsin et Vincent contre des préventions, de même que je défendrai Fabre et mes autres collègues, tant qu'on aura pas porté dans mon âme une condition contraire à celle que j'en ai (..) »

« Mon plus cruel ennemi, s'il avait été utile à la République, trouverait en moi un défenseur ardent quand il serait arrêté, parce que je me défierais d'autant plus de mes préventions qu'il aurait été plus patriote. »

« Je crois Philippeaux profondément convaincu de ce qu'il avance, sans que pour cela je partage son opinion; mais, ne voyant pas de danger pour la liberté dans l'élargissement de deux citoyens qui, comme lui et comme nous, veulent la République, je suis convaincu qu'il ne s'y opposera pas; qu'il se contentera d'épier leur conduite et de saisir les occasions de prouver ce qu'il avance; à plus forte raison la Convention, ne voyant pas de danger dans la mesure que lui propose le Comite de sureté générale, doit se hâter de l'adopter. »

« Si, quand il fallait être électrisé autant qu'il était possible pour opérer et maintenir la révolution; si, quand il a fallu surpasser en chaleur et en énergie tout ce que l'histoire rapporte de tous les peuples de la terre; si, alors, j'avais vu un seul moment de douceur, même envers les patriotes, j'aurais dit: notre énergie baisse, notre chaleur diminue. » 

«  Je vois que la Convention a toujours été ferme, inexorable envers ceux qui ont été opposés à l'établissement de la liberté; elle doit être aujourd'hui bienveillante envers ceux qui l'ont servie, et ne pas se départir de ce système qu'elle ne soit convaincue qu'il blesse la justice. Je crois qu'il importe à tous que l'avis du Comité soit adopté; préparez-vous à être plus que jamais impassibles envers vos vieux ennemis, difficiles à accuser vos anciens amis. »

« Voila, je déclare, ma profession de foi, et j'invite mes collègues à la faire dans leur cœur. Je jure de me dépouiller éternellement de toute passion, lorsque j'aurai à prononcer sur les opinions, sur les écrits, sur les actions de ceux qui ont servi la cause du peuple et de la liberté. J'ajoute qu'il ne faut pas oublier qu'un premier tort conduit toujours a un plus grand. » 

« Faisons d'avance cesser ce genre de divisions que nos ennemis, sans doute, cherchent à jeter au milieu de nous; que l'acte de justice que vous allez faire soit un genre d'espérance jeté dans le cœur des citoyens qui, comme Vincent et Ronsin, ont souffert un instant pour la cause commune, et nous verrons naitre pour la liberté des jours aussi brillants et aussi purs que vous lui en avez déjà donne de victorieux. »  (3)

 

 

 

 

LES ACTEURS DE LA REVOLUTION  :  DANTON (47 / 52)

 

Abolition de l'esclavage par la Convention - 4 février 1794

 

 

 

    L'habileté de Danton dans cette affaire va tôt faire de se retourner contre lui. Certes, il contribue à l'apaisement en défendant cette mesure qui, de toute façon, aurait été prise sans son assentiment; certes, il va par ce geste, calmer un peu les attaques dirigées contre ses amis et lui-même de la part des hébertistes. Par contre, il va, tout à fait inconsciemment, renforcer Robespierre* dans son idée que les deux factions font cause commune.

 

    Deux jours plus tard, le 4 Février (16 Pluviôse), la Convention abolit l'esclavage. Le débat qui s’instaure fournit à un Danton ragaillardi l'occasion de s'affirmer, de nouveau, comme un pur révolutionnaire :

 

« Représentants de peuple français, jusqu'ici nous avons décidé la liberté qu'en égoïstes et pour nous seuls. Mais aujourd'hui nous proclamons à la face de l'univers, et les générations futures trouveront leur gloire dans ce décret, nous proclamons la liberté universelle (..) »

« Nous travaillons pour les générations futures, lançons la liberté dans les colonies : c'est aujourd'hui que l'anglais est mort (4). En jetant la liberté dans le Nouveau Monde, elle y portera des fruits abondants, elle y poussera des racines profondes. En vain Pitt et ses complices voudront par des considérations politiques écarter la jouissance de ce bienfait, ils vont être entraînés dans le néant, la France va reprendre le rang et l'influence que lui assurent son énergie, son sol et sa population. Nous jouirons nous-mêmes de notre générosité; mais nous ne l'étendrons point au-delà des bornes de la sagesse. Nous abattrons les tyrans comme nous avons écrasé les hommes perfides qui voulaient faire rétrograder la Révolution. Ne perdons point notre énergie, lançons nos frégates, soyons sûrs des bénédictions de l'univers et de la postérité, et décrétons le renvoi des mesures à l'examen du Comité. »  (5)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1)   Voir Camille Desmoulins*

 

(2)   Hector FLEISCHMANN  "Discours civiques de Danton" op. cit. Pages 219 à 222

 

(3)   idem pages 223 à 227

 

(4)   L'abolition de l'esclavage devait être un moyen d'abattre l'Angleterre tant les révolutionnaires étaient persuadés que la liberté était le meilleur adversaire à opposer à la tyrannie !

 

(5)   Hector FLEISCHMANN  "Discours civiques de Danton" op. cit. Pages 228-229

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A SUIVRE :

 

LES ACTEURS DE LA REVOLUTION : DANTON (48/52)

L'ELIMINATION DES HEBERTISTES : FEVRIER - MARS 1794

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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