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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 12:17
LA GRANDE EXPLICATION DE FRANCOIS FILLON DEVANT LA PRESSE

 

L’équipe de campagne de François Fillon avait longuement hésité : tribune dans un grand quotidien, intervention télévisée ou conférence de presse ? C’est finalement cette troisième solution qui a été retenue. Et il y avait urgence à mettre à plat toute cette affaire qui était en train de polluer la campagne du candidat. Lundi 6 février, François Fillon s'est donc expliqué pendant une heure sur les différentes affaires le visant depuis deux semaines. "Je n'ai jamais enfreint la loi", a-t-il martelé avant d'assurer qu'il resterait candidat à la présidentielle. "Il n'y a pas de plan B. Le plan B, c'est le plan Bérézina", a-t-il lâché.

 

"Je n'ai jamais enfreint la loi"

"Je comprends les interrogations et le besoin de clarifier les choses (…) Je vais le faire car je n'ai rien à cacher", a déclaré François Fillon pour commencer sa conférence, en rappelant qu'il n'avait jamais eu de problème judiciaire "en 32 ans (…) d'éthique irréprochable". "Je n'ai jamais enfreint la loi (…) Tous les faits évoqués sont légaux et transparents", a-t-il martelé. Plus tard, il a réaffirmé qu'il ne serait "pas candidat à l'élection présidentielle" s'il était mis en examen.

 

Pénélope Fillon : ni emploi fictif ni salaire démesuré

"Oui, j'ai employé mon épouse comme collaboratrice. Elle a ensuite été la collaboratrice de mon suppléant, avant de redevenir ma collaboratrice", a assumé le candidat de la droite. "Elle a occupé ce poste pendant quinze ans, pour 3677 euros nets, un salaire parfaitement justifié pour une personne diplômée de droit et de lettres", d'après lui… « On donne des sommes mais on oublie de préciser que la somme est en euros bruts, et cumulée sur des années", a-t-il ajouté au sujet du million d'euros brut avancé par le « Canard Enchaîné ». "N'importe quel montant brut présenté de la sorte peut devenir spectaculaire. Et il n'y a que pour la famille Fillon qu'on se livre à ce genre d'exercice", s'est-il défendu.

François Fillon a ensuite énuméré les tâches d'assistante parlementaire qu'il attribue à sa femme. Parmi les tâches qui lui étaient attribuées : le courrier, l'agenda, la préparation des interventions dans la Sarthe et la représentation de l'élu lors d'événements locaux. "Aujourd'hui, les experts décrètent ce que doit faire ou ne pas faire un élu parlementaire. Mais ce métier est fait d'un tas d'actions modestes, dans l'ombre, parfois seules, anodines pour certains, mais qui sont indispensables à la démocratie locale", s'est-il aussitôt justifié.

Concernant le rôle de Pénélope auprès de Marc Joulaud, son suppléant, il explique aussi avoir voulu "garder un lien avec (sa) circonscription" via le rôle de collaboratrice de sa femme. L'absence de badge à l'Assemblée nationale et de boîte mail de sa femme ne prouve rien selon lui. Pas plus que la vidéo diffusée par Envoyée Spéciale -"une émission à charge" d'après lui - où sa femme affirmait ne jamais avoir été son assistante parlementaire. "On s'appuie sur une ancienne interview, sortie de son contexte, dans laquelle elle explique qu'elle n'a jamais été mon assistante. Oui, elle a été ma collaboratrice, pas mon assistante (...) On a retourné cette discrétion contre elle et contre moi. Sa façon de faire était digne", a-t-il avancé.

 

Le mea culpa de François Fillon

"En travaillant avec ma femme et mes enfants, j'ai privilégié cette  collaboration de confiance qui suscite aujourd'hui la défiance. C'était une erreur et je présente mes excuses aux Français", a-t-il reconnu avant de préciser: "J'ai cessé il y a plus de trois ans toute collaboration avec ma famille, contrairement à beaucoup de ceux qui me font aujourd'hui la leçon".

"J'ai employé mes enfants qui ont travaillé pendant quinze mois comme collaborateurs parlementaires pour un salaire mensuel net d'environ 3000 Euros nets pour chacun. Rien n'a été dissimulé. Les sommes perçues ont été déclarées aux impôts. Oui, tout cela était légal. Mais suis-je pour autant quitte sur le plan moral ? Cette question éthique me place face à la conscience et face aux Français. Ce n'est pas au système médiatique de me juger, c'est aux Français et à eux seuls" avait-il expliqué juste auparavant.

