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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 07:00
ELECTIONS LEGISLATIVES : CE QU’IL FAUT SAVOIR

 

Après les élections présidentielles, les regards sont désormais tournés vers les élections législatives des 11 et 18 juin, où Emmanuel Macron va tâcher d'obtenir une majorité, face aux appétits de revanche du FN, de la droite « Les Républicains » et des « Insoumis » de Jean-Luc Mélenchon. Beaucoup de députés sortants ne sont pas candidats pour des raisons diverses. L’Assemblée Nationale devrait donc être profondément modifiée.

 

 Quand voter et comment ?

Les élections législatives se dérouleront les dimanches 11 et 18 juin 2017. Les bureaux de vote seront ouverts de 8 heures à 18 heures, voire 20 heures dans les grandes villes.

L'élection a lieu dans les 577 circonscriptions électorales que compte le pays (539 en France métropolitaine, 27 dans les territoires d'Outre-mer et 11 représentants les Français de l'étranger). Elles représentent chacune environ 125.000 habitants.

Les conditions à remplir pour voter sont les mêmes que pour tout scrutin national : être majeur, de nationalité française, ne pas être privé de ses droits civiques et être inscrit sur les listes électorales. Comme pour l'élection présidentielle, il est possible de voter par procuration.

 

Quel mode de scrutin ?

En France, les élections législatives se déroulent au scrutin majoritaire uninominal à deux tours. Derrière ce nom barbare se cache un mode d'élection différent de la présidentielle. Lors des législatives, tous les candidats qui dépassent les 12,5% des voix des électeurs inscrits sont qualifiés pour le second tour, ce qui peut former des triangulaires voire des quadrangulaires. Excepté bien sûr si un candidat remporte la circonscription dès le premier tour avec plus de 50% des voix.

Au second tour, c'est tout simplement le candidat qui arrive en tête qui remporte l'élection. En cas d'égalité parfaite, c'est le plus âgé qui est élu.

Obtenir 12,5 % des inscrits c’est beaucoup. Cela signifie que ne pas voter au premier tour c’est prendre le risque de ne pas retrouver « son » candidat au second tour.

 

Qui sont les candidats ?

7.882 candidats sont en lice pour le premier tour, soit, en moyenne, près de 14 par circonscription. Ils étaient 6.603 lors des précédentes législatives en juin 2012. Un candidat peut se présenter dans la circonscription de son choix même si ce n'est pas celle où il est inscrit. Mais une seule candidature est possible. Ils doivent faire une déclaration de rattachement à un parti ou un groupement politique afin de bénéficier de l'aide publique.

Selon la liste publiée par le ministère de l'Intérieur, 461 candidats apparaissent sous l'étiquette de « La République en marche » (REM) d'Emmanuel Macron et 76 sous celle de son allié du « Modem ». 480 candidats sont inscrits sous l'étiquette « Les Républicains » (LR), 414 pour le « Parti socialiste » (PS), 571 pour le « Front national » (FN), 556 pour « La France insoumise » (LFI), 911 candidats écologistes et 388 pour « Debout La France » (DLF).

Parmi les candidats figurent 3.344 femmes, soit un peu plus de 42%, et 4.538 hommes. Le nombre de femmes élues au Palais-Bourbon a régulièrement progressé : 5,95% des effectifs en 1993, 10,81% en 1997, 12,31% en 2002, 18,54% en 2007 avec 107 femmes élues et le record en 2012 avec 158 députées soit 26,86% des sièges. Le long chemin vers la parité devrait connaître un coup d'accélérateur cette année, sous l'effet d'un renouvellement inédit et de sanctions accrues: une loi d'août 2014 double les pénalités financières infligées aux partis qui présentent moins de 50% de femmes.

 

Les enjeux de l'élection

Pour « En Marche ».

Large vainqueur de la présidentielle, Emmanuel Macron doit encore franchir un obstacle majeur : obtenir avec son jeune mouvement la majorité absolue à l'Assemblée - 289 députés sur 577 - pour lui donner les outils pour mener ses réformes. En Marche veut incarner le renouvellement mais ses candidats, pour moitié issus de la société civile, devront batailler face à des adversaires souvent bien implantés localement. Le mouvement a investi environ 530 candidats et la liste ne comprend qu'une petite minorité de députés sortants, en majorité des ex-PS.

 

Pour « Les Républicains ».

Menacée d'explosion après les ralliements à Emmanuel Macron et la nomination d'Edouard Philippe (ex-LR) à Matignon, la droite veut faire des législatives un troisième tour de la présidentielle, voire imposer une cohabitation au nouveau président. Objectif ambitieux, car « Les Républicains » et leurs alliés de l'UDI ne semblent pas en capacité d'obtenir la majorité. L’affaire Fillon n’est toujours pas « digérée » par bon nombre d’électeurs de droite et le programme présenté par les candidats qui n’est autre que le programme Fillon expurgés de ses mesures phares ne parvient pas à séduire. « Les Républicains » devraient se borner à faire élire un maximum de députés pour peser sur le quinquennat.

 

Pour le Parti socialiste.

Après un score historiquement bas au premier tour de la présidentielle (6,3% pour Benoît Hamon), l'enjeu est considérable pour le Parti socialiste. Une partie de ses électeurs l'a quitté pour Emmanuel Macron, une autre s'est tournée vers « La France insoumise ». De nombreux députés socialistes sortants ne se représentent pas et une vingtaine figurent sur la liste d'En Marche. L'alternative est simple : soit le PS résiste, soit il subit une nouvelle défaite avec seulement quelques dizaines d'élus - à l'image de la débâcle de 1993 (57 députés socialistes et alliés). Il devient alors une formation résiduelle et s'enfonce dans la crise.

