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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 12:00
DIPLOMATIE : DONALD TRUMP MET LE FEU AUX POUDRES UN PEU PARTOUT DANS LE MONDE

 

Le 45e président des Etats-Unis attise les foyers de tensions internationales. Vendredi 3 février, son secrétaire à la Défense a encore ouvert un autre front, avec la Corée du Nord. Alors que Mexique, Iran, Russie, ... sont déjà des points chauds.

 

Deux semaines après son entrée à la Maison Blanche, Donald Trump, président ouvertement nationaliste et isolationniste, multiplie les déclarations diplomatiques incendiaires. Non seulement contre des pays considérés comme rivaux ou adversaires de l'Amérique, mais aussi contre des alliés ou partenaires, comme Israël, l'Australie ou l'Union européenne. Provocation, méconnaissance des problèmes ou simple volonté d’affirmer son autorité ? Personne aujourd’hui n’a la clé. Le nouveau chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, 64 ans, ex patron du pétrolier ExxonMobil a du pain sur la planche. Même s'il a côtoyé des chefs d'Etat, il ne possède aucune expérience politique. Il va devoir faire face sans attendre à la réticence de ses propres services mais aussi et surtout, gérer une multitude de tensions internationales.

 

Le Mexique, première victime

Le premier pays à faire les frais de la nouvelle administration américaine est son voisin, le Mexique, directement ciblé par trois mesures. La première porte sur les hommes (expulsion de clandestins, parmi lesquels figureraient près de 6 millions de Mexicains). La deuxième cible les échanges économiques, avec la remise en question de l'accord de libre-échange entre Etats-Unis, Canada et Mexique, l'Alena qualifié à plusieurs reprises de 'catastrophe". La troisième, symbolique, concerne la plus emblématique des promesses de campagne du candidat : la construction du mur qu'il veut non seulement construire entre les deux pays mais faire payer par son voisin.

« Je l'ai dit et répété, Mexico ne paiera pas pour quelque mur que ce soit », a rappelé le président mexicain Enrique Peña Nieto, fermement soutenu par l'ex-président Vicente Fox.

 

Détricotage de l'accord historique avec l'Iran

Barack Obama s'était efforcé d'apaiser les tensions avec Téhéran en signant, en juillet 2015, l'accord sur le nucléaire iranien; Donald Trump fait tout le contraire. Après la "mise en garde" adressée à la République islamique suite au tir d'un missile balistique, Washington envisage de nouvelles sanctions contre Téhéran. Ces mesures de rétorsion contre des personnes ou des entités liées au programme iranien de missiles balistiques seraient la première illustration concrète des nouvelles relations américano-iraniennes.

La tension est montée d'un cran lorsque, interrogé par la presse au sujet d'une éventuelle action militaire vis-à-vis de la puissance chiite, le 45e président américain, a répondu : "Rien n'est exclu". De son côté, Téhéran a dénoncé des menaces "sans fondement, répétitives et provocatrices ".

 

Sept pays musulmans interdits d'accès aux Etats-Unis

Donald Trump a signé la semaine dernière un décret intitulé « Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis ». Ce texte, qui instaure une politique migratoire extrêmement restrictive, interdit jusqu'à nouvel ordre l'accès du territoire aux citoyens de sept pays musulmans : la Syrie, l'Irak, l'Iran, le Yémen, la Somalie, le Soudan et la Libye (à l'exception des chrétiens qui y sont persécutés).

Les patrons des géants de la Silicon Valley, comme le Le PDG de Google, Sundar Pichai et son homologue de Facebook, Mark Mark Zuckerberg, ont aussitôt manifesté leur indignation. Ces géants américains emploient en effet de nombreux étrangers ou binationaux.

 

Lézarder l'Europe

Et l'Europe ? Alors que Barack Obama ménageait l'UE, son successeur fait ouvertement des vœux pour sa disparition. Partisan du Brexit au point de se montrer provocateur _ il avait déclaré que le leader britannique et europhobe, Nigel Farage, ferait un "excellent ambassadeur" à Washington _ Donald Trump veut réactiver l'axe Londres-Washington. Theresa May a été la première dirigeante étrangère reçue à Washington. Il lui a promis un accord commercial bilatéral, une façon de signifier qu'il privilégie les accords bilatéraux aux grands traités internationaux - il vient de mettre fin à la participation des Etats-Unis à l'accord transpacifique , mais aussi de conforter un pays qui a décidé de quitter l'UE.

