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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 18:30
« ACCORD DE PRINCIPE » SUR LES RETRAITES COMPLEMENTAIRES !...

 

Comme souvent lorsqu’il s’agit de trancher des questions douloureuses comme celle des retraites, l’accord se fait au dernier moment et sans qu’aucun des acteurs ne soit réellement satisfait. C’est une méthode propre au système paritaire français qu’il faudra bien un jour réformer mais pour l’instant il faut faire avec. Le Medef a donc décroché vendredi 16 octobre un "accord de principe" de la part de trois syndicats pour son projet visant à renflouer les caisses des retraites complémentaires, qui va inciter les salariés à travailler plus longtemps.

 

Un "accord de principe" a été trouvé vendredi 16 octobre entre le Medef et trois syndicats, à savoir la « CFE-CGC », la « CFDT » et la « CFTC », à l'issue de la journée de négociation pour trouver un moyen de renflouer les caisses déficitaires de l'Agirc (cadres) et de l'Arrco (tous les salariés du privé). Une réunion "conclusive" est prévue le 30 octobre pour sa finalisation, a précisé à l'AFP le négociateur de la CFE-CGC, Serge Lavagna.

 

Inciter les salariés à travailler une année de plus

Le patronat est arrivé avec de nouvelles propositions vendredi matin qu'il a ajustées dans l'après-midi. Le texte prévoit un système de bonus-malus pour les départs à la retraite ne dépendant plus uniquement de l'âge, mais aussi de la durée de cotisation. Objectif : inciter les salariés, à partir de l’année 2019, à travailler une année de plus, une fois qu'ils ont rempli les conditions nécessaires pour partir avec une retraite à taux plein (âge légal de 62 ans et durée de cotisation de 41,5 ans).

Ainsi, un salarié remplissant ces deux conditions qui déciderait de prendre sa retraite à 62 ans verrait sa retraite complémentaire amputée de 10% la première année, 10% la seconde et 10% la troisième, avant de récupérer une retraite à taux plein à 65 ans. Le troisième abattement applicable à partir de 2021, pourrait être revu en "fonction des comportements", ont précisé les signataires. La précédente mouture proposait 15, 12 et 10%. En revanche, si le salarié travaille jusqu'à 63 ans (soit 4 trimestres de plus) ce malus serait annulé.

 

FO et la CGT refusent de signer

Autre cas de figure, une personne disposant de ses annuités à 64 ans devrait attendre 65 ans pour partir à la retraite sans subir de décote. Des bonifications de 10, 20 et 30% seraient au contraire appliquées pendant un an pour les salariés restant en activité deux, trois ou quatre ans de plus.

Une baisse de 10% de la pension du régime complémentaire pour un salarié gagnant 1.800 euros et dont la retraite tout régime confondu atteint 1.300 euros, dont 500 euros de complémentaire, aurait "un effort de 50 euros par mois à fournir pendant au minimum deux ans", a détaillé Jean-Louis Malys (CFDT). Le patronat a accepté aussi l'idée d'une hausse d'un des deux taux de cotisation.

De leur côté, FO et la CGT ont refusé de signer le texte. Qualifiant le projet du Medef "d'inacceptable", le numéro un de la CGT Philippe Martinez a estimé sur BFMTV qu'une "nouvelle fois", les salariés et les retraités "vont devoir payer".

 

Cela "acte de fait le report de l'âge de retraite"

"Sur un plan d'économies qui nous est présenté de 6 milliards d'euros, le patronat fait un effort de 600 millions" (700 selon le patronat), a déploré de son côté Philippe Pihet (FO). Les efforts sont supportés à "90% par les salariés et à 10% par les entreprises". "Le projet d'accord acte de fait le report de l'âge de retraite et l'abaissement du niveau des retraites complémentaires", a déploré Eric Aubin (CGT) opposé à tout abattement.

Le représentant de la CGT a dénoncé en outre des "pressions politiques". Une autre source syndicale a confirmé à l'AFP que Manuel Valls avait pris contact avec la CFDT et la CFTC.

 

Le gouvernement se réjouit de l’accord

Dans un communiqué, le Premier ministre s'est "réjoui" de l'accord", précisant que "le gouvernement accompagnera" sa mise en oeuvre. Le gouvernement aurait été très gêné par l’absence d’accord entre les partenaires sociaux. Cela l’aurait contraint à s’emparer d’un problème très impopulaire, un de plus, dans une période pré électorale peu propice à prendre des mesures dans ce domaine. Donc Manuel Valls a du œuvrer en sous main pour que la négociation aboutisse.

L'Agirc et l'Arrco ont vu leurs déficits cumulés se creuser à plus de 3 milliards d'euros en 2014.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jp echavidre - dans FRANCE Société
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