 

Pour « la France insoumise ».

Jean-Luc Mélenchon, le leader de « la France insoumise », espère surfer sur son fort score au premier tour de l'élection présidentielle (19,58 %) pour offrir à son mouvement un groupe parlementaire au Palais Bourbon. Il se rêve même en « première force » au sein de l'Assemblée nationale. Battu en 2012 dans le Pas-de-Calais, où il était allé défier Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon tente de se faire élire cette fois à Marseille dans la circonscription détenue par le socialiste Patrick Mennucci. Il a exprimé clairement ses ambitions : « Il ne s’agit pas d’affaiblir le Parti Socialiste mais de le remplacer »

 

Pour le « Front national ».

Fragilisé après le score moins bon qu'espéré de Marine Le Pen à la présidentielle (33,9%), le Front national veut compter sur ses 10,7 millions d'électeurs et se présenter comme le principal opposant au chef de l'Etat. Le FN espère l'emporter au moins dans les 45 circonscriptions où Marine Le Pen a franchi les 50% le 7 mai. L'enjeu est de dépasser le score de 1986 où 35 élus FN avaient fait leur entrée à l'Assemblée nationale à la faveur d'un scrutin proportionnel. Alors que le parti d'extrême droite ne compte actuellement que deux députés, Marion Maréchal-Le Pen, qui ne se représente pas, et Gilbert Collard.

 

 Pour le Parti Communiste :

Après l'échec des négociations avec « La France Insoumise », le Parti communiste tentera de contenir la poussée mélenchoniste dans environ 500 circonscriptions. Il risque cette fois-ci de ne pas même retrouver un groupe à l’Assemblée Nationale.

 

Pour EELV :

Europe Ecologie-Les Verts présentera 455 candidats, soutient une cinquantaine de candidats socialistes et une quinzaine de communistes, ainsi que le candidat de « La France insoumise » François Ruffin dans la Somme. L’écologiste, eux aussi auront beaucoup de mal à reconstituer un groupe à l’Assemblée après les défections de leurs principaux leaders François de Rugy et Barbara Pompili qui ont rejoint « En Marche »

 

Pour « Debout la France » :

L'accord conclu entre le FN et le parti de Nicolas Dupont-Aignan, entre les deux tours de la présidentielle, est caduc. Il aura laissé des traces dans les électeurs de ce petit parti. DLF est présent dans plus de 400 circonscriptions mais même son Président Nicolas Dupont-Aignan n’est pas sur d’être élu..

 

Ce que prévoient les sondages

A l'occasion de la campagne des législatives, OpinionWay, en collaboration avec « ORPI », « Les Echos » et « Radio classique » ont lancé LégiTrack, un baromètre hebdomadaire pour suivre l'évolution des rapports de force électoraux jusqu'au scrutin. Chaque semaine un échantillon national de 2.000 personnes, représentatif de la population française inscrite sur les listes électorales, est interrogé. Chaque vague hebdomadaire comprend également une projection en sièges de la future Assemblée nationale, réalisée à partir d'un modèle innovant bâti en partenariat avec SLPV Analytics. Jusqu'au second tour, 5 vagues hebdomadaires seront ainsi réalisées.

 

Au 1er juin, leLégiTrack crédite la République en marche (LREM) de 29 % des intentions de vote au niveau national, contre 20 % pour la droite et 18 % pour le FN, loin devant La France insoumise (13 %) et le PS (9 %).

Le nouvel exécutif obtiendrait 335 à 355 députés, sans tenir compte de l'Outre-Mer, de la Corse et des Français de l'étranger, territoires qui n'ont pas été pris en compte. La droite obtiendrait 145 à 165 sièges, soit moins que dans l'Assemblée sortante (199 en incluant les apparentés), le FN de 7 à 17 élus, la France insoumise de 24 à 31 et le PS de 20 à 35 chacun (contre 285 actuellement).

 

Vers un profond renouvellement

Environ 150 députés ne se représentent pas cette année. Au PS, ils sont plus de 80 dont des figures élues de longue date comme Claude Bartolone, Jean-Marc Ayrault ou Michel Sapin. Bernard Cazeneuve ne briguera pas de nouveau mandat mais mènera la bataille en tant que « Premier ministre » sortant.

Mais c'est surtout la nouvelle loi sur le non-cumul des mandats qui joue. En effet, depuis la loi du 14 février 2014 , un député ne peut plus cumuler sa fonction parlementaire avec un mandat exécutif local (maire, adjoint au maire, président ou vice-président de collectivité territoriale). Une façon de promouvoir le renouvellement du personnel politique alors que 82% des députés de la XIVe législature occupent un mandat local. Avec cette nouvelle loi, il est toutefois possible de conserver un mandat local non exécutif (conseiller municipal, conseiller régional, etc.).

Résultat, de nombreux députés ont choisi de se consacrer à leur mairie. C'est le cas par exemple de Jean-François Copé à Meaux, de Benoist Apparu à Châlons-en-Champagne, d'Edouard Philippe au Havre. Dominique Bussereau (Charente-Maritime) et Patrick Devedjian (Hauts-de-Seine) ont eux privilégié leur mandat de président de conseil départemental. Et Alain Rousset (Nouvelle-Aquitaine) et Carole Delga (Occitanie) celui de président de région.

 

Jean-Pierre ECHAVIDRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jp echavidre - dans FRANCE Politique
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