Il est d'ailleurs persuadé que "d'autres pays (vont) suivre" l'exemple britannique. S'adressant aux pays membres de l'Union européenne, il a lancé : "l'Union européenne (...), c'est en gros un instrument pour l'Allemagne". Ces attaques répétées ont provoqué une réaction française. "Il ne peut pas être accepté qu'il y ait, à travers un certain nombre de déclarations du président des Etats-Unis, une pression sur ce que doit être l'Europe ou ce qu'elle ne doit plus être", a déclaré François Hollande ce vendredi 3 février à son arrivée au sommet européen de Malte.

 

Demande de sanctions contre la Russie

Beaucoup plus surprenant, alors que le rapprochement avec Moscou apparaissait comme une priorité de l'administration Trump, la nouvelle ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a "condamné les actions agressives de la Russie" en Ukraine. Devant le Conseil de sécurité, elle a affirmé que les sanctions contre Moscou seraient maintenues " jusqu'à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule (de Crimée) à l'Ukraine ".

 

Prise de distances avec Israël

La Maison Blanche a fait savoir à son "allié historique" _ l'ex magnant de l'immobilier n'avait cessé de couvrir de louanges après les tensions de l'ère Obama _ que " la construction de nouvelles colonies " dans les Territoires palestiniens occupés pourrait " ne pas aider " à résoudre le conflit israélo-palestinien. Tout juste installé au Département d'Etat, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, s'est cependant entretenu dans la soirée au téléphone avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyanu pour l'assurer "de l'engagement sans faille" de l'Amérique auprès de "ses alliés clefs", a rapporté son porte-parole, Mark Toner.

 

Coup de froid avec l'Australie

Donald Trump a réussi à se fâcher avec l'un des plus de ses proches alliés militaires Samedi, à l'issue d'une conversation houleuse, il aurait raccroché au nez du n°1 australien, Malcolm Turnbull. Motif de la discorde ? L'accord conclu en novembre dernier entre Canberra et l'administration de Barack Obama portant sur l'accueil d'un nombre inconnu des 1.600 migrants parqués dans les camps de rétention de l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et de Nauru, minuscule île du Pacifique. Un accord que Donald Trump a qualifié de "stupide".

 

Mise en garde martiale à la Corée du Nord

Premier responsable de l'administration Trump parti en voyage officiel à l'étranger, le nouveau secrétaire à la Défense, James Mattis, a déclaré depuis à Séoul où il était arrivé jeudi qu'une attaque nucléaire de la Corée du Nord contre les Etats-Unis, ou un de ses alliés, entraînerait une réponse "efficace et écrasante". Le chef du Pentagone poursuivra vendredi au Japon une tournée destinée à rassurer ces alliés des Etats-Unis quant à l'engagement de Washington en matière de sécurité.

 

Grande inquiétude sur l'avenir des relations avec la Chine

La nouvelle diplomatie américaine, on vient de le voir - et la liste n'est pas exhaustive, se nourrit de multiples provocations, points de tension et coups de menton. Mais ce qui préoccupe le plus les observateurs, c'est l'avenir des relations sino-américaines. Washington a dénoncé les pratiques commerciales de la Chine, jugé sa monnaie, le reminbi, sous-évalué voire manipulé et Donald Trump a fortement irrité Pékin en reprenant le dialogue avec Taïwan sur des bases qui remettent en cause le sacro-saint principe d'une « seule Chine », un principe auquel le nouveau président ne croit pas.

La tension était déjà montée d'un cran mi-janvier lorsque Rex Tillerson a qualifié "d'extrêmement préoccupante" la politique de Pékin en mer de Chine du Sud. « Nous allons envoyer à la Chine un message clair : la construction d'îles artificielles et les accès à ces îles en mer de Chine méridionale ne seront pas autorisés », avait déclaré devant le Sénat celui qui n'était pas encore le chef de la diplomatie américaine. Il avait comparé la construction de ces îles artificielles « à la Russie arrachant la Crimée » de l'Ukraine en 2014.

Jusqu'à quel point les deux principales puissances économique et militaire de la planète peuvent-elles se frictionner sans mettre le feu aux poudres ? C'est la question que redoutent de devoir se poser, un jour, toutes les chancelleries.

 

Source : LesEchos.fr  Jean-Michel Gradt 03-02-2017

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0211764908373-diplomatie-comment-trump-met-le-feu-aux-poudres-un-peu-partout-dans-le-monde-2062564.php#E3e9xDTRP3szmWQt.99

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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