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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 11:26
GRECE : UN PLAN DE SAUVETAGE A 74 MILLIARDS D’EUROS ET UNE EUROPE DIVISEE !..

 

Jusque tard samedi 11 juillet au soir puis dimanche 12 au matin à Bruxelles, les ministres des Finances de l’Eurozone bataillent ferme sur le contenu des propositions grecques et de l’assistance européenne qui serait offerte en contrepartie..L’Europe est divisée sur l’attitude à adopter vis-à-vis de la Grèce et la réunion de « la dernière chance » prévue dimanche 12 au soir entre les chefs d’Etats et de Gouvernements risque bien de ne pas être la dernière !...

 

Que peut obtenir la Grèce?

Alexis Tsipras a réclamé l'assistance financière de la zone euro. La Grèce veut obtenir un troisième plan de sauvetage. Les deux premiers, en 2010 et en 2012, sont arrivés à expiration sans que le pays soit capable de générer suffisamment de richesses pour payer son administration, ses aides sociales, tout en remboursant ses créanciers. Ils avaient porté sur 254 milliards d'euros, dont 131 milliards venant d'un fonds européen ad hoc, 53 milliards via des prêts directs de chaque État et 35 milliards d'euros du Fonds monétaire international (FMI). La nouvelle aide s'élèverait à 74 milliards d'euros, versés sur trois ans, au fur et à mesure de la mise en œuvre des réformes. Les dépenses publiques de la Grèce se sont élevées à 88,7 milliards d'euros en 2014. Soit 49% de son PIB, en baisse de 11 points sur un an.

 

D'où vient l'argent?

Les prêts seraient consentis (pour 58 milliards) par le mécanisme européen de stabilité (MES), un fonds d'assurance public géant créé au moment de la crise de l'euro. Cette institution a pour mission de secourir les pays membres de la monnaie unique privés d'accès aux marchés financiers. Le MES est alimenté par les 19 pays de l'euro, qui lui ont apporté 80 milliards d'euros (16,3 milliards pour la France). Ce capital de départ sert de caution, il n'est pas dépensé. Fort de cette base, le MES emprunte lui-même sur les marchés mondiaux, où il est noté "triple A". Il dispose ainsi d'une capacité, à ce jour, de 455 milliards d'euros – quasiment l'équivalent du budget de l'Espagne, deux fois le budget de la Belgique.

Une autre ligne de crédit viendrait du FMI, à hauteur de 16 milliards d'euros. Déjà prévue par le passé, elle serait disponible à condition que la Grèce ne soit plus en situation de défaut de paiement à l'égard de l'institution dirigée par Christine Lagarde. Elle lui doit 1,5 milliard d'euros depuis le 30 juin.

 

Que va-t-elle en faire?

Ces sommes vont servir à couvrir les dépenses courantes du pays et à rembourser une partie des dettes passées… aux mêmes créanciers, tant que l'État ne dégage pas d'excédent suffisant. C'est ce qui fâche l'Allemagne. Athènes doit ainsi verser 3,5 milliards d'euros à la Banque centrale européenne le 20 juillet. Par ailleurs, le pays consacre entre 1,5 et 2 milliards d'euros par mois à ses fonctionnaires et à ses retraités. Le poids de la fonction publique dans l'économie a été réduit et les retraites déjà réformées, mais elles pèsent toujours davantage que la moyenne. Près d'un euro sur quatre dépensé par l'État grec va aux pensions, contre un sur cinq dans l'Union européenne. En outre, le pays octroie, en proportion, davantage que la moyenne de l'UE aux services généraux de son administration, aux affaires économiques et à la Défense.

 

Quelles sont les contreparties?

Alexis Tsipras a mis sur la table dans la nuit de jeudi 9 juillet à vendredi 11 un catalogue de mesures –des hausses d'impôts pour l'essentiel– destinées à garantir le remboursement des dettes de son pays. Les dispositifs promis sont, à quelques différences près, identiques à ceux en discussion il y a quinze jours avec l'Union européenne. Le Premier ministre grec avait demandé à son peuple de les refuser par référendum dimanche dernier. Il les promeut désormais.

La liste est longue : TVA à 23% élargie à la plupart des biens et services dont les restaurants (sauf produits de première nécessité, médicaments, livres, théâtres, hôtels), suppression de la ristourne de 30% sur la TVA dans les îles, à commencer par les plus touristiques, taxe sur les bateaux de plus de 5 mètres, coupe de 100 millions d'euros dans les dépenses militaires cette année, 200 millions l'an prochain (l'UE réclamait 400 millions), sur un total de plus de 3 milliards, impôt sur les sociétés à 28% au lieu de 26%, fin du plafonnement de l'impôt sur le revenu, retraite à 67 ans pour ceux qui n'ont pas cotisé quarante ans, etc.

Le gouvernement grec s'engage par ailleurs à créer une agence fiscale pour récolter la TVA (dont la fraude est massive), à relancer les privatisations, dont celle du port du Pirée, qu'il avait suspendue, et d'un important opérateur du secteur énergétique.

 

Les créanciers seront-ils vraiment remboursés?

C'est toute la question. Alexis Tsipras avait plaidé pour un ­effacement d'un tiers de la dette grecque – ce que l'Allemagne a refusé. La moitié des créances des banques ont déjà été rayées d'un trait de plume en 2011-2012 et l'échéancier de remboursement a été décalé jusqu'en 2054. La nouvelle négociation ouverte ce week-end débouchera, le cas échéant, sur un nouveau calendrier et de nouveaux taux d'intérêt. Si la croissance redémarre, si la Grèce (et ses clients) paie dûment des impôts revus à la hausse, les espoirs sont permis. Sinon, une nouvelle crise surviendra.

 

 

Source : leJDD.fr  12-07-2015

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jp echavidre - dans Europe
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