Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 08:00
FRANCE : LA DEPENSE PUBLIQUE EN 5 CHIFFRES ALARMANTS !...

 

Michel Pébereau remet ce mercredi  15 février le rapport sur les dépenses publiques qu'il publie en tant que président d'honneur de l'Institut de l'entreprise. Il y montre l'urgence de les réduire.

 

«Dépense Publique: l'état d'alerte». C'est le titre du rapport publié ce mercredi 15 février par l'ancien patron de BNP Paribas, Michel Pébereau, qui s'était déjà alarmé, en 2005, de la situation de la dette française. «Nos finances publiques sont dans un état alarmant. Ce constat, oublié par une partie de l'opinion, doit être placé au cœur du débat présidentiel de 2017», écrit-il. Quelques chiffres tirés de ce document très détaillé montrent effectivement l'impératif de réduire le train de vie de la sphère publique.

 

70 milliards d'euros:

C'est le déficit de l'État en 2016. Ses dépenses nettes se sont élevées à 374 milliards d'euros et ses recettes nettes à 302 milliards. Les recettes de l'État ne couvrent donc que 80 % de ses dépenses. Le budget de l'État est déficitaire depuis 1974. Le régime général de la Sécurité Sociale est installé dans le rouge, ce qui nous distingue de tous nos grands voisins. «Les déficits publics moyens dans la zone euro et l'Union européenne sont structurellement plus faibles que celui de la France», note le rapport.

 

57 % du PIB

35% : C'était la part des dépenses publiques françaises dans le PIB au début des années 1960. Elle était de la moitié de la richesse nationale annuelle au début des années 1990. Elle dépasse ce seuil depuis 1991. En 2015, elle a atteint 57% du PIB, ce qui a placé notre pays au deuxième rang de l'OCDE derrière la Finlande. En moyenne, dans la zone euro, les dépenses publiques atteignaient 48,5% du PIB. La France est donc encore 8,5 points au-dessus, ce qui équivaut à de 185 milliards d'euros. «Entre 2010 et 2014, la France est le seul grand pays européen à avoir augmenté ses dépenses publiques (hors inflation), alors qu'elles ont baissé de 2 à 12 % ailleurs», insiste le rapport. Entre 2007 et 2015, la dépense publique a ainsi augmenté de plus de 250 milliards (passant de 991 milliards à 1 243 milliards).

 

3,3 points de PIB:

C'est l'écart entre la France et la moyenne de la zone euro pour l'ensemble des dépenses de fonctionnement et les subventions, en 2014. Pour les dépenses sociales d'intervention (prestations sociales et transferts en nature), il est de 3,2 points de PIB. L'écart est plus faible s'agissant des dépenses d'investissement (1 point de PIB). Par rapport à notre principal partenaire, l'Allemagne, l'écart est particulièrement marqué pour les dépenses de fonctionnement (7 points de PIB) et dans une moindre mesure pour les prestations sociales et transferts en nature (2,5 points).

 

63% du PIB

C'était le taux de dépenses publiques en Suède entre 1986 à 1995. Le rapport se sert notamment de cet exemple pour montrer qu'une baisse «très significative est possible». Car elles sont revenues à 53,5% en 2000 pour s'établir à 50,5% du PIB en 2015. Au Canada, les dépenses publiques étaient en moyenne de 49% du PIB entre 1986 et 1995 ; elles sont revenues à 40 % en moyenne dans les années 2001 à 2010.

 

2150 milliards d'euros:

C'est le niveau actuel de la dette française. Conséquence d'un déficit permanent, la dette publique française n'a cessé d'augmenter. Elle s'élevait à 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994 et atteint désormais 97% en 2016. Cette croissance semble inexorable. En 2003, la dette a dépassé les 1000 milliards. En 2014, elle a franchi les 2000 milliards. Fin 2016, elle est d'environ 2 150 milliards. Mécaniquement, elle augmentera tant que les déficits persisteront.

 

Conclusion:

«une réduction de l'ordre de 7 à 8 points de la part des dépenses publiques (autour de 50 % du PIB) permettrait à la France, tout en résorbant son déficit structurel actuel (autour de 2% du PIB potentiel), de baisser son niveau de prélèvements obligatoires de l'ordre de 5 à 6 points», peut-on lire. Dit autrement dépenser moins permettrait de réduire le déficit, tout en diminuant les impôts. À moyen terme, une baisse de 10 à 11 points des dépenses publiques (autour de 46% du PIB, soit un niveau beaucoup plus proche de l'Allemagne) serait même d'ampleur à «combler le déficit entre la France et l'Allemagne en termes de prélèvements obligatoires (8,6 points) tout en maintenant l'équilibre structurel de ses finances publiques».

 

Source : LeFigaro.fr  15-02-2017

 

 

 

Informations  MONTESQUIEU-VOLVESTRE, FRANCE, MONDE : Vous souhaitez être informé régulièrement sur les nouveautés mise en ligne sur ce Blog, inscrivez vous à la Newsletter  (voir dans la colonne ci-contre)

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by jp echavidre
commenter cet article

commentaires

facon 16/02/2017 18:38

A force de promesses et de mesures démagogiques nos élus ont conduit la France au pire. Tous les indicateurs économiques sont mauvais et on s’aperçoit que même en injectant massivement des aides aux entreprises notre déficit extérieur ne cesse de se détériorer. La baisse des charges décidées par Hollande a été, pour l’essentiel, consommée par l’augmentation des dividendes, notre compétitivité n’est donc pas meilleure. Et ceci avec pour seule conséquence d’interdire au Président de se représenter.

Le pire aura été en raison de leur incompétence, leur cupidité, leur soif du pouvoir. Madame Le Pen peut être élue et cette fois la catastrophe sera arrivée… Je comprends les désillusions des français, le mal vivre des chômeurs, l’effarement des petits retraités, les dérives communautaristes inacceptables dans notre République. Le scandale Fillon en rajoute une louche en mêlant comme la famille de Marine affaires publiques et affaires privées …
Mais de grâce français, françaises, votez pour qui vous voudrez mais surtout pas Le Pen, la France ne supportera pas le choc économique de son programme dément. Souvenez-vous toujours du proverbe chinois qui dit «qu’en cas de crise les gros maigrissent et les petits meurent», ne venez pas pleurer trop tard !!!

Je n’ai aucune étiquette politique, je connais trop bien ce petit monde pour lui faire confiance. Mais j’aime mon Pays et je considère devoir tout faire pour éviter la catastrophe Le Pen.

Présentation

  • : VICTOR ASSOCIATION
  • VICTOR ASSOCIATION
  • : Le BLOG de Jean-Pierre ECHAVIDRE, Président de VICTOR ASSOCIATION Association d'information et de défense des intérêts des habitants de MONTESQUIEU-VOLVESTRE
  • Contact

Texte Libre

L'objet de ce blog est d'apporter aux habitants de Montesquieu-Volvestre une information régulière sur la vie de la cité, et de décrypter l'essentiel de l'actualité. Mais il a aussi pour but d'ouvrir un dialogue,  de discuter, de contester, ou de râler au besoin. Il faut que nous retrouvions dans notre village une convivialité, une solidarité qui sont en train de se perdre.

Rechercher

Pages

Liens