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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 07:00
CONGRES DU PS, MARTINE AUBRY, FRONDEURS, … L’IMBROGLIO SOCIALISTE !...

 

On avait cru entendre, dans une intervention de Manuel Valls la semaine dernière, une sorte de mise en garde à l’attention du patronat. Il semble que cela soit en train de murir au sein de l’exécutif. Sous l'impulsion de Martine Aubry, Claude Bartolone et de la gauche du PS, l'exécutif menace le patronat de suspendre ou reporter certaines baisses d'impôts promises dans le cadre du Pacte de responsabilité. Le président du Medef, Pierre Gattaz, s'est offusqué jeudi 9 avril dernier devant François Hollande que la parole donnée ne soit pas tenue. Certes certains patrons n’ont pas joué tout à fait le jeu, certes la reprise pointe son nez, mais alors que la confiance est ce qui manque le plus, un tel revirement serait un véritable coup d’arrêt…

La petite phrase vaut 13 milliards d’euros. Mais elle passe quasiment inaperçue… Mardi, à l’occasion d’une rencontre avec l’Association des journalistes économiques et financiers, le secrétaire d’Etat au Budget indique un changement majeur dans le "Pacte de responsabilité" de François Hollande, la pierre angulaire de sa politique économique et sociale depuis janvier 2014, sur laquelle reposent ses espoirs de reprise et, donc, de réélection.

 

Les baisses d’impôts sont remises en jeu

Christian Eckert dévoile que les baisses d’impôts promises aux entreprises pour 2016 et 2017 vont "faire l’objet d’une discussion avec les partenaires sociaux", même si sa volonté, personnellement, "n’est pas de bouger les choses". Or cela n’a jamais été prévu. Eckert n’est pas le seul à glisser ce type de confidences. D’autres ministres laissent entendre que les ristournes fiscales engagées ne sont pas définitivement arrêtées, contrairement aux annonces faites il y a un an. Autrement dit, les baisses d’impôt sont remises en jeu, et par là les arbitrages du gouvernement face aux entreprises.

L’enjeu est colossal. Les allègements qui restent à voter représentent près d’un tiers des 40 milliards constituant le fameux "pacte". Plus précisément, le gouvernement a promis de consacrer ces deux prochaines années 4,5 milliards d’euros à la baisse des cotisations patronales sur les salaires supérieurs à 1,6 fois le Smic, 5 milliards à suppression totale de la C3S (un impôt sur le chiffre d’affaires), environ 3,5 milliards à la réduction de l’impôt sur les sociétés.

 

Les aubrystes veulent un report de certaines baisses d'impôts

Que se passe-t-il? Depuis la défaite de la majorité aux élections départementales, le débat est relancé à gauche sur le cap économique et social à tenir. Les baisses d’impôts pour les entreprises font toujours bondir l’aile gauche du PS. D’autant que les résultats sur l’emploi sont peu visibles. "C’est le même débat que l’an dernier qui a repris", déplore un ministre hollandais. Sauf que, cette fois-ci, il a lieu à quelques jours du dépôt des motions pour le congrès du PS, un rendez-vous qui s’annonçait potentiellement définitif pour Manuel Valls et explosif pour François Hollande.

Résultat, les revendications ont repris de plus belle. D’abord, une partie du PS, dont les aubrystes, ont réclamé que les baisses d’impôts aillent davantage à l’investissement. Ils ont obtenu gain de cause. Manuel Valls a détaillé un plan mercredi. Le gouvernement a dégagé 1,4 milliard d’euros sur trois ans, qui s’ajouteront au Pacte, selon Matignon.

 

Un rabibochage avec la gauche du parti ….

Ce n’est pas tout. Les partisans de Martine Aubry, ainsi que ceux de Claude Bartolone, plaident bel et bien pour une remise à plat des baisses d’impôts restant à adopter. Plus précisément pour un report de la suppression de la C3S, au motif que la ristourne est la plus coûteuse du paquet et que les entreprises n’ont pas convaincu qu’elles transformeraient cette manne en emplois. L’exécutif a entendu l’argument, donc. Il rejoint celui des syndicats, qui défendent la conditionnalité des aides publiques. Il permettrait aux hollandais de conforter leur rabibochage avec la gauche du parti.

Les partenaires sociaux ont eu vent du de ces intentions, sans qu’aucun rendez-vous formel ne soit toutefois fixé. Manuel Valls, mercredi, a de nouveau tancé le patronat : "Le compte n’y est pas", a-t-il observé au regard des accords signés avec les syndicats dans les branches, visant à des embauches et des formations. Le Premier ministre organisera avant l’été une réunion avec le Medef pour le presser d’en signer davantage. Mais il n’a pas publiquement verbalisé la menace d’un report ou d’une suspension partielle des baisses d’impôts. Difficile de le faire le même jour que l'annonce d'un geste fiscal pour l'investissement... Les réformistes, eux, souhaitent que la parole donnée l'an dernier soit bel et bien respectée.

 

Gattaz : « il n’y a plus de confiance… On attendra 2017 »

Jusqu'où ira vraiment le gouvernement? Le bras de fer a lieu hors caméras. Pierre Gattaz, reçu jeudi 9 avril au matin à l’Elysée, s’est offusqué devant le chef de l’Etat. "Si la parole est remise en cause, il n’y a plus de crédibilité, il n’y a plus de confiance", a-t-il dit en substance. "Ce serait plus grave qu’une simple provocation à l’égard du Medef, ce serait renier les engagements du pays devant Bruxelles. Si le gouvernement touche à la trajectoire du Pacte, tout est ruiné. On attendra 2017…", insiste-t-on avenue Bosquet au siège de l’organisation patronale. "Ceux qui suivent le dossier savent bien que les accords de branche avancent". Le président du Medef a publiquement répondu au Premier ministre vendredi 10 au matin sur BFMTV et RMC : "Le compte y est."

 

Nouvelles baisses d’impôts pour les classes moyennes ?..

Ce n'est pas le seul sujet. La gauche du PS, suivant les idées des frondeurs et d’Arnaud Montebourg, veut aussi qu’une partie des sommes en jeu soit utilisée pour le pouvoir d’achat. L’idée reste caressée au sein du gouvernement, où la promesse de baisse d’impôts pour les classes moyennes n’est pas écartée d’ici 2017. De surcroît, certains parlementaires auraient volontiers remanié le Crédit d’impôt compétitivité emploi créé par Emmanuel Macron quand il était à l’Elysée. Là, l’exécutif a clairement dit non.

 

Source : leJDD.fr  10-04-2015

 

 

 

 

 

 

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Published by jp echavidre - dans FRANCE Economie
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