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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 12:00
HOLLANDE OU LA RIGUEUR MOLLE !....

 

Les chiffres du déficit de la France publiés jeudi 26 mars ont été présentés comme une bonne nouvelle par le gouvernement à grand renfort de communiqués de presse. Certes il est toujours possible, lorsque l’on est habile, de communiquer sur des petits résultats pour faire croire qu’ils sont grands. Les comptes de la France s'améliorent légèrement en 2014, mais nettement moins que les années précédentes. Une quasi-stabilité qui s'explique par les choix contradictoires de François Hollande à mi-quinquennat, qui a voulu satisfaire à la fois Bruxelles et une partie de sa majorité, sans hypothéquer l'avenir... Le compromis quoi !...

Un coup de vis ici, une largesse là... François Hollande a voulu donner des gages à Bruxelles, aux frondeurs, aux entreprises, ne pas gâcher une éventuelle reprise... Et au final, la situation financière de la France est restée inchangée, ou presque. Le déficit s’est un peu réduit l’an dernier, selon l’Insee. Il a atteint 4% du PIB, après 4,1% en 2013. Les deux années précédentes, l’amélioration avait atteint un demi-point en moyenne par an. On reste encore loin de l'objectif de 3%, seuil de tolérance européen. Ce résultat financier mitigé à mi-quinquennat s’explique avant tout par la stagnation de l’économie française, en panne ou presque pour la sixième année consécutive. Sans croissance, difficile de redresser des comptes. Mais ce palier s’explique aussi par les choix contradictoires du gouvernement.

 

Stabilité des prélèvements obligatoires

Commençons par les impôts. Après le "ras-le-bol fiscal" pointé en parfaite connaissance de cause par Pierre Moscovici à l'été 2013, l’exécutif a cessé de les augmenter – dans leur globalité. L’Insee en atteste : le taux de prélèvements obligatoire ne bouge plus, stabilisé à son niveau historique de 44,7% du PIB. Plus précisément, les réductions ont été accordées aux entreprises (le Crédit d’impôt compétitivité emploi) pour relancer la croissance, et aux ménages modestes pour tenir compte des critiques des "frondeurs" après la défaite des municipales et des européennes. Cela a compensé les lourdes hausses sur les classes moyennes et supérieures, déjà décrites dans cette chronique. Au bout du compte, sur le plan fiscal, pas de relance, ni de frein.

 

Les dépenses publiques atteignent un record à 57,2% du PIB

Ensuite, regardons les dépenses. Le gouvernement dirigé par Jean-Marc Ayrault puis Manuel Valls a légèrement fermé les robinets (+1,6% sur l’année après +1,8% en 2013). Juste assez pour soutenir des promesses de rigueur à Bruxelles. Mais pas davantage, dans l’objectif de ne pas enterrer le peu de croissance économique qui restait à sauver (+0,4% sur l’année).

Les dépenses publiques progressent ainsi d’environ 20 milliards d’euros. Elles battent un nouveau record en pourcentage du PIB (57,2%). Un chiffre qui renvoie les contempteurs de la rigueur, à l’extrême-gauche comme à l’extrême-droite, à leurs tableurs. Et qui donne raison aux magistrats de la Cour de comptes, quand ils s’interrogent à longueur de rapports sur la réalité des économies.

Une nuance, toutefois. Et pas mince. Si les crédits avaient suivi la tendance moyenne des dix années précédentes (+ 3,4% par an), ils auraient grimpé de 41 milliards d’euros. Soit deux fois plus ! Le gouvernement a certes gelé les traitements des fonctionnaires (hors catégories C) et autorisé celui des retraites complémentaires. Il a aussi eu de la chance : les intérêts de la dette ont été moindres grâce à la baisse des taux et à la désinflation, et les dépenses d’investissement des collectivités locales ont chuté, en fin de cycle, comme toujours avant les élections municipales.

 

 

Source : leJDD.fr  26-03-2015

 

 

 

 

 

 

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Published by jp echavidre - dans FRANCE Economie
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facon 28/03/2015 19:25

Il peut dire ce qu'il veut plus personne ne croit aux gesticulations de nos hommes politiques. Ecoutez ce qui se disaIt dimanche "on" a gagné, on est contents, on a bien résisté ... Bref il n'y a que des vainqueurs sans perdant, étonnant non ? Si, il y a bien un perdant, l'électeur. Accords de dupes ( PS Verts FG), front républicain ... mais toujours pas de reconnaissance du vote blanc. Tout ceci me rajeunit, en 1968 étudiant je scandais le slogan à la mode ELECTIONS PIEGE A CONS ... nous n'avions à l'époque que 50 ans d'avance ! et nos politiques ont eux 50 ans de retard ...

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