"S'il faut réformer le système, alors réformons-le", a-t-il expliqué. Et de prévenir : "Dans ce besoin de transparence, il faudra que tout le monde soit à la même enseigne."

 

Une société de conseil "légale" et sans conflit d'intérêt

« Venons-en à ma société de conseil. J'ai exercé cette activité de 2012 à 2016 de manière légale et j’ai conseillé diverses entreprises parmi lesquelles la banque OddO l'assureur AXA". Soupçonné d'avoir des liens financiers avec la Russie, le candidat dément la présence de tout client russe. "Toutes les conférences que j'ai données là-bas ont été gratuites", insiste-t-il.

 

"Une tentative désespérée d'organiser un face à face" entre FN et gauche

François Fillon s'est posé en victime.  "Je voudrais dire aux Français qu'on ne pourra pas leur voler leur choix. On ne les fera pas taire. Manifestement mon programme dérange. Il est le seul qui peut redonner confiance aux Français." Ce que nous vivons actuellement, selon le candidat, "c'est la tentative désespérée d'organiser un face à face" entre le Front national et la gauche. "Tout est sur la table. Maintenant la transparence devrait s'appliquer à tous et faire l'objet d'un traitement médiatique identique. Le but de cette opération est d'effacer le choix des électeurs de la primaire parce que je suis le seul à pouvoir mettre en œuvre un programme de rupture", a-t-il ajouté.

"On ne peut pas ne pas se poser des questions sur cette campagne de presse inouïe, orchestrée pile quand je suis désigné candidat de la droite", a aussi déclaré François Fillon un peu plus tard. "Je pense qu'il y a beaucoup de Français qui comprennent qu'il y a pour le moins un trouble", a expliqué le candidat de la droite.

Répétant son accusation de "complot institutionnel", François Fillon s'est ouvertement interrogé : "On parle de faits qui ont, pour certains, plus de 20 ans. Alors pourquoi maintenant? Pourquoi à un mois [du début de la campagne officielle]?" "On est dans quelque chose qui ressemble à un coup monté", a-t-il insisté.

 

"Rien ne me détourera des vrais enjeux de cette présidentielle"

"Rien ne me détournera des vrais enjeux de cette présidentielle. J'ai été choisi par des millions de Français, je ne suis pas le candidat d'un parti. Dès ce soir, j'annonce ici que c'est une nouvelle campagne qui s'annonce", a-t-il déclaré.  "Je suis le seul candidat en mesure de mettre en place un programme de rigueur. Une majorité de Français de droite souhaitent que je poursuive. Oui, je suis le seul qui peut permettre le redressement national et je vais mener ce combat. La colère froide qui est en moi aujourd'hui va me donner plus de force.", a expliqué François Fillon quelques instants plus tard.

 

François Fillon ne remboursera rien et publiera les contrats de sa femme

"Pourquoi rembourserais-je ces sommes ? Ma femme a travaillé et elle a donné les preuves de ce travail", a-t-il expliqué. Précisant de nouveau ne pas avoir "enfreint la loi", il a annoncé qu'il publierait la totalité des contrats de sa femme sur son site internet dès ce lundi après-midi.

 

"Le plan B, c'est le plan Bérézina"

Le candidat a rejeté tout retrait. "On a vu qu'il n'y avait pas de plan B. Le plan B, c'est le plan Bérézina. Ceux qui ont souhaité que je me retire n'étaient pas majoritaires", a-t-il assuré. "Ce qui compte, ce sont les messages de soutien que j'ai reçus. Ce qui compte, c'est la solidarité et ce qui compte, ce sont les personnalités qui seront là pour ma réunion tout à l'heure", a voulu convaincre l'ancien chef de gouvernement.

Et d'ajouter : "Vous savez ce que je pense des sondages. Je vous rappelle que pendant deux ans vous m'avez expliqué que je n'avais aucune chance de gagner la primaire. Ce ne sont pas les sondages qui me feront changer d'avis. Rien ne me fera changer d'avis, je suis candidat à l'élection présidentielle et je suis candidat pour gagner."

 

Source : leJDD.fr 07-02-2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jp echavidre - dans FRANCE Politique
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