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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 07:00

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LES ACTEURS DE LA REVOLUTION  :  DANTON (39 / 52)

 

Madame Roland incarcérée à la prison de Sainte Pélagie

 

 

 

LA FIN DE LA GIRONDE : 31 MAI - 2 JUIN 1793

 

 

 

 

    Pendant que le Comité de Salut Public délibère pour trouver une solution acceptable par tous ses membres, l'insurrection donne des signes très nets d'essoufflement. Jacques Roux et les Enragés ont toutes les peines du monde à faire bouger les sectionnaires qui, malgré leur manque d'enthousiasme,  parviennent pourtant à encercler la Convention vers la fin de l'après midi de ce 31 Mai. Une nouvelle pétition est alors présentée à la barre de l'Assemblée; pétition qui fait la synthèse des propositions de Robespierre* et de celles des émeutiers. Elle demande la cassation immédiate de la Commission des Douze, les arrestations de Clavière, Lebrun, et de vingt-deux députés girondins, la formation d'une armée révolutionnaire soldée et la mise en œuvre de mesures sociales.

    Les Montagnards soutiennent la pétition mais ils ne sont pas suivis par la Plaine qui considère que l’ensemble des mesures réclamées est trop radical. La Convention ne retient qu'une seule des mesures proposées : la cassation de la Commission des Douze. L'Assemblée a, encore une fois,  tenu bon. L'insurrection semble bien avoir échoué....

 

   Le sursaut va venir du Comité de l'Evêché qui, dès la nuit tombée, relance la machine : il ordonne l'arrestation d'un certain nombre de suspects dont Madame Roland (1).

    Au matin du 1er Juin, le Comité de salut Public rédige une proclamation dans laquelle il prône l'apaisement et, rendant hommage à la capitale, il prêche l'union de Paris avec les départements. La proclamation est votée par la Convention, malgré l'opposition de la Gironde, mais elle ne parvient pas à calmer les esprits : le soir même, une nouvelle députation vient réclamer un décret d'accusation contre les Girondins et l'insurrection s'organise à nouveau pour le lendemain 2 Juin.

 

 

LES ACTEURS DE LA REVOLUTION  :  DANTON (39 / 52)

 

Lanjuinais à la tribune de la Convention

 

 

Pendant toute la nuit, le Comité de Salut Public va délibérer pour trouver, encore une fois, une solution de compromis : les députés girondins cités par les insurgés seront invités « à déposer provisoirement dans le sein de la Convention l'exercice de leur pouvoir ». Mais, il semble déjà trop tard pour que toutes les parties en présence puissent accepter cette solution qui représente, pourtant, la voie de la sagesse. Même les Girondins sont partagés sur l'attitude à adopter : certains, tel Isnard, acceptent dans l'après midi du 2 Juin de démissionner; d'autres comme Lanjuinais (2) et Barbaroux, refusent obstinément; d'autres, enfin, ont préféré ne pas se montrer à l'Assemblée de crainte d'être arrêtés.

 

    Au sein de la Convention, Lanjuinais tente, courageusement, une dernière contre-attaque. Intervention de la dernière chance car dehors, Hanriot a fait cerner l'Assemblée par 80.000 hommes de la garde nationale. Les canons sont pointés sur les portes de l'Assemblée; il somme les députés de livrer les coupables. Les conventionnels, d'une voix unanime, protestent contre cette atteinte à la représentation nationale et, derrière leur président Hérault de Séchelles, tentent une sortie par les jardins. Vaine tentative : ils doivent, à regret, regagner leur banc après avoir constaté qu'aucun compromis avec la rue n'était plus possible.

    Vers les cinq heures, sur la proposition de Couthon, l'Assemblée vote la mise en arrestation à leur domicile des ministres Clavière et Lebrun et de vingt-neuf députés Girondins.

 

    La Plaine et la Montagne réunies ont fait céder la Convention. C'en est maintenant fini de la Gironde !...

 

 

 

 

 

 

 

 

(1)   Madame ROLAND (Manon  Jeanne PHILIPON, Mme) : Née en 1754, elle épouse Roland de la Platière et devient l'égérie du groupe Girondin en 1791. Elle raisonne davantage en fonction de ses antipathies personnelles qu'en fonction de son sens politique. La Gironde qui a toute confiance en elle, se trouve, de ce fait souvent mal conseillée.

Elle mourra avec courage le 18 Brumaire an II.

 

(2)   LANJUINAIS (Jean Denis) : Né à Rennes le 12 Mars 1753. Avocat et professeur de droit ecclésiastique à l'Université de Rennes, il prend, dès 1788, parti contre la noblesse et ses privilèges. Elu aux Etats Généraux, il est l'un des fondateurs du Club Breton qui deviendra le Club des Jacobins. Son action est très importante au Comité ecclésiastique de l'Assemblée dans lequel il travaille à la Constitution Civile du Clergé.

Officier Municipal de Rennes pendant la Législative, il est élu à la Convention et il va faire tout son possible pour empêcher le procès de Louis XVI* puis pour combattre la peine de mort. Après la chute des Girondins, qu'il défendra également avec tous ses moyens, il doit fuir Paris pour ne pas être arrêté. Il réapparaîtra à la Convention après le 9 Thermidor.

Elu au Conseil des Anciens jusqu'en Mai 1797, il est très populaire dans les provinces mais détesté à Paris. Il sera ensuite successivement sénateur, à la demande de Bonaparte, membre de l'Institut en 1808 puis Comte d'Empire et pair de France.

Il mourra à Paris le 13 Janvier 1827.

 

 

 

 

 

 

 

 

A SUIVRE

 

 

LES ACTEURS DE LA REVOLUTION : DANTON (40/52)

QUE VOULAIT DONC DANTON ?  : JUIN 1793

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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