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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 11:00
ALSTOM : L’ETAT MET LA SNCF SOUS HAUTE PRESSION !...

 

Ce qui était prévisible (et redouté car il s’agit d’une énorme bourde pré électorale), l’État tord le bras à la compagnie ferroviaire pour qu’elle sauve Alstom. Manuel Valls a ainsi promis des annonces en ce sens pour mardi 4 octobre. Un réflexe qui va mettre la SNCF en péril et qui risque de coûter cher aux usagers.

 

"Mardi, nous sauverons le site d'Alstom à Belfort", a assuré dimanche 2 octobre dernier sur RTL le Premier ministre Manuel Valls, promettant "un certain nombre de pistes concrètes" pour maintenir l'activité ferroviaire du site et "surtout, d'engager l'avenir de cette grande entreprise dans la durée". Mardi en effet, Christophe Sirugue, secrétaire d'État à l'Industrie, se déplacera à Belfort pour une réunion de travail avec la direction d'Alstom, les syndicats, et les élus locaux. Objectif : sauver le site de fabrication de locomotives où 400 emplois sont menacés faute d'activité. Après les effets de manches du gouvernement pour déminer ce dossier politique, le secrétaire d'État veut présenter "le résultat d'un travail collectif, fruit d'une concertation constructive", selon son entourage. Ce qui est clair pour tous les observateurs c’est que le Gouvernement est prêt à tout pour sauver l’usine Alstom de Belfort car il serait inconcevable de laisser fermer en pleine période électorale. Il y a eu des précédents dans le genre.

 

Accélérer les commandes de la SNCF

En coulisse, l'État fait pression sur la SNCF pour qu'elle accélère ses commandes de six TGV pour la ligne Paris-Turin-Milan. Ce contrat assurerait quelques mois de travail aux ateliers de Belfort. Mais il représente une dépense de 200 millions d'euros pour la compagnie, qui espère faire baisser les prix de 10%. La prise en charge du surcoût serait encore en négociation entre l'État, Alstom et la SNCF. L'entreprise publique dirigée par Guillaume Pepy sera aussi mise à contribution via le projet TGV du futur. Elle doit concevoir en partenariat avec Alstom la cinquième génération de trains à grande vitesse avant la fin 2017.

 

50 milliards d'euros de dette

L'État peut enfin lancer des commandes de trains d'équilibre du territoire plus connus sous le nom d'Intercités placés sous sa houlette. L'exécutif observe aussi de près le déroulement de l'appel d'offres portant sur les rames de RER nouvelle génération pour la SNCF Île-de-France.

"Le gouvernement va encore refiler la patate chaude à la compagnie, déjà saturée de matériel. Il va exiger qu'elle plombe ses comptes sans avoir d'autre choix que de céder. Usagers et contribuables seront pénalisés", tonne Gilles Savary, député PS de Gironde. Avec une dette abyssale de près de 50 milliards d'euros, la SNCF ne peut jouer les saint-bernards. D'autant que, mi-septembre, le gouvernement s'est prononcé contre la reprise de la dette de la SNCF Réseau pour ne pas dégrader le budget de l'État. Une bonne partie de l'endettement est liée à la construction des nouvelles lignes à grande vitesse vers Bordeaux, Montpellier… Jeudi 29 septembre dernier, la commission des finances du Sénat a préconisé de geler ces projets pour privilégier la rénovation du réseau, devenu vétuste. La Cour des comptes a déjà sonné l'alarme. Et l'accident de Brétigny (Essonne) en juillet 2012 a révélé les risques pour la sécurité des voyageurs.

 

 

Source : LeJDD.fr  03-10-2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jp echavidre - dans FRANCE Economie
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